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Quelques conseils de plantation pour vos dahlias
Comment assurer le bon développement de vos dahlias ?
Si avec ce mauvais printemps vous n'avez pas encore mis en place les tubercules de dahlia, il est encore temps. Mais dépêchez-vous ! Deux méthodes sont possibles: soit vous laissez la végétation démarrer au chaud et vous planter quand les pousses ont atteint une dizaine de centimètres. Soit vous installez le tubercule directement en terre, car elle est bien réchauffée en juin et le départ de pousses sera accéléré.
Lors de la mise en place, creusez un trou d'autant plus profond que la variété est haute (l'étiquette précise la taille de la plante à complet développement). Enrichissez le sol avec du terreau ou de la matière organique décomposée. Posez le tubercule en l'étalant. Il ne doit pas être à l'étroit dans le trou. Comblez avec le substrat. Posez, si vous voulez, le paillis en surface après avoir bien arrosé. Surveillez quand même les limaces et les petits escargots, car ils adorent les jeunes pousses.
N'attendez pas le développement complet de vos dahlias les plus hautes pour les tuteurer. Il vous sera plus facile d'intervenir dés la sortie des jeunes pousses. Guidez la végétation au fil de son développement. Au besoin, ajoutez de discrets tuteurs pour soutenir les floraisons les plus généreuses. Récupérez les branches des noisetiers et autres formes buissonnantes. Ou utilisez des tuteurs que vous trouvez dans le commerce. Les formes en cône en en parapluie favorisent une croissance harmonieuse de la plante et évitent les formes ''ligoté''.
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Magie des Jardins
Les rhododendrons en 5 questions
Signifiant littéralement «arbre à roses», le rhododendron est l’arbuste le plus spectaculaire du jardin. On le plante souvent en pleine floraison ce qui ne pose pas de problème puisque cet arbuste est cultivé en conteneur et qu’il possède une motte très compacte.
- Pourquoi planter un rhododendron?
Parce qu’il nous offre un feuillage vert et luisant douze mois par an. Au printemps, de fin avril à fin juin, il se couvre d’une profusion de fleurs à corolles mauve, rose, rouge ou blanche. Une fois ses fleurs fanées, le rhododendron garde tout son intérêt grâce à sa silhouette compacte et à son feuillage vert sombre ou plus clair, parfois joliment panaché.
- Quelle est la bonne terre à rhodo?
Cet arbuste a besoin d’une terre acide et drainante, au pH qui se situe entre 4,5 et 5,5. Si le pH est supérieur à 6, le sol est neutre, voire calcaire ce que les rhododendrons détestent. Un apport de sulfate de fer permet d’abaisser légèrement le pH. Vous pouvez également améliorer la terre dans le trou de plantation par de la terre de bruyère, des aiguilles de pin ou de la tourbe blonde.
- Où placer votre rhododendron?
Contrairement aux idées reçues, le rhododendron aime le soleil, l’air et la lumière. Toutefois le voisinage des arbres et des grands arbustes qui lui apportent une ombre latérale et une protection contre les vents forts est le bienvenu. A l’inverse, une situation trop ombragée diminue la floraison.
- Comment le planter?
L’arbuste est nourri par un très grand nombre de fines racines qui sont tellement serrées qu’elles constituent une véritable motte. Celle-ci doit être plantée dans un trou équivalent à la moitié de la couronne du feuillage de façon telle que le dessus de la motte dépasse légèrement le niveau du sol. Mélangez la terre du jardin pour moitié à de la terre de bruyère vendue en jardinerie ou un mélange de tourbe, de terreau et de sable du Rhin.
- Comment l’entretenir?
Il est essentiel de surveiller l’arrosage les premières années qui suivent la plantation car l’arbuste déteste la sécheresse. Plutôt que d’épandre des engrais, optez pour un paillis de tourbe, d’écorces de pin, de feuilles mortes, de tonte de gazon ou de fougères. Pour éliminer la cicadelle, une petite sauterelle qui attaque les boutons de fleurs, il faut pulvériser un insecticide de contact au début de l’été. La taille est inutile, voire déconseillée, sauf pour diminuer le volume du buisson.
Agnès
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Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Comment nourrir vos rosiers au printemps
Mai est le premier mois où nous vous recommandons de nourrir vos Rosiers avec une poignée d'engrais organique. Cet apport énergétique les aidera à puiser dans leurs réserves afin de vous offrir de magnifiques floraisons.
Nourrissez tous vos Rosiers à raison d'une poignée de cet engrais organique que vous épandrez autour du pied (si votre rosier est âgé, il faudra sans doute prévoir plusieurs poignées). Vous grifferez ensuite légèrement le sol afin d'enterrer cette nourriture indispensable pour obtenir de plantureuses floraisons.
Si votre Rosier est de type remontant (à floraisons multiples au long de la saison), vous répéterez cette opération en juin et en juillet pour cesser tout apport à partir du mois d'août. Si le sol est sec, vous veillerez à arroser abondamment afin que vos plantes puissent assimiler rapidement cet apport d'énergie.
Quel engrais pour vos Rosiers ?
Evitez les granulés d'engrais (de couleur) rose bien trop riche en azote, ainsi que tout engrais chimique. Préférez un engrais dont la formule est adaptée aux besoins de vos Rosiers. Parmi ceux disponible sur le marché Or Brun Spécial Rosiers est celle que nous utilisons à la Pépinière et Roseraie. Elle est parfaitement équilibrée et rapidement assimilable.
L'arrosage de vos Rosiers
Quelle que soit la météo et ce jusqu'à la mi septembre, nous vous conseillons vivement d'arroser en profondeur le sol au pied de vos rosiers : une fois par semaine 10 litres d'eau par Rosier si vous avez pris soin d'apporter un paillage au pied de vos plantes (coque de cacao ou pellets de paille de froment). Si le sol est nu et par temps sec, il faudra prévoir deux arrosages de ce type par semaine. Ces interventions vous permettront d'obtenir des floraisons plus rapides et de rattraper quelque peu le retard de 2 à 3 semaines de la végétation suite à l'hiver prolongé de cette année.
Et le traitement préventif des maladies ?
Avant de traiter préventivement pour protéger vos rosiers des maladies (l'objet de notre prochaine lettre d'infos), nous attendrons que les feuilles soient totalement déployées
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Le jardin en mai
Le printemps 2013 est enfin arrivé, après l’hiver le plus long, le plus sombre et le plus triste depuis des lunes… Mi avril, le jardin était encore en pleine dormance, avec près de 3 semaines de retard sur les floraisons. Mais la nature rattrape son retard et nous allons assister à une véritable explosions des floraisons.
Attention à la lune rousse !
Cette lunaison qui suit la date de Pâques a débuté le 10 avril et se terminera le 9 mai 2013. Ceci dit, la lune rousse n’est pas rousse! Son appellation provient de l’aspect pris par les jeunes pousses tendres et gorgées de sève des végétaux qui, à cette période de l’année, sont parfois grillées par les gelées nocturnes ou au lever du soleil. Elles peuvent aussi souffrir d’un choc thermique traumatisant car la différence de température entre le jour et la nuit peut dépasser les 10°C. Donc, pas de précipitation! Ce n’est qu’à partir de la mi-mai que l’on pourra installer les plantes frileuses, géraniums, pétunias, impatiens, tomates, poivrons, etc…. Si la douceur de la météo vous a quand même incité à tout semer et planter, posez alors un voile de forçage, une cloche ou un tunnel en plastique sur les plantes gélives pendant les nuits encore froides.
C’est le temps de…
Avec le retour de la lumière et la chaleur retrouvée, la terre se réveille et il est grand temps de faire un brin de toilette dans ses massifs. On élimine ou on taille sévèrement les buissons qui ont souffert de l’hiver. Les jardineries et foires aux plantes vous proposent un grand choix d’arbustes en conteneur, spirées, viornes, hortensias et autres buissons qu’il est grand temps de planter. Idem pour les plantes vivaces. Elles se vendent en petit pot et ont l’air minuscules, mais en quelques semaines elles vous offriront un magnifique tableau coloré qui reviendra chaque année. C’est aussi le moment de planter les bulbes d’été, lis, glaïeul, dahlias, bégonias tubéreux. Ils sont un peu passés de mode et pourtant il font merveille dans les parterres.
Parfums de mai
Le mois de mai nous offre un festival de parfums qui risque de nous faire perdre la tête! Les giroflées et les oeillets de poètes embaument les rocailles et la terrasse. En lisière des sous-bois, les odeurs puissantes des genêts précoces et des azalées mollis se répondent, parfois dominées par les tapis de muguets. La glycine et la clématite des montagnes parfument les façades, rivalisant d’éclat avec l’aubépine à fleurs blanches et les lilas de notre enfance. Si on ne les taille pas, le ligustrum et le laurier-cerise donnent d’abondantes petites grappes de fleurs blanches puissamment odorantes.
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Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
A vos sécateurs pour vos roses !
Feu vert pour la Taille de vos Roses.
Le printemps est à présent bien installé. Les forsythias sont en fleurs, c'est enfin le moment de tailler vos Rosiers.
Quelles Roses tailler ?
Tous les Rosiers remontants, ceux qui fleurissent à plusieurs reprises durant la saison. Les rosiers à floraison unique se taillent uniquement après la floraison (juillet).
Pourquoi tailler vos Rosiers ?
Pour rééquilibrer vos rosiers, leur donner une forme harmonieuse, les régénérer et encourager des floraisons abondantes.
Comment tailler vos Rosiers ?
Afin de respecter la personnalité de chaque rosier on taillera de manière différente selon le type de variété. Toutefois, quelques principes sont valables pour tous les rosiers : On élimine d'abord le bois mort que l'on reconnaît à sa couleur d'abord brune puis noire. Cette saison, la dernière offensive de l'hiver a produit beaucoup de bois mort. On va ensuite éliminer à la base toutes les tiges grêles qui seront trop faibles pour porter des fleurs et toutes les tiges qui se dirigent vers le centre de la plante. Le principe étant de laisser la lumière et l'air pénétrer au centre du rosier. On taille toujours 1cm au dessus d'un bourgeon (ou d'une feuille) dirigé(e) vers l'extérieur, en biais de manière à ce que l'eau de pluie ne s'écoule pas sur le jeune bourgeon. On conserve 3 à 5 branches, les plus fortes et les mieux dirigées.
A chaque famille de Rosiers, sa taille spécifique
Les Hybrides de Thé
Ce sont les rosiers qui se taillent le plus court, à 15/20 cm du sol au-dessus d'un bourgeon ou d'une feuille dirigé vers l'extérieur de la plante.
Les Polyanthas ou Floribundas
Ils se taillent de la moitié de leur hauteur.
Les Rosiers Anglais ou Arbustifs (Type Moschatas, etc…) se taillent très légèrement afin de respecter leur port naturel. On coupe environ 1/3 de leur hauteur.
Les Couvre-Sol
Ce rosiers ne se taillent pas sinon afin de leur redonner une belle forme, avec ces rosiers on peut employer la cisaille.
Les Grimpants
Les jeunes grimpants ne se taillent que très peu. Si vous avez eu la possibilité de palisser les branches horizontalement, vous vous contenterez d'épointer (de couper les bouts qui dépassent leur support). Si votre rosier pousse sur une arche ou une colonne, donc tout droit vous le laisserez pousser jusqu'à ce qu'il devienne adulte (3 ans). Ensuite vous couperez chaque printemps au ras du sol la branche la plus âgée (la plus ridée) de cette manière vous obtiendrez une floraison échelonnée sur toute la hauteur du rosier.
Les Rosiers Tiges
Si vous souhaitez qu'ils forment une boule de fleurs, vous taillerez très court à une dizaine de centimètres. Si ce sont des rosiers pleureurs greffés sur tiges, taillez-les légèrement à la manière des anglais.
Pourquoi avoir attendu ?
Comme l'an dernier, en fin d'hiver-début de printemps les périodes de temps doux ont alterné avec des périodes de gelées. La conséquence c'est une montée de sève dans les branches dont certaines ont gelé ensuite. L'intérêt d'une taille tardive est de pouvoir précisément différencier les bourgeons morts des bourgeons vivants. N'hésitez pas à couper TOUT le bois mort même si votre rosier doit repartir du pied, il n'en sera que plus florifère et compact, plus nombreuses les fleurs seront toutefois moins grandes.
Dernier point important : si sur une longue branche verte vous constater de grosses taches brunes, coupez sous ces marques, car la sève ne pourra plus circuler librement au-delà de ce bois blessé.
La taille prépare vos Rosiers à vous émerveiller par leurs magnifiques floraisons. Sachez encore que la floraison intervient en général 6 semaines après la taille. Cette année selon les régions, on peut estimer le retard végétatif à 3 semaines ou 1 mois.
Faites venir les insectes dans votre jardin
Les plantes à fleurs mellifères attirent les insectes pollinisateurs tels que les abeilles, bourdons, papillons et coléoptères. Il s'agit ici d'un système très ingénieux mis au point par le règne végétal. Ainsi le nectar, liquide sucré bourré de substances énergétiques, est distribué à l'insecte par la fleur en récompense de sa visite et sa contribution au transport du pollen et donc de la fécondation des fleurs. Pensez à fournir de la nourriture aux insectes du début du printemps à l'automne.
Il faut privilégier la biodiversité.
Ce n'est pas un vain mot, même si le terme de biodiversité est utilisé couramment.
- Sachez qu'entre deux variétés de plantes reconnues mellifères, celle dotée des fleurs les plus simples offrira davantage de pollen que celle qui porte des fleurs doubles ou triples.
- Laisser un coin pousser tout seul. Cette parcelle sauvage se peuplera naturellement de plantes mellifères comme par exemple des pâquerettes, des véroniques ou des trèfles.
Ou installer les plantes mellifères ?
L'idée est de retenir les insectes, sans souffrir des bourdonnements ou risques de piqures
- Loin de la maison. Evitez de concentrer les plantes attirant les insectes près de la maison ou des lieux ou vous prenez vos repas.
- Fleurir le verger. Au pied des arbres fruitiers, renforcez le fleurissement par des annuelles, des vivaces ou des plantes aromatiques. En dehors de l'aide à la pollinisation des fleurs d'arbres fruitiers au printemps, ces plantes abritent une faune utile, qui contribue à limiter le pullulement d'insectes et acariens indésirables.
Penser à un point d'eau.
En été, les abeilles ont besoin d'une source d'eau. Un bassin avec des berges accessibles aux insectes sera régulièrement visité.
Un hôtel à insectes.
Assurer leur nourriture est une bonne chose. Mais permettre aux insectes de demeurer au jardin est tout aussi important. Un tas de bois, des fagots de tiges creuses suspendus aux branches ou de la paille aideront les insectes à hiverner. L'introduction de plantes, dites hôtes, leur assure également un bon développement. C'est le cas de la '' Rue Officinale'' utile à la chenille du papillon Machaon.
Evitez !
Au moment de la floraison des arbres fruitier, certains gestes sont à proscrire.
- Traiter avec des produits insecticides les arbres fruitiers mais aussi toute culture installée dans les environs des vergers. Surtout au mois d'avril et de mai.
- Faucher les fleurs trop tôt. Si vous avez installé un coin sauvage ou une prairie fleurie, attendez l'automne pour la faucher.
- Avoir recours à un grand nombre de plantes invasives même mellifères tel que les buddleias, cytises ou solidages.
Voici quelques plantes à introduire au jardin pour nourrir les insectes:
- En avril: Centaurée, Lavande, Souci, Marronnier, …
- En mai: Abélia, Aubépine, Ciboulette, Deutzia, Digitale, Sauge, …
- En juin: Achillée, Bourrache, Erable champêtre, Marguerite, Tilleul, Troène, …
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Magie des Jardins
Potager sous châssis
Au lieu d’attendre le bon vouloir de la météo, pourquoi ne pas anticiper? Dans la serre ou sous un châssis, vous pouvez dès le mois d’avril semer et repiquer les plantes aromatiques et potagères. Ces cultures sous abri permettent d’obtenir des récoltes précoces en gagnant du temps sur la végétation.
Au mois d’avril, les jours rallongent mais le risque de gel est encore présent. Le soleil chauffe suffisamment pour favoriser le départ de la végétation lorsque les plantes sont à l’abri. Semer sous châssis ou dans la serre permet de prendre de l’avance sur la culture des plantes qui poussent lentement, comme les tomate, céleri et poivron, et d’obtenir des récoltes précoces de laitue, scarole, persil ou cerfeuil. Chaque espèce a ses propres besoins mais pour réussir un semis, il faut toujours de l’humidité et une température assez élevée afin que les graines germent. Pour certains légumes tels que le pois ou le radis, une température de 3 ou 4°C suffit déjà. Quant aux plantes qui ne poussent bien que lorsque l’été est chaud, comme la tomate, le concombre, le melon ou le poivron, elles ont besoin d’une température de 10 à 20°C pour germer. Un bon départ conditionne la réussite d’une culture, faute de quoi la plante reste chétive.
Installez un châssis.
Le châssis est l’embryon de la serre et on l’utilise de la même façon. Adossez-le à un mur, en l’orientant plein sud. Mieux vaut incliner légèrement le châssis de façon à ce qu’il capte bien les rayons du soleil. Recouvrez le châssis d’un couvercle transparent en polycarbonate ou en verre. Remplissez le coffre d’un mélange de terre et de terreau à parts égales. Ouvrez le vitrage par beau temps pour aérer et endurcir progressivement les plantes.
Godets, pots ou terrines?
- La terrine reste un grand classique pour faire ses semis. On y sème à la volée sur un terreau léger. Lorsque les plantules ont deux vraies feuilles, elles doivent être transplantées dans des pots.
- Le semis en godet ou en pastilles de tourbe permet d’éviter la transplantation qui peut être traumatisante pour certains légumes tels que les tomates.
- Les plaques alvéolées sont l’intermédiaire entre la terrine et le godet individuel. Chaque cellule reçoit une graine. Cette minimotte évite d’abîmer les racines au moment de la mise en pot ou en pleine terre.
Sachez lire le sachet.
- Vérifiez la date de péremption sur le sachet de graines avant l’utilisation.
- Respectez les conseils de culture mentionnés dessus.
- Soyez également attentifs aux dates conseillées pour effectuer les semis. Une variété semée au mauvais moment risque de monter en graine au cours de l’été.
Agnès
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Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Charmilles: plantez le décor
Très rustiques, décoratifs et dociles à la taille, le hêtre et le charme permettent de réaliser des haies basses ou de véritables murs vivants. Plantez-les sans tarder.
Les haies qui sont taillées sont bien adaptées aux jardins structurés. Elles sont idéales pour clôturer un jardin, compartimenter des chambres de verdure ou former un fond sur lequel viendront s’appuyer d’autres buissons ou des massifs de vivaces. Faciles à implanter, les haies de charme ou de hêtre forment rapidement des rideaux denses au soleil comme à l’ombre. Leur principal attrait réside dans leur feuillage marcescent, c’est-à-dire qui brunit et sèche en automne et reste attaché aux branches en hiver. Il ne tombe qu’au printemps, au moment de la repousse des bourgeons.
Hêtre ou charme?
- Charme (Carpinus betulus): ses feuilles se reconnaissent à leurs côtés saillants entre les nervures et leurs bords terminés en dents de scie. Il est vert en été et vire au brun en automne. Il perd ses feuilles dès la fin de l’hiver et sort ses premiers bourgeons en avril. Il supporte tous les sols et s’adapte aux tailles sévères pour maintenir une haie basse.
- Hêtre (Fabus sylvatica): les feuilles sont entières, ondulées et brillantes. Son feuillage vert soyeux au printemps se teinte de feu en automne. Il existe une belle variété à feuillage pourpre. Il perd ses feuilles à la fin de l’hiver et ne bourgeonne que début mai. Sa croissance est plus vigoureuse que celle du charme.
Quelques conseils pour réussir votre haie:
- Tendez un cordeau et faites une tranchée bien droite ou des trous à la bêche, sur 50cm de profondeur en ameublissant le sol. La terre retirée est posée le long de la tranchée.
- Comptez 5 plantes par mètre courant et disposez les pieds en quinconce sur 2 rangs parallèles distants de 20cm.
- Remplissez la tranchée de la terre améliorée de terreau et d’engrais organiques. Tassez la terre autour du pied d’un coup de talon.
- Aménagez une cuvette autour de chaque plante et arrosez jusqu’à saturation. Couvrez éventuellement le pied d’un paillis pour conserver l’humidité et éviter l’arrivée des mauvaises herbes.
- Effectuez 2 tailles par an, assez sévères les premières années. Donnez à la haie une silhouette conique, avec une tête effilée qui offrira du soleil aux côtés.
Agnès
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Réveillez votre jardin !
- Jardinières de printemps. Mars est la pleine saison des plantes bisannuelles, myosotis, pensées, violettes, primevères et pâquerettes. En avril, les oeillets de poètes et les giroflées prendront le relais en attendant les plantes annuelles du mois de mai. On achète ces mignonnes en petites barquettes et on les rassemble dans un grand pot rempli de terreau special jardinière. Le résultat est immédiat.
- Bulbes en pot. Les bulbes à floraison printanière se plantent en automne. Mais pour les étourdis, il existe heureusement des bulbes en pot que l’on trouve chez le fleuriste, en jardinerie et même au supermarché. Succombez aux jacinthes, aux muscaris et petits narcisses Tête-à-tête en potée pleine de boutons prêts à fleurir.
- Bordure de vivaces. L’avantage avec les fleurs vivaces, c’est que vous les installez une fois pour toutes et qu’elles refleurissent chaque année. Assemblez-les par groupe de 3 à 5 plantes de la même variété en tenant compte de la hauteur des plantes et de l’échelonnement des floraisons. Vous pouvez aussi rajeunir les plantes anciennes en divisant les touffes d’un bon coup de bêche.
- Tapis vert. Pour semer une nouvelle pelouse, l’idéal est un temps humide et chaud qui fait germer et lever les graines. Sur un gazon existant légèrement humide, répandez un désherbant sélectif qui détruira toutes les herbes qui ne sont pas des graminées. Certains contiennent aussi de l’engrais qui aide le gazon à se refaire une beauté.
- Massifs d’arbustes. Ne tardez pas pour planter vos buissons à racines nues. Grâce aux conteneur, lilas, azalées, viornes et autres buissons pourront être plantés plus tard en pleine floraison. Creusez un trou deux fois plus grand que la taille des racines. Ameublissez le fond et rajoutez un mélange de terreau et d’engrais organique. Installez la plante et rajoutez le reste de terre. Tassez pour former une cuvette puis versez deux arrosoirs, même si le temps est pluvieux.
- Parterres de roses. On plante les rosiers comme les buissons, sans forcer sur l’engrais qui risque de les épuiser inutilement. Pour lutter contre les maladies (rouille, oïdium, taches noires) qui apparaissent par temps chaud et humide, traitez leur feuillage en pulvérisant un fongicide couplé avec un insecticide contre les pucerons.
- Façade fleurie. Les plantes grimpantes sont la solution idéale pour les petits jardins. Cultivés en conteneur, chèvrefeuille, clématite, glycine et autres belles lianes peuvent être choisies en pleine floraison afin d’obtenir à coup sûr la variété convoitée. Plantez-les dans une grande jardinière, au bas d’un mur, au pied d’un treillis ou d’une tonnelle.
- Au potager. Quelques mètres carrés suffisent pour obtenir une jolie récolte de légumes frais à croquer. La terre doit être ameublie avant de semer ou de planter. Bêchez les parcelles avec un apport d’engrais ou un compost maison. Si le temps est doux, vous pouvez semer les premiers radis en ligne ainsi que le persil, les carottes et le céleri.
- Taille des buissons. C’est le moment de rabattre énergiquement un arbuste ou une haie devenue envahissante. Vous pouvez tailler les arbustes à floraison estivale, buddleia, hibiscus, potentille, ainsi que les rosiers à floraison continue. Les hortensias gagnent à être taillés fin avril car leurs jeunes pousses sont sensibles au gel.
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
A chacun sa bêche !
C'est bientôt le moment de travailler la terre. Bêcher, remuer, aérer … travailler le sol est indispensable avant les semis et les plantations. Chaque jardinier a sa bêche. Cet outil indispensable pour les travaux au jardin doit être adapté au sol mais aussi au physique de l'utilisateur.
La terre, laissée en l'état, finit par se tasser naturellement. Toute bonne plantation commence par le travail de la terre pour l'ameublir. Cette opération de décompactage va faciliter le développement des racines vers les couches plus profondes, là ou se trouvent les réserves d'eau et les éléments fertilisants. C'est encore plus important dans le cas des semis, pour que la plantule se développe dans des conditions favorables. La méthode la plus ancienne est le bêchage, qui permet de retourner la couche superficielle sur elle-même. Vous aurez le choix entre l'utilisation d'une bêche, d'une fourche-bêche ou d'un louchet.
La bêche est composée d'un fer monté au bout d'un manche. C'est simple mais le choix de sa forme est lié au type de sol. En terre facile à remuer, un fer en forme de rectangle est suffisant. En terre sableuse, un fer plus large et recourbé facilite le travail au sol.
Le louchet est fabriqué dans un acier plus épais et la liaison entre le fer (qui est moins large et plus haut) et le manche est renforcé. En conséquence, il est moins facile à manier. Il est destiné aux terres argileuses lourdes à remuer et aussi pour que la terre ne colle pas trop au fer.
La fourche-bêche est adaptée aux sols lourds. Elle présente des dents plates ou triangulaires, plus rigides si vous optez pour un acier de qualité. En terrain caillouteux, les dents carrées s'imposent.
Comme vous voyez un bon outil bien adapté à votre sol vous facilite le travail !
Mais l'emploi des outils à main ne se résume pas non plus qu'au bêchage ! La bêche et le louchet permettent de creuser des trous de plantation pour les arbres et arbustes, en mélangeant le terreau à la terre d'origine. Ils servent aussi à dresser les bords de pelouses et affiner les contours de massifs. Le louchet permet de déterrer des vivaces déjà bien développées pour les diviser et rajeunir les mottes. La solidité du fer assure une bonne traction sans plier sous la résistance de la plante. Quant à la fourche-bêche, elle se transforme facilement en aérateur de gazon et est très utile pour mélanger un tas de compost ou de fumier.
N.B.: Avant tout, avant l'achat d'une bêche ou d'un louchet, prêtez attention à la taille du fer. Plus il est grand, plus la motte est lourde et plus le dos est sollicité. Dans la pratique, mieux vaut retenir un petit fer dans un acier résistant. Pour le manche, le bois prédomine. Même si les manches en composite se développent également. Coté forme du bout du manche, vous avez le choix entre la pomme, classique et la béquille tournée ou fraisée. Prenez la forme qui vous donne la meilleure prise en main.
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Magie des Jardins
Orchidées: des beautés exotiques en hiver
Ce sont certainement les plantes d'intérieur les plus appréciés en hiver. Depuis plusieurs années, les expositions consacrées à ses fleurs aux multiples visages attirent les foules. Désormais présentée à des prix abordables chez le moindre fleuriste comme dans la plus vaste des jardineries, l'orchidée est donc devenue commune. Pour autant, elle n'a rien perdue de son pouvoir de fascination. Sa beauté troublante, ses coloris précieux, ses formes étonnantes la rendent plus que jamais désirable comme plante d'intérieur.
La déforestation des zones tropicales et subtropicales met en péril les orchidées épiphytes (accrochées au tronc et aux branches des arbres). Ainsi le plus vaste groupe de plantes à fleurs au monde, avec plus de 20.000 espèces botaniques, est-il en passe de s'amenuiser de façon critique à l'état sauvage. Le commerce des orchidées, au contraire, est tout à fait florissant. Mais il se limite à une vingtaine de genres à peine, multipliés et hybrides à l'infini pour répondre à la demande d'une clientèle toujours plus avide de fleurs raffinées et de longue durée. Parmi les orchidées les plus courantes, les orchidées papillons (Phalaenopsis) sont sans conteste les plus faciles à cultiver en intérieur. Après la vague des hybrides chics à grandes fleurs blanche, on revient à des plantes plus compactes à fleurs très colorées et plus petites. La tendance est aux couleurs sombres et aux nuages de petites fleurs parfumées.
Pour la plupart, ces beautés ensorceleuses ne sont pas plus difficiles à faire vivre que d'autres plantes d'intérieur, pourvu que l'on connaisse leurs exigences spécifiques. Le grand avantage de l'orchidée est d'être luxueuse et de ne pas être trop capricieuse.
N.B.: La prochaine fois nous apprendrons quelles sont les règles d'or pour les acheter et les garder le plus longtemps possible chez vous.
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Magie des Jardins
Soigner et multiplier les buis
Suite à une question posée par un passionné de jardin. Comment soigner et multiplier vos buis pour avoir une belle bordure ou un topiaire au jardin ?
Si le bouturage du buis est très facile, il faut quand même aussi de la patience. Car les rameaux peuvent attendre jusqu'à un an avant de s'enraciner. Comment faire ? Prélevez deS petits morceaux de branche de 5 à 10 cm de long. Trempez bien la base dans la poudre d'enracinement (hormone de bouturage) que vous avez acheté en pépinière. Enterrez les boutures à mi-hauteur dans un substrat qui retient bien l'eau. Laissez les boutures à l'ombre en gardant toujours le terreau humide.
Lorsque les boutures ont repris et commencent à former de nouvelles pousses. Elles se garnissent à leur base d'un épais chignon de racines. Il est alors temps de les repiquer en place (de préférence au printemps ou en automne). A raison de 15 plantes par mètre pour une bordure linéaire. Surtout arrosez régulièrement pendant la première année.
Malheureusement les buis souffrent aujourd'hui d'une maladie qui gagne du terrain. Il s'agit de deux champignons pathogènes (Cylindrocladium et Volutella) qui provoquent le dessèchement des rameaux, puis le dépérissement complet des pieds si vous laissez la maladie atteindre un stade avancé. Que faire ? Il faut arracher les pieds qui sont atteints, puisque les rameaux atteints ne repartiront pas. Si les attaques sont modérées, il faut seulement couper les rameaux atteints jusqu'à un point sain. Seul un fongicide chimique (!) évitera que la maladie ne se propage.
Remarque: La maladie est surtout transporter par l'homme d'un jardin à l'autre. Notez aussi que les buis arrosés par aspersion sont plus atteints que ceux arrosé par les pieds.
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Magie des Jardins
Les conseils d'Agnès pour décembre
L’hiver nous révèle à merveille la personnalité d’un jardin, l’équilibre entre les massifs, le décor de la terrasse et la géométrie des allées. C’est le temps des bilans et des nouveaux projets.
Météo
Les gelées et les premières neiges sont au rendez-vous de décembre. De la lumière diaphane émergent les formes taillées, les écorces colorées, les fruits et les feuillages vernissés. Il faut savoir apprécier la palette subtile de cette saison et profiter des matinées scintillantes poudrées de givre.
Sur le balcon
Craquez pour la silhouette dense et le feuillage persistant des petits conifères qui garnissent à merveille les pots sur la terrasse. Sans avoir fait du latin, vous les reconnaîtrez à leurs qualificatifs «nana, compacta, globosa, minima, pygmaea, repanda, prostata, pumilio». Utilisez un terreau adapté aux plantations en jardinière enrichi d’éléments nutritifs.
Planter les haies
Les haies de charme et de hêtre forment de bons écrans car leur feuillage brunit et sèche en automne puis reste attaché aux branches jusqu’à la fin de l’hiver. Effectuez vos plantations avant les gelées. Comptez 3 à 5 plants par mètre courant. Plantez en disposant les pieds en quinconce sur 2 rangs parallèles. Cela rendra la haie plus fournie et opaque. Effectuez deux tailles par an, assez sévères les premières années.
Décor de fête
Le houx, le sapin et le gui sont devenus les traditionnels complices des fêtes de fin d’année. C’est au jardin que vous trouverez l’essentiel du feuillage persistant qui constituera la trame de vos décors de Noël. Les petites feuilles du buis, de bruyère ou de lonicera, celles plus grandes du laurier-cerise ou du lierre, le feuillage décoratif du leucothoe, du mahonia ou du pieris, sans oublier tous les conifères.
Dans le verger
Quand on plante des arbres fruitiers, on oublie qu’ils vont grandir! Respectez les écartements entre les arbres. Pour les formes libres haute-tige et demi-tige, comptez 8 mètres, les basse tige, 6 mètres, les arbres en fuseaux et gobelets, 4 mètres, les arbres palissés en cordons, 2 mètres, et les palmettes U double, 1,20 mètres.
Sapins de Noël
Ils ont peu de chance de survivre après les fêtes car les racines sont souvent peu nombreuses et sectionnées trop près du tronc. Seuls les petits épicéas communs pourvus d’une bonne motte sont assez volontaires pour supporter le passage de la maison au jardin Après les fêtes, vous pourrez les replanter sans souci dans le fond de votre jardin ou dans un grand pot sur la terrasse.
Agnès
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Enrichissez votre sol
Elément clé de la réussite du jardin, la préparation du terrain permet d’obtenir un sol allégé, enrichi et agréable à travailler. Les plantes s’y installeront et pousseront avec une vigueur proportionnelle au travail accompli.
Sur la couche supérieure du terrain s’étale la terre végétale. C’est là que les racines des végétaux trouvent leur ancrage et leur nourriture. Avant de vous lancer dans vos plantations, nettoyez votre terrain de toutes les mauvaises herbes. Le plus simple est de retourner la terre à l’aide d’une bêche ou d’une fourche-bêche qui dégage en profondeur les racines des plantes indésirables. En cassant la croûte superficielle du sol, le bêchage joue un rôle d’ameublissement qui facilite la pénétration de l’air et de l’eau dans la terre. Le griffage permet ensuite d’enfouir les amendements étalés en surface et les divers engrais avant les semis et les plantations.
Qu’est-ce qu’un sol ?
- Un milieu physique, constitué d’eau, d’air et de parties solides, argile, sable, calcaire, limon, débris de végétaux et d’animaux. Ce milieu sert de support aux racines de la plante.
- Un milieu chimique, acide ou alcalin, qui conditionne la transformation de la matière organique et des fumures en éléments assimilables par les plantes. C’est le garde-manger dans lequel les végétaux doivent trouver tous les éléments nutritifs dont ils ont besoin.
- Un milieu biologique, vivant, constitué de bactéries et champignons, vers de terre, cloportes et insectes, tous indispensables à sa fertilité.
Des amendements pour corriger la terre
Chaux, marne, tourbe horticole, terreau forestier enrichi de matières organiques, terre de bruyère… que l’on trouve en jardinerie améliorent la structure de la terre, allègent les sols trop lourds, donnent du corps aux terres trop légères et rendent le sol malléable et plus facile à cultiver. Ces éléments favorisent également la pénétration de l’eau et l’assimilation des éléments nutritifs par les végétaux.
Des engrais pour nourrir les plantes
Compost, engrais verts, fumier en granulés, algues marines, corne broyée… ces engrais organiques issus de la décomposition de matières végétales ou animales s’utilisent comme fumure de fond en les incorporant par un griffage dans le sol en automne ou au printemps. Cette fumure naturelle peut être complétée par des engrais au printemps. Leur action est rapide et efficace, comme un coup de fouet, mais de courte durée.
Agnès
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Un décor de feuillage persistant
Avec leurs feuillage toujours vert, les buis, laurier, houx, ligustrum, lonicera aident à structurer le paysage. Certains buissons offrent, en plus de leur feuillage coriace, une floraison intéressante. Ainsi les viburnum, mahonia, kalmia, rhododendron, camélia et azalées fleurissent généreusement au printemps. D’autres sont intéressants par leur feuillage pourpre comme le photinia, le pieris, le leucothoe ou éclaboussé de crème comme les aucubas panachés. Et pour garnir vos jardinières sur la terrasse ou le balcon, les pépinières rassemblent chaque année en automne de nouvelles variétés de fusains panachés, véroniques arbustives et autres petits buissons à feuillages persistants. Dans le choix de vos plantes, renseignez-vous sur leur capacité à résister au gel! Les jardineries mélangent souvent les plantes rustiques adaptées à nos régions à des espèces plus fragiles.
Plantez sans tarder
Les buissons et arbustes à feuillage persistant cultivés en motte ou en conteneur doivent être plantés avant l’hiver. Plus tôt les plantes seront installées dans le jardin, plus vite elles feront des racines et pousseront avec vigueur lors du réveil de la végétation. Avant de commencer vos plantations, investissez dans quelques sacs de terreau. Mélangé à la terre du jardin, ce substrat rendra le sol plus léger et plus facile à travailler. N’hésitez pas à planter serré pour donner à vos massifs une impression de profusion, quitte à tailler ou déplacer les végétaux lorsqu’ils commenceront à se gêner.
Quelques conseils:
- La croissance des arbustes à feuillage persistant étant assez lente, choisissez de préférence un buisson robuste et bien ramifié cultivé dans un grand pot. Même s’il est un peu plus cher, il donnera immédiatement un bel effet à un massif.
- La culture en conteneur assure en principe un bon enracinement de la plante. Lorsque vous sortez la motte de son pot, le terreau doit adhérer solidement aux radicelles. La présence d’un chignon de racines enroulées au fond du pot est le signe que la plante est restée trop longtemps dans son pot. Retournez sans hésiter chez votre pépiniériste pour l’échanger !
- Avant la plantation, la motte doit être immergée dans un seau d’eau jusqu’à saturation. Creusez une cavité bien plus large que la motte afin de déposer celle-ci dans une terre ameublie et enrichie de terreau.
- Tous les buissons de petite taille acceptent la culture en pot sur le balcon. Installez-les dans un bac de minimum 30cm de profondeur. Le terreau horticole peut être mélangé pour moitié à de la terre de jardin. Prévoyez un arrosage régulier avec un peu d’engrais liquide durant l’été.
Agnès
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Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Les conseils d'Agnès pour novembre
Un jardin réussi se prépare lorsque la végétation est au repos. Planter un rosier, tailler les fleurs vivaces, protéger les plantes fragiles… novembre est la saison idéale pour remettre de l’ordre dans son jardin.
Météo
«A la Sainte-Catherine, tout bois prend racine». Croyez-en le dicton et attendez fin novembre pour planter vos arbres et arbustes quand ils ont perdu leur feuillage. Mais vous pouvez déjà installer les conifères et les buissons vendus en motte ou en conteneur.
Nettoyer les parterres
Les premières gelées blanches ont sans doute noirci vos plantes vivaces. Il est temps de rabattre les tiges à ras du sol. Conservez tout ce qui présente encore un intérêt décoratif, feuillages persistants, gerbes de graminées, ombelles séchées. Profitez-en pour nettoyer le terrain, supprimer les mauvaises herbes et retourner la terre à la bêche ou à la fourche bêche tout en rajoutant une bonne fumure d’engrais organique. Ce labour a pour but d’aérer le sol, de permettre aux pluies de l’hiver de s’infiltrer et d’attirer dans le sol tous les éléments nutritifs. Laissez sur la surface de grosses mottes que le gel se chargera d’émietter au cours de l’hiver.
Sur le balcon
Les arbustes un peu frileux cultivés en pot comme le camélia, la viorne-tin, l’olivier ou le laurier-sauce pourront rester à l’extérieur si l’hiver n’est pas trop rigoureux. Ils doivent toutefois êtres placés dans un endroit abrité du vent et couverts par un plastique à bulles lors des périodes de longs gels. Sur les balcons exposés aux vents glacés, on peut placer un brise-vent temporaire, écran en bois tressé ou en paille. En réalité, c’est plus la durée d’une période de gel que son intensité qui peut leur être fatal.
Le temps des plantations
Pour donner toutes ses chances à un jeune arbre, il faut soigner sa plantation. Le trou doit être beaucoup plus vaste que les racines. Rajoutez dans le fond du trou un mélange de terre de jardin, de terreau ou de la tourbe mélangée à du compost. Ce substrat va améliorer la structure du sol et faciliter l’installation des racines de l’arbre. Installez la plante, comblez en partie le trou et fixez un tuteur qui servira de support au tronc. Arrosez et tassez à la botte pour faire adhérer le tout.
L’analyse du sol
Avant de planter un arbre ou un buisson, faites analyser votre terre dans un laboratoire. L’analyse chimique détermine le pH du sol, sa teneur en humus, en minéraux et en éléments fertilisants. Le pH idéal se situe entre 6,5 et 7. En dessous, on parle d’un sol acide où vont se plaire les magnolias, les rhododendrons et les érables du Japon. Au dessus, on parle d’un sol alcalin qui convient aux buis et aux lavandes. Ces données permettent de corriger les carences du sol avant les plantations.
Agnès
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Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
La beauté étoilée des sedums
Véritable aubaine pour les jardiniers, les sedums font partie de ces plantes qui poussent toutes seules et fleurissent généreusement dans les parterres de vivaces. Les plus tapissantes font merveille dans les rocailles et acceptent même de couvrir un coin de toiture.
Gras et fiers de l’être, les sedums (appelés aussi orpins) sont des plantes succulentes, tout comme les cactées. La texture charnue de leurs feuilles témoigne de leur résistance au manque d’eau. La diversité de ce genre est telle que l’on trouve des amateurs de plein soleil comme des adaptes de la mi-ombre. Les inflorescences estivales ou automnales sont composées de fleurs étoilées de couleur jaune, blanche, rose ou rouge qui font le régal des abeilles et des papillons. Certaines espèces qui restent naines sont idéales pour créer une bordure ou un tapis tandis que d’autres, plus élevées, gagnent à être plantées au sein des massifs parmi d’autres plantes vivaces. Les sedums sont très robustes et parfaitement résistants au froid. Il existe quelques rares exceptions, comme le Sedum sieboldii qui doit être cultivé en pot ou dans une serre alpine.
Conseils de culture:
La plantation se fait comme pour toutes les plantes vivaces pendant le repos de la végétation, en dehors des périodes de gel. Les plantes de rocaille sont installées en sol bien drainé, allégé de sable grossier ou de gravillons. Les plantes plus hautes sont d’autant plus vigoureuses qu’elles sont installées dans un sol enrichi d’engrais et gardant un peu de fraîcheur. Les touffes dressées sont rabattues à la fin de l’hiver. Elles sont éventuellement fractionnées tous les trois ans pour constituer de nouvelles touffes.
Perles de rocailles:
- Sedum acre. Surnommé orpin brûlant ou poivre des murailles, c’était l’épice du pauvre. Son feuillage persistant en minuscules rosettes vert clair se couvre en été de fleurs étoilées jaune acide. Il s’accroche dans la plus petite fissure d’un mur.
- Sedum album. L’orpin blanc se différencie par ses fleurs blanches un peu tardives et des feuilles vert foncé. Remplies d’un jus acidulé et rafraîchissant, les jeunes feuilles peuvent se déguster en salade.
Stars des mixed-borders:
- Sedum spectabile. C’est l’espèce la plus courante des massifs fleuris. Elle porte des inflorescences rose clair, mais vous trouverez aussi les variétés ‘Brilliant’ à fleurs cramoisi vif, ‘Star Dust’ à fleurs blanches ou ‘Matrona’ rose pâle.
- Sedum telephium. Cette plante médicinale porte aussi le nom d’herbe à la coupure. Poussant spontanément sur nos talus, il se reconnaît à son feuillage vert glauque souvent teinté de rouge. Il a donné naissance au cultivar ‘Autumn Joy’, une splendide fleur automnale pour les massifs. Les fleurs sont d’abord vert pâle, puis virent au rouge, rose ou pourpre en septembre et enfin au roux en fin de saison.
Agnès
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Choisir un arbuste pour ses couleurs d'automne
Tous les jardins, même les plus petits et les terrasses, peuvent célébrer l’automne. Une vigne, une azalée, un fusain suffisent à fêter la saison à condition de bien les choisir.
Si l’automne du calendrier début fin septembre, celui du thermomètre ne commence qu’avec l’arrivée des frimas. La mystérieuse alchimie des couleurs des feuillages dépend des conditions atmosphériques, alternance de pluies et de sécheresses, de coups de froid et de chaleur. Quand soudainement la température descend la nuit en-dessous de 7°C alors que les jours sont encore chauds, la fête des couleurs est annoncée et les arbustes s’embrasent pour le bouquet final.
Des feuillages flamboyants
- Amélanchier: ce grand arbuste qui fleurit au printemps se colore en automne de rouge écarlate. Il s’accommode d’un sol pauvre et pousse aussi bien au soleil qu’à mi-ombre.
- Azalées: celles à feuillage caduc comme les azalées mollis offrent une magnifique coloration rouge feu. Toutes offrent une floraison printanière parfumée.
- Berberis: cette famille comporte un grand nombre d’espèces qui se colorent avec éclat en fin de saison. Le Berberis thunbergii offre en outre une fructification rouge corail en hiver.
- Erable: Ceux qui offrent les plus belles colorations automnales sont l’Acer platanoïdes (jaune or), rubrum (rouge orangé) et saccharinum (jaune beurre). Pour les petits jardins, choisissez l’Acer ginnala (orange et rouge feu) ou griseum (pourpre).
- Erable du Japon: élevé en forme de buisson ou de petit arbre sur tige, l’érable du Japon se plaît dans un sol à tendance acide. Choisissez l’Acer palmatum (carmin) ou l’Acer japonicum ‘Aconitifolium’ (rubis).
- Fusain: Euonymus alatus et europaeus, les fusains à feuillage caduc sont appréciés pour leur brillante coloration automnale et par les capsules rouge vif qu’ils portent en fin de saison.
- Hamamelis: ces arbustes précieux produisent une floraison qui parfume le jardin à la fin de l’hiver mais la coloration automnale de leur feuillage est tout aussi remarquable.
- Parrotia: sur un tronc court et fort, ce petit arbre développe un feuillage proche de celui de l’hamamelis qui devient écarlate et or en fin de saison. Il a besoin d’un sol frais, bien drainé et de plein soleil.
- Vigne-vierge: cette liane vigoureuse peut couvrir des murs entiers. En automne, le feuillage couvre les façades d’une tenture de feu.
- Viorne: il en existe de nombreuses variétés qui offrent une jolie floraison printanière. La viorne obier, Viburnum opulus, développe la plus belle coloration automnale accompagnée de fruits rouges en grappes.
Agnès.
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Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Couvrir le sol avec du 'Mulching'
Une des méthodes les plus efficaces pour maintenir l’humidité du sol, gêner la levée des mauvaises herbes et protéger les plantations du gel et de la chaleur reste le paillage des massifs. Appelée aussi «mulching» lorsqu’elle se compose de matières organiques (compost, paille, débris de bois, cosses de cacao…), cette couche restitue également des substances organiques au sol, ce qui le rend plus riche en humus. L’idéal est d’étaler le paillage en automne ou au printemps, après avoir nettoyé les parterres.
Que choisir ?
- Dalles de paillage. Conseillées en agriculture biologique ces dalles bio-dégradables sont fabriquées à partir de fibres naturelles. Entourant les jeunes arbres ou conifères, cette couverture du sol favorise la croissance des racines et protège les plantes de la concurrence des mauvaises herbes. Le matériau qui se dégrade progressivement a une durée de vie de 3 à 5 ans.
- Nappe de jardinage. Facile à poser, cette nappe à la structure poreuse permet à la terre de respirer en empêchant la croissance des mauvaises herbes. Elle est vendue en rouleaux et existe en plusieurs épaisseurs. Presque imputrescible, elle reste efficace de nombreuses années.
- Paille. On l’utilise surtout dans le potager biologique pour couvrir le sol au pied des fraisiers, des choux et des haricots. Cette couche isole les légumes ou les petits fruits rampants de l’humidité du sol et des salissures de la terre. Elle réchauffe les côtés des talus tout en maintenant l’humidité du sol, ce qui permet un démarrage plus précoce des cultures.
- Ecorces de pin. Elles sont décoratives et sentent bon lorsqu’elles sont réchauffées par le soleil. Si le terrain est bien désherbé au départ, elles empêchent réellement la poussée des mauvaises herbes. Parfaites au pied des rhododendrons et des plantes de terre de bruyère, elles modifient la nature du sol par leur pH acide. Les gros calibres offrent une durée de vie qui peut atteindre 5 ans s’ils sont répandus en couche de 8 cm.
- Copeaux de bois. Provenant de résidus d’épicéas, de déchets de menuiserie ou de débris de taille du jardin passés au broyeur, on les utilise en paillage de massifs de fleurs ou de jardinières. Au bout de quelques saisons, les copeaux se décomposent en humus et améliorent par enfouissement la structure physique du sol.
- Cosses de cacao. Ce paillis végétal pur et naturel contient des éléments organiques fertilisants qui nourrissent les plantes. On l’utilise en couverture de sol dans les parterres de rosiers et de plantes vivaces car il n’acidifie pas la terre. Le matériau se décomposant rapidement, il faut en rajouter une couche tous les ans.
- Compost. Fait maison ou acheté en vrac auprès d’une association locale, c’est un or vert qui ne coûte pas cher. Répandu sur la terre, il maintient son humidité et favorise la vie microbienne. En se dégradant dans le sol, il fertilise le sol et participe à son enrichissement en humus, matière importante pour la santé et la croissance des plantes.
Agnès
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Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Les conseils d'Agnès pour octobre
L’automne est la plus romantique des saisons. C’est le moment de planter les bulbes printaniers et les buissons à feuillage persistant et de garnir la terrasse d’un décor pour l’hiver.
Météo
La fraîcheur nocturne et l’humidité annoncent l’arrivée de l’automne. Avant les premiers frimas, le jardin s’enflamme de mille couleurs. Les gelées sont à craindre, si elles ne sont pas encore venues. A la fin du mois, elles viendront noircir le feuillage des dahlias et des géraniums sur la terrasse.
Sur le balcon
Jetez les fleurs estivales pour les remplacer par de petites plantes au feuillage persistant, lierre rampant, fusain panaché, gaultheria ou véroniques arbustives. Rajoutez une touche de couleur avec des pensées, une touffe de bruyère, quelques chrysanthèmes ou un gros chou d’ornement. Remplacez le vieux terreau par un nouveau, enrichi d’engrais organique.
Bulbes de printemps
Si vous voulez voir éclore les jonquilles, jacinthes et tulipes dès le début du printemps prochain, c’est maintenant qu’il faut planter les bulbes. Vous les trouverez en jardinerie en sachet de 5 à 25 bulbes, selon leur calibre. Respectez les profondeurs de plantation indiquées sur la fiche de culture. Installez-les (le côté pointu de l’oignon vers le haut, le côté plat en bas) dans une terre légère et bien drainée en bordure des parterres ou au pied des arbustes.
Au potager
Certains légumes comme le poireau peuvent rester en terre durant l’hiver même en période de forte gelées à condition d’avoir déposé une épaisse couche de feuilles mortes entre les lignes. La mise en jauge des choux pommés, chicorée scarole et pain de sucre peut se faire dans un abri de jardin ou dans une cave peu humide et très fraîche. Ces légumes sont récoltés le plus tard possible dans la saison, mais avant les grosses gelées.
Plantations
Faites un tour en pépinière pour préparer vos futures plantations. En octobre, les buissons sont encore couverts de feuillages et parfois de fleurs ou de fruits. Les conifères et tous les buissons à feuillage persistant vendus en motte en en conteneur se plantent avant l’hiver. Ils auront ainsi le temps de s’enraciner avant les grands froids.
La saison des graminées
Evoquant la nature et les grands espaces, les graminées apportent à nos jardins un incomparable parfum de liberté. Si elles sont un peu ennuyeuses lorsqu’elles sont cultivées seules, les graminées rayonnent dans un massif, mêlées à d’autres plantes vivaces. La plupart ont une silhouette qui reste intéressante en hiver.
Agnès
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Bouturez les plantes de l'été
Fuchsia, verveine, anthémis, géraniums… nombre de plantes d’été peuvent facilement être bouturées. Quelques gestes essentiels, un peu de patience et on obtient sans se fatiguer de nouvelles pousses. Et en plus, c’est gratuit !
La bouture, c’est quoi ?
Bouturer une plante, c’est la cloner en prélevant un fragment de tissu - le plus souvent une portion de tige jeune mais pas tendre (on dit «aoûtées») - pour créer une nouvelle plante à l’identique. Plus rapide que le semis, la bouture est une méthode souvent utilisée pour multiplier les plantes estivales comme les pélargoniums, anthémis, fuchsias ou encore les arbrisseaux non rustiques tels que les sauges, armoises, senecios ou lavatères. La culture en pot permet de respecter facilement les besoins de chaque plante et de les remiser à la fin de l’automne pour les mettre à l’abri du gel.
Les bons gestes:
- Préparez des petits pots en terre cuite, en tourbe ou en plastique pour planter les boutures. Tapissez le fond d’une couche drainante de 1cm d’épaisseur avec des tessons de poterie, des cailloux ou des billes d’argile. Prévoyez un terreau léger poreux et bien drainé, spécial semis ou boutures ou un mélange de terre et de sable de rivière.
- Prélevez une portion de rameau de 15 cm de long sur une plante vigoureuse. Son diamètre est celui d’un crayon de bois. Coupez avec une lame tranchante toutes les feuilles à la base de la tige ainsi que ses fleurs et ses boutons. Pour multiplier vos chances, prélevez un minimum de 3 boutures par plante. Les boutures peuvent être rassemblées dans un même pot, mais sans se toucher.
- Plantez la bouture dans le terreau. L’enracinement sera plus rapide si l’on trempe la plaie dans une poudre d’hormones d’enracinement. Enlevez l’excédent en secouant la bouture car tout excès conduit à l’échec. Arrosez en pluie fine et laissez l’excédent d’eau s’écouler par le trou de drainage.
- Installez la bouture dans un endroit chaud et humide, de préférence avec un léger ombrage les premières semaines. Recouvrez la bouture d’une cloche ou d’une demi bouteille d’eau en plastique ou placez-la dans une mini-serre pour conserver l’humidité. Arrosez sans excès ou vaporisez et aérez de temps en temps.
- La bouture devrait s’enraciner en deux ou trois semaines. Après enracinement, rempotez chaque bouture dans un petit godet individuel ou un plus gros pot collectif, rempli d’un mélange plus nutritif additionné de tourbe. N’attendez pas que la bouture grandisse trop pour en sectionner la tige principale. La plante sera ainsi bien ramifiée. La jeune plante devra passer l’hiver à l’abri du gel et de la lumière.
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Les conseils d'Agnès pour septembre
C’est la rentrée. La pelouse reverdit et l’on voit éclore de nouvelles floraisons dans les massifs. Il suffit de peu de choses pour que le jardin retrouve ses couleurs.
Météo
On dit que septembre est un second printemps. La lumière s’adoucit et le jardin baigne dans une brume vaporeuse. Savourez le charme de cette demi-saison qui, le 21 du mois, entrera dans la mélancolie de l’automne.
L’heure des bilans
Ravivées par la lumière déclinante de la fin de l’été, les couleurs chaudes des fleurs de septembre font de ce mois un temps fort des jardins. Hélas, beaucoup n’en bénéficient pas, ayant souvent été négligés pendant l’été. Il est facile en cette saison de repérer les endroits dégarnis pour boucher les trous. En pépinière, les jeunes plantes cultivées en pot n’attendent que vous. Leurs racines ont juste la bonne taille et les mottes se retirent d’un seul geste, prêtes à s’installer dans vos massifs.
La taille du buis
Qu’il s’agisse d’une bordure basse, d’une petite haie ou d’un topiaire, la taille du buis se fait au minimum deux fois par an, en mai et en septembre. Pour les haies, rien ne vaut la cisaille à main car le taille-haie électrique blesse le feuillage. Pour les petits topiaires, un spécialiste nous a conseillé le ciseau que le tailleur utilise pour couper les tissus! Après la taille, apportez un peu d’engrais organique que vous répartirez au pied des buis.
Au potager
En fin de saison, le sol du potager reste nu en beaucoup d’endroits. Pour apporter un complément de fertilisation et éviter l’envahissement des parcelles par les mauvaises herbes, semez un engrais vert. Méconnu, le seigle se plaît en sol pauvre et acide. La meilleure période pour le semer s’étend de septembre à fin octobre. Au printemps il sera fauché puis, après décomposition, incorporé au sol pour l’enrichir en éléments nutritifs.
Prairie fleurie
Très en vogue, les prairies fleuries peuvent être aménagées dans un fond de terrain bien ensoleillé ou prendre la place du gazon, ne laissant qu’une étroite bande tondue pour la promenade. Le semis se fait à la fin de l’été ou au printemps. L’entretien de la parcelle se limite à deux fauchages sur l’année, le premier à la fin du mois de juin, le second fin septembre. On peut réensemencer certaines parcelles chaque année pour maintenir une belle floraison.
La saison des hortensias
Certains hortensias bleus virent au rose au bout de quelques années. Ceci signifie que le sol n’est pas assez acide ou qu’il contient trop peu de fer. Pour maintenir les fleurs d’hortensias bleues, mélangez au terreau de la tourbe, de la terre de bruyère ou une solution à base de sulfate d’aluminium.
Agnès.
Rédigé par
Anès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
L'arrosage: 10 conseils anti-secheresse
Au jardin, l’heure est à la lutte anti-gaspillage de l’eau. Inutile d’arroser beaucoup, tout et tout le temps! Voici quelques conseils pour jardiner en économisant l’eau.
1) Récupérez l’eau du ciel. Installez au pied d’une descente de gouttière un tonneau ou une citerne. Après quelques pluies, vous récolterez rapidement près d’un mètre cube d’eau (soit 1000 litres) qui sera une précieuse réserve pour arroser votre jardin.
2) Espacer les arrosages. Mieux vaut un arrosage abondant au pied de chaque plante une fois par semaine qu’un arrosage superficiel de vos parterres chaque jour. En espaçant les arrosages, on force la plante à développer des racines profondes qui capteront plus longtemps la fraîcheur.
3) Arroser le soir. Après une journée de canicule, une douche à jet doux au moment du coucher du soleil permet d’abaisser la température des plantes tout en réduisant la transpiration. La plante a ensuite toute la nuit pour se gorger d’eau et reprendre des forces.
4) Installez un arrosage goutte-à-goutte. Idéal pour arroser les plantes en pot sur la terrasse, ce système s’adapte à n’importe quel robinet et il consomme très peu d’eau. Associé à un programmateur, cette installation vous permet de passer le cap des vacances sans souci.
5) Plantez en automne. Les végétaux auront le temps de s’enraciner avant les grands froids et ils seront ensuite plus résistants à la sécheresse l’été suivant. Prévoyez une cuvette d’arrosage autour du pied de la plante pour faciliter l’arrosage.
6) Améliorez le terrain. Enrichissez les sols sableux avec une bonne dose de compost et un peu de tourbe blonde pour retenir l’eau. Dans les pots et jardinières, choisissez un terreau avec rétenteur d’eau.
7) Binez la terre. Lorsqu’une croûte se forme à la surface du sol, l’eau s’évapore par des crevasses. Un coup de binette ou de griffe remue la terre en surface, brise la croûte et forme comme un coussin hermétique qui empêche l’évaporation de l’eau.
8) Pratiquez le mulching. Autour des plantes, répandez un paillis de matières organiques, coupes de gazon, compost, déchets de branches broyées, paille ou cosses de cacao. Cet édredon gardera le sol humide plus longtemps.
9) Choisissez des plantes frugales. Prenez modèle sur la terre aride de la garrigue en choisissant des variétés sobres qui supportent bien la sécheresse, comme les lavande, santoline et stachys laineux. Si votre terrain est sablonneux, pensez aux buddleia, tamaris, rosier rugosa, genêt et symphorine.
10) Remplacez le gazon par le gravier. C’est la nouvelle tendance pour les jardins sans eau. Les graviers font office de mulch et réduisent fortement l’évaporation de l’eau du sol, comme le fait un tapis d’écorces. On y trouve toutes sortes de semis de plantes annuelles ou vivaces qui débarquent toutes seules, par la voie des airs.
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Les conseils d'Agnès pour août
Ecrasé de chaleur, le jardin semble se reposer. Les fleurs fabriquent leurs graines, les fruits mûrissent et le potager distribue ses richesses.
Météo
La longueur des jours décroît sensiblement au profit des nuits chaudes traversées d’étoiles filantes. Le 30 août, on fêtera saint Fiacre, patron des jardiniers, fleuristes, maraîchers et horticulteurs.
Sur le balcon
Les plantes annuelles cultivées en pot risquent de dépérir faute d’apport régulier d’engrais. Une fois par semaine, mouillez le pot en l’inondant jusqu’à saturation, afin que tout le terreau soit imbibé d’eau. Rajoutez une dose d’engrais liquide tous les 15 jours. Supprimez toutes les fleurs fanées pour provoquer de nouvelles floraisons. Bien soignées, vos plantes continueront à fleurir jusqu’à l’automne.
Parterres de vivaces
Le mixed border de plantes herbacées est probablement ce qu’il y a de plus difficile à réaliser dans un jardin. On oublie les grandes taches de couleurs monotones pour composer des tableaux plus raffinés et audacieux. On ose les contrastes tempérés par la présence des graminées ou de plantes au feuillage intéressant. Les oppositions de teintes et de formes des végétaux sont recherchées pour la force de l’impact visuel qu’elles produisent.
Mulching
Pour maintenir l’humidité au pied des arbustes et empêcher la germination des mauvaises herbes, répandez sur le sol une couverture de feuilles mortes, de la paille ou des déchets de tonte de gazon. La gamme des copeaux de bois et des écorces de pin vendue en vrac ou en sac dans les jardineries s’est élargie avec des coquilles de fèves de cacao et des paillettes de lin.
Semer les fleurs bisannuelles
Deux ans, c’est la durée de vie d’une plante bisannuelle. Elle fleurit, produit des graines et meurt la seconde année de son existence. C’est à la fin de l’été que l’on sème les graines des roses trémières, digitales et mufliers qui fleuriront l’été suivant. C’est aussi le moment de semer les pensées, myosotis et pâquerettes qui s’épanouiront au printemps. Si vous laissez faire la nature, toutes ces plantes reviendront ensuite chaque saison fleurir vos massifs par des semis naturels.
Verger
L’éclaircissage des fruits au verger permet de produire des fruits de qualité plutôt qu’en grande quantité. La nature fait souvent une bonne sélection mais il est toujours utile, même quand la saison avance, d’effectuer un tri et de ne garder que les fruits les plus prometteurs. En conséquence, on ne laisse qu’un ou deux fruits par bouquet, suivant la vigueur de l’arbre.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Un matériel qui respecte l'environnement
Il existe une large panoplie de matériel de jardinage. Certains outils sophistiqués relèvent parfois de gadgets et ne sont pas pour autant plus efficaces. Les machines motorisées, souvent gourmandes en énergie, sont polluantes et dangereuses. L’idéal est de se limiter au matériel qui répond à vos besoins et n’apporte pas de nuisances à l’environnement.
1) Achetez en fonction de vos besoins réels
Lorsque vous envisagez l’achat d’un nouvel appareil de jardinage, choisissez celui qui est le plus proche de vos besoins réels, le moins gourmand en énergie, le plus efficace et qui offre le meilleur rendement. Réfléchissez aussi à la fréquence de son utilisation : il est possible de louer du matériel.
2) Choisissez des outils manuels de bonne qualité
Souvent plus chers à l’achat, les outils de bonne qualité durent longtemps et sont donc moins chers à l’usage. Si votre budget est limité, achetez en priorité les outils de base : sarcloir, binette, fourche à bêcher, … et ensuite, achetez progressivement es outils complémentaires.
3) Partagez les frais lors de l’acquisition d’une machine coûteuse
Partagez l’achat d’une machine coûteuse avec vos amis, vos voisins. Ou alors louez le matériel onéreux comme un broyeur qui réduit les branches et branchages en petits morceaux, très utile pour le compost et le mulching, ou une tondeuse-mulcheuse qui hache l’herbe en très petits morceaux. La location et les achats partagés sont particulièrement intéressants pour des appareils dont l’usage est occasionnel ou saisonnier ou si vous disposez d’un petit jardin sans lieu de rangement.
4) Donnez une longue vie à vos outils
Nettoyez et entretenez vos outils : vous les conserverez en bon état plus longtemps. Avant de les ranger pour une longue période, veillez à les nettoyer et à les protéger de la rouille : enduisez les parties métalliques d’un corps gras. Affûtez régulièrement les outils coupants. Entreposez votre matériel dans un endroit sec pour éviter les attaques de l’humidité.
5) Achetez une tondeuse mécanique
Pour des pelouses de petite taille et régulièrement entretenues, inutile de s’équiper d’une tondeuse électrique ou à moteur : la tondeuse mécanique est beaucoup moins chère et moins bruyante.
6) Limitez l’usage des appareils consommateurs d’énergie
Si vous préférez utiliser une tondeuse à moteur, veillez à choisir un modèle à faible consommation d’énergie. Evitez également les appareils tels que nettoyeurs à haute pression, gros gaspilleurs d’eau. Une cisaille bien affûtée peut souvent remplacer le taille-haie électrique : elle est moins dangereuse et moins lourde à porter, elle ne produit pas de pollution sonore et vous permet de faire un exercice physique au grand air, excellent pour la santé !
7) Lisez attentivement les modes d’emploi
On y trouve souvent des informations précieuses pour utiliser le matériel de façon optimale et pour économiser d’importants frais d’entretien et de réparation. De plus, les conseils du fabricant permettent aussi d’éviter les accidents.
Texte et conseils de Bruxelles Environnement
Fou de Bambou
Avec leur aspect exotique, leur feuillage toujours vert et leur croissance rapide, les bambous ont tout pour nous séduire. Ils sont parfaits pour nous dépayser dans un petit jardin, en pot sur un balcon ou en coupe-vent installé dans un angle de la terrasse.
Curieuses plantes que les bambous. Pour certains, ce sont des arbustes, voire des arbres. Par contre, pour les botanistes et les pépiniéristes, il s’agit de graminées, tout comme les céréales. Dans nos régions, lorsque le bambou est adulte, le plus petit ne dépasse pas 50cm alors que le plus grand atteint 12 mètres de haut! Les bambous peuvent être panachés ou non, leurs cannes peuvent être de différentes couleurs, jaune, vert, gris, violet, pourpre ou noir, parfois rayé ou moucheté. Certaines espèces sont envahissantes alors que d’autres forment une touffe bien dense. Pour mieux comprendre ces herbes atypiques, rendez-vous dans l’étonnante bambouseraie de la famille Dubois située en plein coeur du pays wallon. Une jungle luxuriante où le bambou règne en maître, couvre le sol ou s’élance vers le ciel à douze mètres de haut. Difficile de croire qu’on est à quelques pas de Charleroi dans ce jardin de 30 ares, lieu d’expérimentation et de démonstration pour la pépinière. Bambou du Bois. Rue Hubert Bayet 113, 6180 Courcelles. www.bamboudubois.be.
Sachez les dompter
- Comment réussir ces plantes du bout du monde? Tous les bambous sont des plantes vivaces cultivées à l’extérieur et qui ne craignent donc pas le gel. La multiplication des plantes se fait par division des souches ou des rhizomes. Comme elles sont en container, elles peuvent être plantées durant toute l’année, sauf par temps de gel ou de grande canicule.
- Quels sont leurs besoins? La plupart des bambous aiment le soleil et la chaleur qui favorisent leur coloration et leur croissance. Seul le Fargesia nitida préfère l’ombre ou la mi-ombre. La seule chose que ces plantes détestent, c’est l’eau stagnante qui fait pourrir leurs racines. Il ne faut donc les arroser que durant les premières années de la plantation, pendant les périodes de sécheresse. Au mois de février et fin septembre, on peut répandre un engrais organique pour obtenir de plus belles cannes.
- Faut-il les tailler? La taille est inutile car le feuillage est persistant et donc ne sèche pas en hiver. On peut toutefois tailler les touffes à un mètre de haut pour obtenir un écran plus dense. De même, les bambous nains peuvent être rasés tous les ans au mois de mars pour obtenir un port plus tapissant. Tous les trois ans, on peut les faucher, cela permet d’avoir des tuteurs à bon compte!
- Comment limiter leur expansion? La plupart des bambous sont envahissants. Seul le Fargesia reste bien à sa place. Tous les autres ont des racines traçantes qui peuvent envahir toute une région du jardin. Sur une pelouse, il suffit de tondre autour de la touffe pour la maintenir dans l’espace. Dans une plate-bande, le long d’un chemin ou d’une pièce d’eau, il est indispensable de poser autour de la plante une barrière anti-rhyzomes enterrée sur 70cm de profondeur.
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Les conseils d'Agnès pour juin
Le jardin explose de fleurs et de parfums… C’est le moment de profiter des longues journées inondées de soleil et de goûter dans l’air du soir les effluves du chèvrefeuille.
Météo
L’été débute le 1er juin pour les météorologues et au solstice du 21 pour les astronomes. Avant que la rosée de la nuit la plus courte de l’année ne soit évaporée, à la fête de la Saint-Jean, on récolte les vertus bienfaisantes des fleurs et feuilles du tilleul, du millepertuis et d’autres plantes médicinales.
Tailler les haies
Après la pousse de printemps, il faut tailler les haies de buis, charme, hêtre, if, laurier ou ligustrum pour maîtriser leur croissance au fur et à mesure de leur développement. La forme idéale est un trapèze large à la base et effilé vers le haut, formant un léger dôme au sommet. Ce profil offre une aussi bonne luminosité au feuillage du bas qu’à celui du sommet.
Plantes grimpantes
Votre jardin est tout petit ? Les plantes grimpantes sont pour vous car elles occupent très peu de place au sol. En un rien de temps, elles habillent les murs, les clôtures, les treillages. Elles se révèlent d’autant plus indispensables dans un patio ou sur un balcon que bon nombre d’entre elles poussent très bien en pot et se laissent guider grâce à toute une gamme de nouveaux supports légers et adaptés aux potées. Le lierre et l’hortensia grimpant s’installent à l’ombre. Au soleil, vous choisirez un kiwi, une vigne, un campsis, un jasmin, une clématite, un rosier ou une passiflore.
Le temps des roses
Supprimez régulièrement les fleurs fanées des rosiers qui fleurissent tout l’été. Taillez après la floraison les rosiers anciens et les lianes qui ne fleurissent qu’une fois au mois de juin. Répandez une poignée d’engrais organique (Or Brun ou Secret Vert) au pied de chaque rosier, au début de l’été, une fois par mois. Evitez les engrais chimiques qui offrent un effet coup de fouet mais qui risquent d’épuiser la plante.
Au potager
Les légumes ont entre eux des affinités ou des répugnances. La pomme de terre n’apprécie pas la proximité de la courge, de l’oignon et de la tomate, mais elle se plaît en compagnie du haricot, de la fève et du chou. Semé à côté du cerfeuil, le radis devient très piquant par contre il est doux et bien ferme si vous le cultivez dans une ligne de laitue. Il ne faut jamais placer à proximité l’un de l’autre le persil et la laitue. Par contre l’ail protège les fraisiers des maladies. Sa présence semble aussi efficace paraît-il contre la cloque du pécher.
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
L'Iris dans le jardin
De nombreux amateurs découvrent les iris pendant le mois de mai pour admirer, comparer et choisir les iris avant de les commander et de les replanter dans leur jardin vers le 20 juin. Il faut que la floraison se passe pour que les rhizomes grossissent. Le rhizome qui a fleuri meurt et ce sont les rhizomes latéraux qui se développent et qui fleuriront l'année suivante. C'est le principe de multiplication végétative, ce qui permet de conserver la plante identique à la plante mère.
Dans un jardin, il faut diviser les rhizomes des iris tous les trois ou quatre ans. C'est une façon de les régénérer, comme on le fait pour certaines vivaces. Il faut les sortir de terre, séparer les rhizomes avec un petit couteau ou une serpette pour une coupe bien nette, en ne gardant que les plus forts qui se trouvent en périphérie. On taille feuilles et racines et on replante les rhizomes à fleur de terre car s'ils sont enterrés, ils risquent de pourrir. La période idéale pour diviser et planter les iris se situe entre début juillet et fin septembre.
L'iris se plait dans une situation bien ensoleillée, en sol neutre à calcaire, très bien drainé. Si la terre est légèrement acide, on doit rajouter de la chaux pour remonter le pH. Il est inutile de mettre du sable dans une terre argileuse car il ne se mélange pas bien. Il vaut mieux y incorporer copieusement du compost pour améliorer la structure du terrain et donc le drainage. L'iris est une plante rustique qui ne demande qu'un entretien modéré. L'apport d'engrais peut améliorer la floraison. Il faut absolument éviter d'épandre un engrais riche en azote qui favorise un grand développement du feuillage et augmente souvent le risque de pourriture. Après la floraison on coupe la hampe florale mais on peut laisser le feuillage.
A lire:
''Iris, choisir, planter et cultiver 350 plantes'' Richard Cayeux, Larousse Expert
Bonnes Adresses:
- Maison Cayeux- Route de Coullons – 45500 Poilly-lez-Gien – France.
Web: www.iris-cayeux.com
- Pépinière Bruno Parterre - Av. L. Froidmont 21 – 4684 Haccourt – Belgique
Web: www.brunoparterre.be
- Pépinière Joosten – Ruttensepad 7 – 8313 PM Rutten – Pays-Bas
Web: www.kwekerij-joosten.nl
Rédigé par
Magie des Jardins
Un mobilier noble et durable
Nous aimons profiter du soleil, inviter des amis pour un repas en plein air, encourager les enfants à jouer au jardin... Ces diverses activités requièrent du mobilier de jardin: tables, chaises, transats, balançoires, clôtures, ainsi que différents types d’éclairages. Bon nombre de grandes surfaces proposent toute une gamme de mobilier, parfois bien coûteux. Préférable au plastique, le bois est un produit noble conçu pour durer, mais nécessite un entretien régulier.
1) Plantez une haie en alternative à la clôture
Alternatives à la clôture en béton ou en bois, les branches d’une haie dense de feuillus dissimulent très bien le jardin, tout en laissant passer la lumière et en coupant le vent. Les feuillus sont plus indiqués que les conifères qui offrent moins de nourriture aux animaux et acidifient le sol.
2) Privilégiez le bois
Le bois et le plastique sont les deux matériaux les plus courants pour la fabrication de mobilier de jardin. Le bois présente plus d’avantages: il ne fait pas appel aux dérivés du pétrole pour sa fabrication et sa durée de vie est supérieure.
3) Choisissez des essences de bois locales et résistantes
Le châtaignier, le mélèze, le chêne sont des essences adaptées pour les terrasses et le mobilier de jardin. L’utilisation de matériaux de provenance locale permet d’éviter les transports polluants et importants consommateurs d’énergie, mais aussi de créer et préserver l’emploi local.
4) Préférez les meubles en bois labellisé « qualité environnementale » FSC
La certification FSC offre la garantie que la forêt dont il provient est gérée de manière durable. En pratique, le label visible sur le bois garantit le contrôle de la chaîne de transformation, de la forêt au produit fini, partout dans le monde. Cependant, mieux vaut se passer des bois exotiques qui nécessitent un transport coûteux et polluant. Beaucoup d’espèces exotiques sont très résistantes mais 99% des espèces sont coupées au détriment des forêts tropicales (voir aussi l’encadré ci-après).
5) Utilisez des matériaux recyclés ou de récupération
Chinez dans les brocantes, des magasins de seconde main ou surfez sur des sites Internet de troc ou de revente. Ces meubles de réutilisation sont souvent en très bon état et beaucoup moins chers que des neufs. Ils peuvent constituer un mobilier de jardin original et évitent une production inutile.
6) Traitez le bois avec des produits naturels
Si vous devez traiter la surface du bois contre les intempéries, les parasites, les rayons du soleil, la saleté ou pour éviter qu’il ne prenne une teinte «grisâtre», optez pour un traitement naturel. Vous pouvez l’imprégner d’huile naturelle dure (huile de lin), facile à appliquer. Cependant, pour résister à la salissure, il faut compléter le traitement à la cire (cires balsamiques dures ou liquides à base de cire d’abeille et de cire végétale) qui comblera les fissures du bois.
7) Utilisez un éclairage photovoltaïque
Vous pouvez utiliser un éclairage photovoltaïque pour éclairer votre jardin. Economique et écologique, la lampe de jardin solaire est équipée d’un capteur (ou panneau solaire) qui lui permet d’emmagasiner de l’énergie solaire tout au long de la journée. Cette énergie charge une batterie photovoltaïque, qui alimente la lampe pendant 8 à 15 h à une tension de 1,2 V.
Texte et conseils de Bruxelles Environnement
Balcon en fleurs
Une seule saison pour vivre, fleurir et mourir : les fleurs annuelles n’ont pas de temps à perdre. Profitez de cette véritable explosion de couleurs et de formes pour en garnir généreusement vos potées et suspensions.
La plupart des plantes de balcon sont annuelles. Elles naissent au printemps dans la chaleur d’une serre et meurent au premier froid. Entre temps, elles colorent généreusement les balcons et les terrasses durant tout l’été. Pour les installer sur votre balcon, attendez le 15 mai, lorsque les gelées ne sont plus à craindre. Si votre balcon se trouve à l’ombre, le choix des plantes se trouve réduit. Vous installerez les impatiens trapues, le fuchsia, le petit bégonia de bordure ou le gros bégonia tubéreux. Si votre terrasse est ensoleillée, à vous les pétunias et surfinias, la verveine, la sauge, le tabac d’ornement, le bacopa, le scaevola, l’anthémis ou le brachycome. Les géraniums, tagètes, lobelias et dahlias nains supportent aussi bien l’ombre légère que le soleil. Elles vous offriront une floraison ininterrompue jusqu’aux premières gelées si vous leur donnez régulièrement de l’engrais et supprimez les fleurs et tiges fanées.
Un peu de fantaisie
L’association de plantes dites classiques avec des plantes plus sophistiquées donne d’excellents résultats. Remplacez les géraniums, impatiens et pétunias par de nouvelles venues, par exemple le bidens aux fleurs en étoile jaune, le scaevola d’un bleu lumineux idéal pour les suspensions, l’hélichrysum au feuillage duveteux ou le tabac d’ornement qui sent délicieusement bon dès le crépuscule. Retenez aussi les noms des diascia, némésia, bacopa, brachycome et minulus qui apportent la pointe de légèreté indispensable à une jardinière pleine de fantaisie. Si vous disposez de peu d’espace, travaillez en hauteur. Pensez aussi aux corbeilles suspendues et aux plantes grimpantes comme les pois de senteur, la cobée, l’ipomée ou le haricot d’Espagne qui vous permettront de créer un splendide rideau de fleurs.
Lancez-vous !
- Le bon pot. Les longues jardinières avec soucoupe sont idéales pour garnir les balcons. Pour la terrasse, utilisez des pots volumineux pour offrir de l’espace à vos plantes et réduire la fréquence des arrosages.
- Le drainage. Le fond du pot doit être percé de trous pour l’évacuation de l’eau. Une couche de gravillons ou de tessons de pots cassés est déposée dans le fond du pot afin que les excès d’eau puissent s’évacuer.
- Le terreau. Investissez dans un terreau spécial pour les jardinières et plantes fleuries qui privilégie la rétention de l’eau. Il doit contenir un engrais à diffusion lente qui nourrira vos plantes pendant trois mois.
- La plantation. Remplissez le pot aux trois quarts de terreau et installez vos plantes. Couvrez de terreau et tassez la motte en laissant 3cm en dessous du bord pour recevoir l’eau d’arrosage. Arrosez généreusement pour imbiber tout le terreau.
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Les conseils d'Agnès pour mai
Le mois de mai est une époque bénie pour le jardin. Sortez binette, bêche et sécateur car tout pousse à une vitesse folle. Les fleurs et les feuillages, comme les mauvaises herbes !
Météo
Les jours se réchauffent mais une gelée peut toujours vous prendre par surprise jusqu’aux saints de glace (saints Mamert, Pancrace et Servais qui sont fêtés les 11, 12 et 13 mai). Les signes avant-coureurs d’un gel nocturne sont un ciel bleu clair à la fin d’une journée chaude et ensoleillée. Protégez les plantes fragiles avec du film horticole ou une bâche en plastique et patientez jusqu’au milieu du mois pour sortir vos plantes de balcon.
Sur le balcon
C’est au mois de mai qu’on installe les plantes annuelles (géranium, pétunia, impatiens, lobélia, verveine…) dans les pots et jardinières. Choisissez des plantes trapues et ramifiées, en boutons, pas forcément fleuries. Ne vous fiez pas à leur allure modeste. Certaines plantes comme le surfinia multiplient leur taille par dix! Les plantes vous offriront une floraison ininterrompue tout l’été si vous les arrosez et leur donnez régulièrement de l’engrais.
Plantation du rhododendron
Comme les racines du rhododendron forment une masse bien compacte, ces arbustes supportent parfaitement la transplantation même lorsqu’ils sont de grande taille et déjà en pleine floraison. Dans le trou de plantation, mélangez à la terre du jardin un sac de terre de bruyère qui convient à la culture des rhododendrons et azalées. Le trou ne doit pas être trop grand car la motte des racines est très compacte. La respiration des racines de surface étant vitale, positionnez le dessus de la motte au niveau du sol.
Grouper les vivaces
Pour faire de l’effet, les plantes vivaces doivent être plantées par groupe de 3 à 5 plantes de la même espèce. Disposez vos plantes en bandes étirées horizontalement de forme souple. Tenez compte de l’échelonnement des floraisons et de la taille des plantes. Pour obtenir un beau résultat, l’idéal est de créer trois étages en profondeur, avec les plantes basses devant, les moyennes au milieu et les plus hautes dans le fond du parterre. La plate-bande peut être adossée à un mur, à une haie ou à un groupe d’arbustes.
Semer les fleurs annuelles
Le semis est la façon la plus économique pour fleurir ses parterres. Si vous êtes débutant, semez directement en pleine terre. Les semences sont parfois extrêmement fines. Pour réussir le semis, mélangez les graines avec deux fois leur volume de sable très fin avant de les épandre. Semez très clair directement en pleine terre, à l’endroit même où vous voulez que vos plantes fleurissent. Recouvrez les sillons de terre de quelques millimètres sur les graines fines. Arrosez avec un arrosoir à pomme fine dès que la terre paraît sèche. Il n’y a plus qu’à attendre la levée des jeunes pousses.
Agnès
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Un jardin 'Nature admise' (Partie 2)
Chaque jour, des espèces disparaissent de la surface de la Terre et d’autres sont fortement menacées. Dans une Région urbanisée comme Bruxelles, la biodiversité est soumise à de fortes pressions. Nos jardins, balcons, terrasses, façades, toitures sont des éléments du maillage vert dans la ville : ils peuvent servir d’abri et de relais à la faune et la flore, et donc participer à défendre la nature en ville. Voici la suite de l'article précédent (point 1 à 8).
9) Accueillez ce qui pousse naturellement
Les graines disséminées par le vent, les oiseaux ou les insectes germent spontanément dans nos jardins si on leur en laisse l’occasion. Difficile d’entrevoir ce que va devenir une jeune plante sauvage en début de développement. Avant de la considérer comme une mauvaise herbe et de l’arracher, observez sa croissance. Elle donnera probablement de jolies fleurs… De même, il est inutile de contrarier la nature en voulant à tout prix que certaines espèces s’implantent à un endroit donné du jardin.
10) Plantez des végétaux indigènes
Vous favoriserez ainsi le bon fonctionnement de l’écosystème local. Les plantes indigènes (qui poussent à l’état sauvage dans la région) sont en relation étroite avec le milieu animal qui les entoure. Les insectes s’en nourrissent et attirent à leur tourµles oiseaux ou les petits mammifères. Une grande diversité d’espèces végétales indigènes attire donc une grande diversité d’espèces animales, se nourrissant les uns des autres. Les plantes sauvages sont aussi plus résistantes face aux maladies et parasites et ne nécessitent pas d’engrais.
11) Choisissez des plantes à nectar et à baies
Les fleurs nectarifères (produisant du nectar) attirent les insectes pollinisateurs (qui transportent le pollen).
Pensez par exemple à la jonquille, à la vipérine, au pissenlit, à la reine-des-prés… Les plantes ou arbustes qui donnent des baies régalent les oiseaux (cassis, groseillier, sureau, sorbier, …). Pour avoir des fleurs en toutes saisons, cultivez des plantes à floraison précoce (bulbeuses, crucifères,…) et à floraison tardive (légumineuses,…).
12) Evitez les plantes exotiques
De nombreux Bruxellois aiment acheter et introduire des plantes étrangères, voire en rapporter de leurs voyages lointains. Un certain nombre de plantes exotiques sont invasives et présentent des risques: elles déstabilisent notre écosystème et sont d’autant plus envahissantes qu’elles ne trouvent pas de prédateurs ou de parasites naturels dans le milieu où elles ont été introduites. Elles peuvent donc parfois constituer une menace pour la biodiversité indigène.
13) Informez-vous sur la toxicité de certaines plantes
Il n’y a pas davantage de plantes toxiques parmi celles qui poussent naturellement que parmi celles que l’on achète chez un horticulteur et que l’on plante soi-même. Toutefois, renseignez-vous et ne plantez pas les comestibles à côté des toxiques. Vous-même et surtout vos enfants pourraient ne plus faire la différence…
14) Préférez les plantes vivaces
Tandis que les plantes annuelles doivent être remplacées chaque année, les vivaces se maintiennent et continuent à se développer dans le temps. Elles refleurissent chaque année sans qu’il soit nécessaire d’en replanter. Parmi les plus connues : le muguet, le géranium, la primevère, la véronique, etc.
15) Verdurisez votre façade
Installez des plantes grimpantes adaptées à notre climat. Il suffit de leur réserver une petite surface de terre à la base de votre façade en retirant une ou deux dalles du pavement (avec l’accord de la commune, et du propriétaire si vous êtes locataire). Pour les murs un peu dégradés, préférez des plantes grimpantes « inoffensives » - comme le chèvrefeuille ou la vigne vierge - à celles à crampons – comme le lierre - qui risquent d’abîmer davantage les joints de ciment.
16) Accueillez la nature aux balcons
Pensez aussi à planter en pots ou jardinières sur vos appuis de fenêtre, terrasses et balcons. Choisissez les variétés de plantes selon l’ensoleillement de votre façade. Même à l’ombre, nombre d’entre elles s’y plaisent. Choisissez des espèces résistantes et préférez les vivaces, qui repoussent chaque année, aux annuelles qu’il faut replanter. Outre l’aspect esthétique, vous connaîtrez les joies du jardinage sans jardin, créerez un espace agréable pour les oiseaux et papillons et assurerez un peu de fraîcheur en été.
Texte et conseils de Bruxelles Environnement
Les conseils d'Agnès pour avril
Cette fois ça y est, la belle saison est arrivée! Les bourgeons éclatent de sève et la pelouse reverdit. C’est le moment des dernières plantations et des premiers semis…
Météo
Si la pluie d’avril est indispensable pour les futures récoltes, on enregistre aussi durant ce mois les plus fortes hausses de température. Les jardiniers ont l’habitude de dire qu’il faut patienter jusqu’à ce que la terre ne colle plus aux bottes avant de commencer les semis au potager.
Gazon
Le premier passage de la tondeuse lui donne un air propre, même s’il n’y a pas encore grand chose à couper. Soignez les contours en rafraîchissant à la bêche les limites des bordures. Passez le scarificateur pour aérer le sol tassé par le gel et les pluies d’hiver. Si votre pelouse est envahie par la mousse ou le trèfle, traitez votre gazon avec un produit anti-mousse, un engrais spécifique ou un produit à base de calcaire qui va corriger le taux d’acidité. Il contient souvent du magnésium qui permet d’obtenir un gazon bien vert.
Au potager
La rotation des cultures permet de ne pas cultiver le même légume ou un légume de la même famille au même endroit pendant plusieurs années. La rotation s’étale sur trois, quatre ou cinq années consécutives. Ce système qui épuise moins la terre offre un meilleur rendement des récoltes. Les premiers semis de ce mois sont les radis, le persil et le cerfeuil qui relèvera votre potage. Vous pouvez semer aussi une laitue de printemps, les carottes, les poireaux, les épinards, le fenouil et le céleri. Terminez la plantation des pommes de terre hâtives mais protégez les tubercules du gel à l’aide d’un paillis.
Plantations en conteneur
S’il est trop tard pour planter un buisson à racines nues, la production de plantes en conteneur (pot en plastique) ou en tontine (filet entourant la motte de terre) vous laisse encore tout le temps pour vos plantations de buissons, plantes grimpantes, conifères et rosiers. Trempez la motte (encore dans son pot) dans un seau d’eau jusqu’à saturation. Le pot en plastique doit ensuite être enlevé. Si la motte est entourée d’une toile, dénouez le filet que vous pouvez laisser au fond du trou.
Un binage vaut deux arrosages
Dans un sol compacté et dur comme une croûte, l’eau a tendance à s’échapper par de fines crevasses. Pour stopper la capillarité du sol, il faut émietter finement la terre en surface. L’eau de pluie ou d’arrosage reste ainsi dans la terre, ce qui est tout bénéfice pour la croissance des plantes. Le binage élimine également les mauvaises herbes qui arrivent au printemps, semées par le vent. Pour remuer la terre et casser la croûte, utilisez une binette, c’est à dire un outil à long manche terminé par une lame droite, ou une griffe à trois dents.
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Tressez l'osier vivant
L’osier vivant plie mais ne rompt pas. De plus en plus en vogue dans les jardins, il se plie à toutes vos envies. Prêt à toutes les extravagances, il dessine des haies graphiques, des gloriettes ou des igloos amusants et faciles à réaliser.
Léger, souple et d’une surprenante vitalité, l’osier est le matériau le plus poétique que la nature ait inventé. L’osier est le nom donné à une jeune pousse de saule. Il se récolte sur le saule blanc commun (Salix alba), doré (S. alba vitellina), pourpre (S. purpurea), brun olive (S. triandria) ou vert (S. viminalis). L’osiériculteur récolte chaque hiver de jeunes pousses qui peuvent atteindre trois mètres de longueur en une saison. Pour les conserver, on les lie en bottes et on les installe à l’ombre dans quelques centimètres d’eau où ils commencent déjà à former des racines. Plantés en terre sous la forme de fraîches boutures, ces bâtons s’enracinent et se couvrent de feuilles, formant une clôture vivante, une haie tressée ou une cabane d’enfant. C’est magique !
Plantation, mode d’emploi
Le plus simple, c’est de récolter au mois de mars la coupe des tiges souples des saules têtards qui poussent le long de nos rivières. Les branches sont affûtées en biseau dans leur partie inférieure puis plantées dans un sol riche et humide à 20cm de profondeur, tous les 15cm alignés dans une petite rigole. On peut les grouper par deux, trois ou cinq brins qui sont courbés, tressés et liés avec du raphia. S’ils sont bien arrosés, les pieds s’enracinent en quelques semaines et deviennent de plus en plus épais et solides au fil des années.
Un peu de fantaisie
- Treillage en losange: on forme deux rangs obliques en sens inverse, un vers la droite, l’autre vers la gauche. Les branches sont tressées au fur et à mesure de façon à former des mailles ajourées.
- Gloriette et berceau: de longs rameaux sont repiqués puis recourbés en arc et mis en forme à l’aide d’une structure en fil de fer ou en gaulettes de châtaignier. On peut aussi les entrecroiser en losange pour former un berceau recouvert de verdure.
- Tronc torsadé: six rameaux pris deux à deux sont tressés comme la tresse d’une coiffure. On maintient la tresse sur un tuteur en bambou avec des liens en raphia. Au fil des ans, les brins finissent par se souder entre eux.
Une taille régulière
Quelques coups de sécateur à la fin de l’hiver permettent de garder lisible le dessin d’origine. On effectue la coupe au ras des tiges principales. Durant toute la belle saison, les jeunes pousses sont raccourcies au taille-haie à 15cm afin de donner de l’épaisseur à la haie. Si vous ne taillez pas, la haie a tendance à se dégarnir du pied et à produire au sommet une végétation aussi anarchique qu’exubérante.
Où trouver de l’osier ?
De Vos Salix, Eksaarde-Dorp 19 à 9160 Eksaarde (Lokeren). Tél. 09 346 80 40. www.devossalix.be .
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Un jardin sain sans pesticides (Partie 2)
Voici la suite de notre premier article.
Nous vous avons parlé de comment faire pour avoir un beau jardin sans pesticdes. Diversifier vos plantations, planter des couvre-sol, de ne pas chasser automatiquement les mauvaises herbes, de retirer manuellement la végétation indésirable, de nettoyer le sol quand cela s’avère utile et de tailler si nécessaire.
Voici les points suivants (de 7 à 12), accompagnés de quelques bonnes recettes pour votre jardin.
7) N’éliminez pas systématiquement les insectes « dérangeants »
Une multitude d’insectes et d’araignées vous sont peut-être désagréables mais participent à la biodiversité, à la pollinisation et servent de nourriture aux oiseaux. De plus, la majorité des araignées ne piquent pas, de même que de nombreux insectes,comme les faux bourdons ou abeilles mâles, les syrphes, coléoptères, libellules, papillons.
8) Placez des pièges ou des barrières contre mouches et limaces
Contre les limaces, utilisez comme pièges des gouttières remplies d’eau, des bouteilles en plastique coupées en deux autour des semis. Vous pouvez aussi placer des planches ou des pelures d’agrumes disposées sur la terre : les limaces s’y installent par dessous et vous pouvez les ramasser régulièrement. Contre les mouches, utilisez des filets spéciaux (à mailles fines pour éviter que les oiseaux s’y trouvent coincés) qui sont une bonne parade, notamment pour protéger carottes et choux.
9) Favorisez la présence d’animaux insectivores
• Mésanges, fauvettes, pics, rouges-gorges et bien d’autres oiseaux sont des insectivores très efficaces. Ils seront attirés dans votre jardin s’ils y trouvent une variété d’arbres et d’arbustes ou, pour certains, des nichoirs.
• Grenouilles, crapauds, tritons,… vous débarrassent des vers, mouches et petites limaces dans les zones plus humides. Ils éliront domicile dans une mare naturelle et s’abriteront sous un vieux tas de bois ou de pierres.
• Dans certains quartiers verts et avec peu de trafic, il est possible d’accueillir des hérissons. Ils se nourrissent d’une quantité considérable de limaces et d’escargots. Aménagez-leur un abri sous un tas de branchages et de feuilles mortes.
• La chauve-souris chasse des insectes en été, parfois des araignées. Ménagez-lui un gîte. Une brochure sur ce sujet existe à Bruxelles Environnement : 02/775 75 75.
10) Comptez sur les insectes prédateurs de parasites
• Les coccinelles et leurs larves dévorent pucerons et cochenilles.
• Les syrphes sont d’actifs pollinisateurs et leurs larves sont de grosses dévoreuses de pucerons
et autres parasites. Pour les attirer dans votre jardin, il existe différents modèles d’abris, par exemple un bloc de bois percé de trous.
• Les forficules ou « perce-oreilles » avalent larves, œufs d’insectes, pucerons et petites araignées rouges.
11) Cultivez des plantes efficaces contre les indésirables
Certaines plantes, souvent à odeur forte, éloignent les «pestes» ou les attirent à elles et peuvent donc les détourner des autres plantes.
12) Utilisez des préparations «maison» à base de plantes
Si la prolifération de parasites ou d’insectes indésirables devient préoccupante, utilisez des préparations « maison » comme des macérations de végétaux (ortie, prêle, tanaisie, ...) qui ne sont pas nocives pour l’environnement.
Recettes:
Limaces : plongez 500 grammes de feuilles fraîches de rhubarbe dans 5 litres d’eau bouillante. Portez à ébullition et éteignez le feu. Laissez infuser au moins 24 heures et pulvérisez le liquide non dilué.
Pucerons : faites macérer 1 kg d’orties dans 10 litres d’eau de pluie pendant 3 jours. Diluez le purin obtenu dans 10 litres d’eau de pluie. Pulvérisez ou arrosez-en vos plantes attaquées par les pucerons.
Vermine et champignons (oïdium, mildiou, armillaire) : laissez macérer dans 10 litres d’eau de pluie 300 grammes de feuilles fraîches de tanaisie pendant 5 à 6 jours. Filtrez le purin obtenu et diluez-le dans 2 litres d’eau. Pulvérisez sur les plantes. Autre recette : laissez macérer pendant 24 heures 100 grammes de feuilles de prêle dans 3 litres d’eau. Faites bouillir la décoction pendant 20 minutes. Laissez refroidir et pulvérisez sur les plantes.
Texte et conseils de Bruxelles Environnement
Balcon de printemps
Le printemps arrive, le printemps est là! Avec un peu de fantaisie, quelques pots et des fleurs précoces, plantez un décor haut couleur sur la terrasse ou le balcon. Effet immédiat garanti!
Sur les marchés, dans les jardineries et les grandes surfaces, les fleurs printanières arrivent en force ce mois-ci. Jacinthes, narcisses, tulipes et muscaris cultivés en pot bourgeonnent et sont prêts à fleurir. C’est le bon moment pour les acheter car les fleurs dévoilent déjà un peu de leur couleur. Il suffit de les rassembler dans une coupe ou un cache-pot pour obtenir un décor printanier coloré. Combinez les plantations avec des fleurs bisannuelles telles que les pensées, primevères, pâquerettes, oeillets de poète et myosotis présentés en barquettes ou en larges plateaux colorés. Vaillantes, toutes ces fleurs précoces se moquent du froid et du gel qui risquent encore de sévir.
La base parfaite
Les pots ne doivent pas êtres trop profonds car les fleurs printanières sont relativement petites. Pour un effet immédiat, les plantes seront installées très proches les unes des autres de manière à cacher complètement la terre. Tassez bien le terreau autour des mottes afin de faciliter l’enracinement. A condition d’arroser pendant les périodes de sécheresse et de donner régulièrement un peu d’engrais pour plantes fleuries, ce décor printanier restera attrayant durant plusieurs semaines.
Les fleurs du printemps
- La primevère: Jolie messagère du printemps, c’est la plante idéale pour des compositions saisonnières en pot. Elle apprécie la mi-ombre et un sol bien drainé et riche en matières organiques. Les espèces vivaces se divisent après la floraison pour multiplier la plante.
- La pâquerette: Ses petites rosettes de feuillage frais se couvrent de mars à juin de pompons aux couleurs tendres, blanc, rose vif ou rouge vineux. Traitée en bisannuelle, la plante est jetée après la floraison.
- La pensée: Elle s’installe sur le balcon pour de longs mois de floraison. Les larges fleurs des pensées hybrides se déclinent dans toutes les couleurs, lumineuses ou parfois très foncées. Certaines sont bicolores, à pétales frisés ou à petites fleurs, comme une violette.
- Le narcisse: Les bulbes cultivés en pot sont prêts à fleurir tout de suite. Pour une composition de dernière minute, choisissez les narcisses ‘Tête à Tête’ ou ‘February Gold. Si vous dépotez la plante, veillez à ne pas briser la motte afin de ne pas abîmer les racines très fragiles.
- Le myosotis: Cette charmante fleur bisannuelle est la compagne idéale des bulbes printaniers. Semée à la fin de l’été, elle passe l’hiver sous forme de rosettes de feuilles et fleurit au printemps suivant.
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Les conseils d'Agnès pour mars
C’est le printemps! La terre se réchauffe sous la caresse d’un soleil plus généreux et il nous vient des envies de fleurs et de verdure à profusion. C’est le moment où jamais de préparer la belle saison.
Météo
Le 21 mars est le jour officiel du printemps mais la nature est parfois un peu en avance. Les escargots et les limaces sont de retour et les forsythias sont presque en fleurs. Il faut se dépêcher de faire les dernières plantations des arbres, arbustes et rosiers à racines nues car dans quelques semaines, il sera trop tard!
Sur le balcon
Les jardineries nous proposent sans cesse de nouvelles plantes qui célèbrent le printemps. Pour fleurir les pots et jardinières, vous ne résisterez pas aux petites pensées, primevères, violettes et pâquerettes qui résistent bien au froid. Installez quelques touffes de myosotis, giroflées et oeillets de poètes qui fleuriront dans quelques semaines. Peu exigeantes, ces plantes vaillantes fleuriront votre terrasse jusqu’au mois de mai, moment où elles seront remplacées par des plantes estivales.
Le mois de la taille
La taille des arbustes ne devrait se pratiquer que dans le but d’éliminer des branches malades, mal formées ou gênantes ou pour diminuer le volume d’un buisson devenu trop volumineux. En élaguant à tour de bras, on obtient souvent une croissance trop vigoureuse au détriment des fleurs. On peut tailler assez court les buissons qui fleurissent en été. Pour les buissons à floraison printanière (avant fin juin), la taille qui est plus légère se fait toujours après la floraison.
Le coin pouponnière
Semer, bouturer, acclimater, rempoter… L’idéal pour créer un petit coin nursery, c’est de s’offrir une serre ou un châssis vitré. A défaut, les cloches maraîchères en verre sont efficaces pour protéger les plantes sensibles au froid et à l’humidité. Les tunnels de forçage en plastique sont faciles à mettre en oeuvre et bon marché. Captant l’énergie solaire, ils améliorent le rendement des cultures précoces. C’est une très bonne protection contre les petites gelées qui peuvent survenir jusqu’au milieu du mois de mai.
Plantation des rosiers
Jusqu’à la fin du mois de mars, vous trouverez en pépinière un grand choix de rosiers à racines nues. Avant la plantation, raccourcissez les tiges et les radicelles pour favoriser la reprise. Il faut ensuite «praliner» les racines, c’est à dire les plonger dans une eau boueuse pour les humidifier. Creusez un trou et mélangez à la terre du jardin du terreau et de l’engrais organique. Placez le rosier en enterrant à 3cm au-dessous de la surface du sol le renflement de la greffe situé à la base du tronc. Arrosez et tassez la terre en surface.
Agnès
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Comment avoir un beau jardin sans engrais chimiques (Part 2)
Suite de l'article de Bruxelles Environnement pour avoir un beau jardin sans engrais chimiques. Il y a quelques règles simples à respecter !
Comment ? (Étapes de 6 à 10)
6/ Ameublissez le sol
Une terre bien préparée permet de mélanger le compost, d’éliminer les herbes indésirables et ensuite de planter. Cette préparation évite une grande part d’interventions chimiques inutiles et néfastes à l’environnement. Ameublir le sol consiste à le « travailler » sans le retourner en profondeur. Choisissez une grelinette (ou fourche à bêcher), grâce à laquelle la terre est aérée sans être retournée violemment, ce qui nuit à son activité biologique.
7/ N’achetez pas de terreau avec tourbe
Les lieux marécageux où on la prélève comme engrais sont fortement endommagés par cette exploitation. La tourbe se constitue très lentement par fermentation, à raison d’1 mm d’épaisseur par an : on ne peut donc pas la considérer comme une ressource renouvelable. Vérifiez sur l’emballage que le terreau que vous achetez ne contient pas de tourbe (certains bénéficient d’ailleurs du label écologique européen pour cette raison).
8/ Bannissez tout engrais chimique
Un certain nombre d’engrais chimiques contiennent des métaux lourds, comme du plomb, du mercure ou du cadmium. Transmis aux végétaux, ils peuvent contaminer l’ensemble de la chaîne alimentaire. De plus, les procédés industriels de production d’engrais chimiques consomment énormément d’énergie non renouvelable. Méfiez-vous particulièrement des produits « miracles » qui promettent une pousse spectaculaire : ils épuisent ou fragilisent les plantes et leur durée de vie en est réduite.
9/ Favorisez les engrais verts
Si le meilleur engrais naturel est le compost « maison », il est aussi intéressant de cultiver des plantes qui permettent ’améliorer la qualité et la fertilité du sol. On les appelle « engrais verts » car elles peuvent fixer l’azote de l’air, absorber les nitrates, produire l’humus et étouffer les herbes indésirables. Ainsi le trèfle, le pois, la moutarde, le colza ont ces propriétés.
10/ Apprivoisez les mousses
Les mousses peuvent être décoratives dans certaines parties de notre jardin. Elles sont aussi très utiles, par exemple pour la construction de nids de nombreux oiseaux de chez nous. Cependant, si vous souhaitez une pelouse sans mousse, n’utilisez pas de produits anti-mousse. Saupoudrez la surface avec du compost, scarifiez le sol et évitez de tondre trop ras.
Texte et conseils de Bruxelles Environnement
Les conseils d'Agnès pour janvier
Silence, le jardin se repose et joue les marmottes. Ne dérangez pas les plantes car elles ont besoin de ce sommeil hivernal.
Météo
Le froid de janvier participe à l’équilibre de la nature et donc à la réussite de votre jardin. La neige constitue un isolant naturel qui protège les végétaux fragiles des plus fortes chutes de température qui peuvent survenir ensuite. Le gel lui-même est un allié du jardinier car il améliore la structure des terres lourdes et enrichit le sol en éléments minéraux assimilables par les plantes.
Sur le balcon
Qui pourrait croire que l’hiver est rempli de couleurs? Même au balcon, il fait le beau. Grâce à leurs feuillages persistants, les fusains panachés, gaultherias, véroniques arbustives, pieris et de nombreux conifères nains nous offrent un décor attrayant durant tout l’hiver. Rajoutez une touche de couleur avec une touffe de bruyère et une belle hellébore. Installez-les dans une jardinière garnie de terreau.
Planter en hiver
Les plantations des arbres et des buissons en hiver ne causent que peu de traumatisme à la plante à condition d’éviter les périodes de gel. Pour améliorer la structure du sol et faciliter l’installation des racines, ajoutez dans le trou de plantation un sac de terreau horticole ou un peu de tourbe mélangée à du compost ou de l’engrais organique. Installez la plante, fermez le trou et aménagez autour du pied une petite cuvette pour faciliter l’arrosage.
Enrichir le sol
C’est en hiver qu’il faut «donner de l’amour à sa terre», comme disent les vieux jardiniers. Lessivée par les pluies et la neige, épuisée par les récoltes, les floraisons et les fructifications, la terre des massifs et du potager s’appauvrit au fil des saisons. Pour l’enrichir, offrez-lui des amendements, de la poudre de roches, du fumier de bovin ou un compost mûr en couverture de sol. Enfouis plusieurs semaines avant le printemps, ces amendements auront le temps de s’incorporer au sol pour l’enrichir et l’assouplir.
Cendres de bois
Récupérez les cendres des feux de cheminée pour les incorporer à votre compost ou les répandre directement au pied de vos arbustes. Excellent complément aux engrais traditionnels, les cendres sont riches en potasse et en acide phosphorique. Chez les végétaux, le potasse régule la circulation de la sève et renforce leur résistance aux maladies.
La saison des écorces
Quand les arbustes ont perdu leurs feuilles, c’est l’occasion de redécouvrir la beauté de leurs rameaux. Voici les plus décoratifs, à planter sans tarder dans votre jardin.
- Cornouiller: Cornus alba ‘Kesselringii’ (noir pourpre), C. alba ‘Sibirica’ (rouge corail), C. sanguinea ‘Winter Beauty’ (rouge orange), C. stolonifera ‘Flaviramea’ (jaune verdâtre), C. stolonifera ‘Kelseyi’ (brun pourpre).
- Erable: Acer capillipes (stries blanches), A. davidii ‘Rosalie’ (vert rayé de blanc), A. griseum (brun cannelle en copeaux).
- Bouleau: Betula albosinensis (orange), B. ermanii (blanc jaune), B. nigra (brun foncé), B. papyrifera (blanc).
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Les yeux de la nuit
Des yeux jaunes qui sondent la nuit, une tête ronde capable de tourner sur 180° et un plumage soyeux qui atténue les vibrations de l’air… chouettes et hiboux sont bien équipés pour chasser la nuit. Chouettes ou hiboux, mais voilà la question ? Les premières sont dépourvues de plumeaux à la place des oreilles alors que les hiboux en ont. Chez nous, ce sont de loin les chouettes les plus communes. En forêt, c’est la chouette hulotte avec son hululement typique qui est la reine. A la campagne, c’est sa cousine la chouette effraie qui lui vole la vedette. Et dans les bocages et vergers, c’est la toute petite chouette chevêche qui y a installé ses pénates. Mais la superstar est sans conteste le hibou grand-duc qui vit dans les carrières et les falaises. Avec plus d’un mètre et demi d’envergure, il est capable de s’attaquer à de plus grosses proies comme des jeunes renards, des chats, des écureuils…
Plus d’infos sur les rapaces nocturnes sur http://www.aves.be
Un petit coup de pouce pour les chouettes et hiboux…
Envie d’un jardin accueillant pour les chouettes? Alors, laissez des refuges naturels au jardin (tas de bois mort, compost, bosquets d’épineux…) qui permettront aux petits mammifères (mulots, musaraignes…) de s’installer pour ensuite servir de casse-croûte aux chouettes.
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour y observer des chouettes ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo: René Dumoulin
Planter un arbre
Planter un arbre est un geste rituel qui nous projette dans l’avenir. L’arbre que vous allez acheter est encore un bébé et il va prendre de l’ampleur. Songez à l’emplacement que vous lui réserverez et tenez compte de sa croissance future. Pensez à l’ombre que l’arbre portera. S’il est planté trop près de la maison, il risque un jour de vous priver de lumière.
A quelle époque planter? On plante les arbres à racines nues durant l’hiver (hors périodes de gel) de fin novembre jusqu’au mois de mars. En automne, les plantes entrent en période de repos (dormance), leur métabolisme se ralentit. C’est la meilleure période pour planter les arbres et les buissons car l’arbre ne subit aucun stress. Les racines ont le temps de s’installer pendant l’hiver et de produire de nouvelles radicelles pour un bon démarrage au printemps.
Que choisir en pépinière? Pour ne pas vous tromper, achetez votre arbre chez un pépiniériste qui connaît bien son métier et qui prendra le temps de vous aider à faire le bon choix. Renseignez-vous sur la silhouette et la taille adulte de l’arbre. Pensez aussi à la beauté des écorces, des floraisons et des feuillages. Les racines doivent être pourvues de radicelles qui assureront un bon ancrage dans la terre.
Comment planter?
- Le trou de plantation doit être aussi grand que possible et donc nettement plus large et profond que la motte (environ 80cm de large sur 60cm de profondeur). Plus le trou est grand, mieux se fera la rétention d’eau et plus rapidement se développeront les racines.
- Ameublissez le fond du trou et les côtés en griffant la terre. Si vous rencontrez une couche dure et imperméable, il faut absolument briser celle-ci. Mélangez à la terre du trou un peu de terreau et un engrais de fond ou un fertilisant organique type compost.
- Rafraîchissez les racines en taillant légèrement leur pointe. Taillez aussi la couronne de l’arbre si elle ne l’est pas. Il faut réduire la longueur des rameaux existants de moitié en choisissant à leur extrémité un oeil positionné vers l’extérieur.
- Placez l’arbre en étalant ses racines. Ne plantez pas trop profondément, le collet devant se situer au niveau de la surface du sol. Le haut des racines après plantation doivent être recouvert de 5 cm de terre maximum.
- Plantez un tuteur au milieu du trou. Attachez-le avec des sangles souples, de préférence garnies de caoutchouc en faisant un huit entre le tuteur et l’arbre.
- Comblez le trou avec le reste de terre. Basculez légèrement le tronc de droite à gauche afin que la terre glisse bien entre les racines et que l’arbre reste à la bonne hauteur. Tassez la terre à la botte. Aménagez une cuvette pour pouvoir arroser le pied de l’arbre.
- Arrosez copieusement (même s’il pleut) pour souder les racines au sol. Recouvrez le sol avec un paillage nutritif, compost grossier, paille, feuilles mortes, déchets de tonte, en évitant les écorces de pin car ils acidifient la terre.
Agnès
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Jardinière et Journaliste
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines.
Un architecte aquatique et bénévole
Avec sa queue plate et ses quenottes inégalables, le castor est le plus gros rongeur européen et attire généralement la sympathie du public. Mais au Moyen-âge, c’était surtout sa viande et sa fourrure que l’on appréciait… au point de mener l’espèce à l’extinction ! Le dernier individu fut observé vers 1890. Intégralement protégé, le castor a été réintroduit de manière clandestine dans les années 90. Parfaitement bien acclimaté, la population belge actuelle dépasse les 200 individus. C’est en hiver qu’il est le plus facilement réparable… du moins ses traces laissées sur les arbres des berges des cours d’eau. Exclusivement végétarien, c’est un architecte et un bâtisseur hors norme ! S’il construit parfois des barrages, c’est pour inonder des petites vallées afin d’accéder aux arbres sans devoir quitter l’eau.
Plus d’infos sur le castor sur http://biodiversite.wallonie.be/especes/ecologie/mammiferes/castor.html
Un petit coup de pouce pour le castor…
La maison du castor, c’est la rivière et donc l’eau. Alors, ayez des comportements respectueux du milieu aquatique. Utilisez des produits écologiques pour la vaisselle, la machine à laver, les toilettes… Ne plantez pas d’espèces invasives capables de quitter votre jardin et d’envahir les berges des cours d’eau. Plus d’infos sur www.natagora.be/plantesinvasives.
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin sans nuire aux espèces sauvages des cours d’eau comme le castor ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo: Jean Marie Poncelet
Plantez les arbustes printaniers à floraison précose
Profitez encore de ses belles journées d'automne pour planter les arbustes qui fleuriront précocement dans votre jardin au printemps prochains. Vous pouvez encore les planter au delà du 25 novembre, à la Sainte Catherine ou tout bois prend racine, jusqu'aux grandes gelées hivernales.
Les arbustes à racines nues qu'ils soient caducs ou persistants tel que les Pieris, Grévilleas, Cornilles et Choisyas aiment être mis en place quand le sol est encore plus au moins chaud.
Sinon les autres arbustes, vendus en conteneur, se plantent tout au long de l'année. Du moment qu'ils bénéficient des pluies de l'automne pour s'enraciner et s'établir avant les premiers froids. Ils ne seront que plus beaux au printemps prochains avec une première belle floraison selon les cas.
A côté des classiques arbustes à floraison printanière éblouissante, certaine espèces offrent d'autres qualités. Ce sont par exemple les arbustes avec une belle écorce décorative toute l'année, tel que de nombreux Cerisiers à fleurs ou Prunus. D'autres arbustes ont un feuillage séduisant avec des superbes teintes automnales. C'est le cas de l'Amélanchier Laevis ou des Vibernums à fleurs blanches tel que le Vibernum Pulus Roseum et le Vibernum Plicatum Watanabé.
Regroupez ses beaux arbustes sur fond de Liquidambar et Acer pour qu'au printemps coloré succède un automne flamboyant.
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Magie des Jardins
Planter les conifères
Vous aimez les conifères? L’automne est le bon moment pour les planter, avant que les froids ne surviennent. Notez que si vous ne pouvez le faire avant l’hiver, vous pourrez planter en mars. Achetez de jeunes sujets en motte ou en conteneur, leur reprise sera garantie.
Que choisir en pépinière?
Renseignez-vous sur la taille adulte de la plante, car le sapin tout mignon dans son pot peut devenir un géant. De nombreux conifères sont vendus comme arbustes nains pour bordure ou rocaille alors que leur taille adulte dépassera souvent 3 mètres de haut! Méfiez-vous aussi de certaines formes étalées comme les genévriers qui peuvent prendre au fil des ans une ampleur considérable. Si vous plantez un pin ou un cèdre, plantez-le à bonne distance de la maison.
Quel est le sol idéal?
La plupart des conifères apprécient un terrain léger et bien drainé. Leur nature les porte à s’installer plus volontiers en terrain légèrement acide et certains ont du mal à s’adapter aux sols calcaires. Si c’est le cas de votre terrain, faites un apport de terre de bruyère ou de tourbe au moment de la plantation. Cet apport sera également bénéfique si votre sol est lourd et argileux. En terrain calcaire et sec, vous pouvez opter pour des espèces qui les acceptent, comme les genévriers ou les ifs. En terrain très humide, essayez de planter en butte, en remblayant le terrain. Vous limiterez ainsi l’asphyxie des racines en hiver.
Comment les planter?
Commencez par immerger complètement la motte dans un seau pour bien l’imbiber et favoriser la reprise. Pendant ce temps, creusez un trou de plantation d’un volume triple que celui de la motte. Ameublissez le fond du trou à la fourche-bêche en rajoutant une couche de terreau amélioré d’engrais à décomposition lente. Disposez la plante en plaçant le dessus de la motte au niveau du terrain. Si l’arbuste est entouré d’une tontine en toile, dénouez-la délicatement, mais elle peut rester dans le fond du trou. Rajoutez les trois quart de la terre de déblai et arrosez copieusement en réalisant une cuvette de terre autour de la plante. Refermez le trou avec le reste de terre et tassez le pied de la plante à la botte. Terminez en griffant la surface du trou pour éviter qu’une croûte sèche ne se forme.
Doit-on les tailler?
Les pins, les piceas et les abies supportent très mal la taille. Limitez-vous à supprimer les branches mortes ne sachant qu’ils ne se regarniront pas. Pour d’autres espèces, par exemple les ifs, thuyas et chamaecyparis, la taille est bien supportée. Pour entretenir une haie, taillez à la fin du mois de juin, à la fin de la pousse printanière. On peut aussi effectuer une taille à la fin de l’hiver, avant le bourgeonnement des brindilles, pour conserver une forme plus compacte.
Agnès.
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Agnès Speeckaert
Jardinière et Journaliste
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines.
Sauvons nos pommes !
Gueule de moutons, Reinette étoilée, Belle fleur… sont quelques noms d’anciennes variétés de pommes qui ont bien failli disparaître. Savez-vous qu’au 19ème siècle, la Belgique comptait plus de 1.100 variétés différentes de pommes et de poires. Mais si en 1950, on comptait encore plus de 20.000 ha de verger hautes-tiges de production, en 1978 on en comptait plus que 800 ha ! Les primes pour l’arrachage des haies et des fruitiers ne leur ont laissé aucune chance ! Mais aujourd’hui, conscient de notre patrimoine culturel et naturel, des communes, des associations et la Région wallonne se mobilisent pour les sauver. Et à juste titre, de nombreuses espèces animales y trouvent des refuges naturels. On citera l’emblématique chouette chevêche, la plus petite chouette de notre pays, qui aime faire son nid dans les cavités des branches mortes des fruitiers et des saules têtards.
Plus d’infos sur les fruitiers et les vergers sur www.natagora.be/verger
Un petit coup de pouce pour les arbres fruitiers…
Envie d’un jardin avec des arbres fruitiers ? Alors replantez des arbres fruitiers adaptés à votre terrain. Néflier, cognassier, groseilliers seront parfaits dans les petits jardins alors que les pommiers, poiriers, cerisiers et pruniers hautes-tiges trouveront leur place dans les plus grands. Dans tous les cas, préférez des variétés anciennes adaptées à votre région !
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin en replantant des fruitiers ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo: Franck Hidvegi
Des mal-aimés au secours du jardinier
Avec leur 350 millions d’années, elles n’ont rien à envier à leurs amis les dinosaures. Car elles sont toujours là à nos côtés ! Et en Belgique, on en compte plus de 700 espèces différentes. Les araignées, ces mal-aimés, devraient donc être respectées. La toile d’araignée est une prouesse de la nature qui combine élasticité et résistance. Les fonctions de la toile sont multiples : emballage des œufs, fil de déplacement, soies de couverture et capture des proies. D’ailleurs, savez-vous que les épeires diadèmes, appelées plus communément croix blanches, capturent plus de 2 kg d’insectes par hectare. Les araignées sont ainsi d’un précieux secours pour le jardinier en herbe qui peut les remercier de nettoyer son jardin des nombreux insectes ravageurs qui guettent légumes, roses et autres fleurs colorées.
Plus d’infos sur les araignées sur http://www.foretwallonne.be (Numéros 41 - Mars 1999)
Un petit coup de pouce pour les araignées…
Envie d’un jardin accueillant pour les araignées ? Alors diversifiez votre jardin ! Pelouse tondue et haie de thuyas ne sont pas les amis de la biodiversité ! Plantez des arbustes à baies de nos régions, semez des fleurs mellifères, creusez une mare naturelle sans poisson… araignées, papillons, criquets et autres petits animaux vous en remercieront.
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour y favoriser les araignées ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo: Sandrine Maon
Un petit air du Sud
Un soleil caniculaire, des températures qui montent en flèche et des odeurs de Provence ! Les plantes des pelouses sèches nous plongent directement au pays de Pagnol. Adaptées au sol rocailleux et à la sécheresse, ces plantes se localisent surtout dans les régions calcaires de notre pays, en Famenne et en Gaume. Ces pelouses sèches sont intégralement protégées et font parties du Réseau Natura 2000 (http://natura2000.wallonie.be). Mais pourquoi les protéger ? Parce que ces pelouses font parties des milieux naturels abritant le plus d’espèces. Nombre d’entre elles sont aujourd’hui menacées à cause de l’abandon des pratiques agropastorales ou, à l’opposé, de l’intensification de l’agriculture. Natagora participe activement à leur protection grâce au LIFE Hélianthème, un programme européen pour restaurer et protéger les pelouses sèches de Wallonie.
Plus d’infos sur le LIFE Hélianthème sur
www.life-heliantheme.eu
Un petit coup de pouce pour les plantes des pelouses sèches…
Envie d’un jardin accueillant avec des fleurs des pelouses sèches ? En créant un talus de rocailles à base de schiste ou de calcaire, vous constituerez un milieu favorable pour les fleurs des pelouses sèches. Semées ou plantées, des fleurs comme le thym, l’origan, la petite pimprenelle, les œillets… embelliront votre jardin.
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour y favoriser un bout de pelouse sèche ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Devine, qui papillonne au jardin ?
N’entend-on pas souvent que l’on voit moins de papillons qu’avant ? Les raisons sont multiples : banalisation du paysage, agriculture intensive, pesticides chimiques, destruction des refuges naturels et des bocages… Rien d’étonnant si aujourd’hui, la moitié de nos papillons sont menacés ou éteints ! Avec sa campagne « Devine, qui papillonne au jardin », qui en 2011 se déroulera le week-end du 6 et 7 août, Natagora souhaite rallier le citoyen à la cause des papillons. L’idée est d’abord d’inciter à les observer pour ensuite agir dans son jardin afin de leur donner de bonnes conditions de vie. Favoriser les plantes de nos régions, semer des fleurs mellifères, aménager des zones refuges avec des buissons et quelques grands arbres, creuser une mare naturelle sans poissons rouges… sont autant de gestes qui aideront les papillons à mieux se porter.
Plus d’infos sur la campagne « Devine, qui papillonne » sur
www.natagora.be/papillons
Un petit coup de pouce pour les papillons de nos jardins…
Envie d’un jardin avec plus de papillons ? Alors offrez-leur le gîte et le couvert ! Pensez à avoir des fleurs mellifères (origan, bourache, centaurées, menthes…) pour nourrir les papillons mais également des plantes de nos régions pour nourrir leurs chenilles (fenouil, carotte, graminées, ortie, chardon…).
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour y voir encore plus de papillons ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo: Thierry Gridlet
Fleurs des champs...Ou êtes-vous donc ?
Des champs fleuris de 1001 fleurs. Une époque aujourd’hui révolue ! Jadis, dans les cultures, des dizaines de fleurs des champs, appelées aussi messicoles, coloraient nos campagnes. Les raisons de leur disparition sont multiples : herbicides, labourage intensif, destruction des refuges naturels (haie, fossé, talus), engrais à gogo… La beauté a laissé place à la productivité intensive. Aujourd’hui, 40 % de ces fleurs messicoles ont disparu ou sont en voie d’extinction en Europe ! Ainsi, la nielle des blés a été éradiquée à l’état sauvage car ses graines sont toxiques. Aujourd’hui, c’est dans les jardins des particuliers qu’elle a trouvé son salut grâce à l’installation de bandes fleuries qui tendent à se multiplier. Et vous, pourquoi ne pas ouvrir votre jardin à ces élégantes des champs ?
Plus d’infos sur les messicoles dans la Collection AGRINATURE – Tome : Les Messicoles
http://agriculture.wallonie.be/apps/spip_wolwin/article.php3?id_article=260
Un petit coup de pouce pour les fleurs des champs…
Envie d’un jardin accueillant avec des fleurs des champs ? C’est facile, retournez un lopin de terre et semez à la volée un mélange de graines des fleurs des champs. On achètera ou commandera chez Ecosem (www.ecosem.be) des mélanges appropriés (bleuet, coquelicot, nielle des blés, chrysanthème des champs…). Succès garanti !
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour y favoriser les fleurs des champs ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
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Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo: Pascal Hauteclair
Les virevolteuses de la mare
Rapides comme l’éclair, certaines libellules peuvent atteindre des pointes de 80 km/h ! Mais savez-vous qu’il existe deux groupes de libellules ? Les libellules vraies qui ont leurs ailes ouvertes, étendues à l’horizontal quand elles sont au repos et les demoiselles qui les gardent fermées. Mais toutes deux sont des prédatrices efficaces qui s’attaquent à tous les insectes assez fous pour les défier. Leurs larves n’ont rien à leur envier… Elles peuvent vivre plusieurs années dans les mares où elles chassent avec avidité têtards, tritons et autres petits animaux qui auraient la malchance de passer à côté de leurs mandibules. Car ces dernières ne laissent aucune chance à leurs proies ! Et oui, ce sont ces bien elles qui ont inspiré lé réalisateur James Cameron pour ses films Aliens.
Plus d’infos sur les libellules sur
http://biodiversite.wallonie.be/especes/home.html
Un petit coup de pouce pour les libellules…
Envie d’un jardin accueillant pour les libellules et demoiselles ? Alors creusez une mare naturelle mais n’y mettez pas de poissons car ce sont des prédateurs voraces. Pensez aussi à aménager une berge avec de la végétation aquatique de nos région (rubaniers, roseaux, joncs, salicaires, populages des marais…) sont des plantes qui conviennent à merveille.
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour que libellules et demoiselles s’y invitent ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo: Vincent Louwette
Le compostage ménager
Le compost est une entité vivante (comme nous), composée de milliards de micro-organismes. Veillez a leurs besoins ! Aération, Humidité, Chaleur. C'est essentiel !
- Emplacement
Choisir un endroit ombragé, abrité des vents froids, avec 4 m2 minimum de surface de travail. Bien remuer le sol à l'emplacement du tas et y disposer un lit de branchages, afin d'y favoriser la montée des vers de terre et le drainage en cas d'excès d'humidité.
- Définition
Composter signifie "mélanger" différentes matières entre elles.
- Conditions
Ne jamais constituer de couches d'un seul matériau, on risquerait la putréfaction, les mouches, les odeurs...
Pour éviter cela, il est préférable de préparer à l'avance des matières en attente, à incorporer ultérieurement aux matières fraîches. Ex: récolte des feuilles mortes en automne en prévision des tontes de gazon du printemps gg broyats de tailles d'hiver pour mélanger aux déchets de cuisine. Utiliser toutes les matières d'origines végétales, animales (ou, à petites doses, minérales). Plus elles seront variées mieux cela vaudra.
Eviter cependant les aliments cuits, les graisses a frites, les épluchures d'agrumes traités, les aiguilles de conifères, les feuilles de houx, de lauriers,(se décomposent trop lentement).. Couper et écraser ce qui est trop grossier : tiges de choux, tailles d'arbustes... Respecter un bon équilibre carbone (C) / azote (N).
C représente tout ce qui est fibreux, dur, brûnatre. Ex: feuilles mortes, fumier pailleux, tailles de haies, copeaux. N représente tout ce qui est tendre, mou, vert. Ex: gazon, déchets de fruits et légumes, fleurs coupées. Ce rapport est de 2/3 C pour 1/3 N.
- Epoque
Le printemps constitue le meilleur moment pour commencer un tas de compost Si les matieres premières sont prétes et la température extérieure suffisante, le travail des micro-organismes s'enclenchera aussitôt.
Pour que le tas “chauffe bien"(50-60'), il est important de choisir le volume du type de compostière le mieux adapté a vos besoins.
Exemple : 1 m3 pour une famille de 3/5 personnes et un jardin de 5 à 10 ares minimum. Quel que soit le modèle choisi, il faut suffisamment d'ouvertures latérales pour maintenir une bonne aération. Le sommet du tas sera légèrement creux pour profiter des pluies d'été.
- Fabrication
Bien mélanger les diverses matières à la fourche AVANT de les disposer dans la compostière.
Elles seront plus homogènes et se décomposeront beaucoup plus vite. Continuer ce travail au cours des semaines en édifiant le tas jusqu'à une hauteur de 1 m. Au besoin, faire appel a ses voisins ! Soupoudrer un peu d'algues calcaires ou “Maërl" a intervalles réguliers (1 a 2 kg/m3) pour équilibrer le degré d'acidité.
L'échauffement ne se produisant qu'au centre du tas, la décomposition de la partie extérieure du tas se fait beaucoup plus lentement. En outre, les "mauvaises herbes", graines et facteurs de maladies ne sont que partiellement détruits. Aussi doit-on, le tas une fois terminé, l'ouvrir et le retourner, en constituant un nouveau tas aéré, afin que les déchets situés à la périphérie se retrouvent au centre et vice-versa. Ce second tas mûrira pendant 3 mois, en veillant a le protéger des grands écarts de température, des pluies diluviennes ou d'un soleil trop ardent. (Planche inclinée, bache). Dans les meilleures conditions, le compost de printemps sera mûr au bout de 5 a 6 mois et rendu disponible avant l'hiver. Edifié en automne, il ne sera prét qu'à l'été suivant à cause de l'hiver.
- Utilisation
Bien nettoyer le terrain, répandre le compost, puis l'enfoncer au rateau dans les premiers centimètres, les vers feront le reste. Un grand seau par m2 est la bonne dose. Agréable au toucher, de structure grumeleuse, le compost bien fait contient l'ensemble des substances nécessaires à la plante. Cet "humus” à l'odeur de bonne terre de sous-bois, ne peut que nous émerveiller.
Erik Severin
Asbl Lasne Nature
Rédigé par
Eric Severin
Hirondelle, dis - moi qui est la plus belle ?
L’hirondelle fait le printemps dit-on… Mais jusqu’à quand ? Car voilà, elles désertent nos villes et nos campagnes… Le réchauffement climatique est un des responsables. En effet, la désertification avance à grands pas en Afrique entraînant une mortalité plus élevée lors des migrations. Mais ce n’est pas tout… pesticides, chasse, urbanisation des campagnes… sont aussi à incriminer. Chez nous, trois espèces peuvent être observées. En ville, c’est l’hirondelle de fenêtre qui fait son nid sous les toitures, les corniches. En campagne, près des fermes, c’est l’hirondelle de cheminée qui fait son nid dans des étables ou des granges. Et enfin, le long des cours d’eau ou dans des carrières, c’est l’hirondelle de rivage qui creuse son nid dans les berges ou les falaises. Du 18 au 26 juin 2011, Natagora organise une vaste campagne de comptage des hirondelles pour voir comment elles se portent. Et si vous y participiez ?
Plus d’infos sur le comptage des hirondelles sur www.natagora.be/hirondelles
Un petit coup de pouce pour les hirondelles…
Envie d’un jardin accueillant pour les hirondelles ? Alors, s’il y a des colonies à proximité de chez vous, installez des nichoirs préfabriqués achetés dans le commerce. N’oubliez pas d’installer une planche en dessous du nichoir pour récolter les fientes.
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour que les hirondelles s’y sentent bien ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo: Jean-Marie Poncelet
Comment tailler vos haies en vue d'un bon compostage
Si vous avez beaucoup de tailles de haies à effectuer durant la belle saison, voila un petit truc qui va, a la fois, vous faciliter la tâche, vous faire gagner du temps, accélérer le processus de decomposition de la matière, et vous garantir un très bon compost.
Pour cela, il faut commencer par se procurer un morceau de toile ou de bâche de 1 m ou plus de large sur 4 a 6 m de long.
Etendez-le soigneusement par terre au pied de votre haie à tailler.
Il s'agira ensuite, de proceder à l'aide de votre sécateur ou taille-haie électrique bien affûté à la coupe des tiges de la haie par petites sections de 10 a 15 cm. de longueur, au lieu des grands morceaux habituels tailles en une fois pouvant atteindre plus de 60 cm.de longueur.
On va progresser ainsi, par petits mouvements de va-et-vient jusqu'à la forme définitive que vous souhaitez donner a votre haie.
Les coupes ainsi obtenues tombent sur la bâche.
On interrompt la taille, chaque fois qu'on est arrivé au bout de la bache, ou que celle-ci est remplie.
Rassemblez le tout dans la bache et portez-la directement sur l'aire de compostage. Vous pouvez l'intégrer au tas de compost existant ou démarrer un nouveau tas qui peut se suffire à lui-meme, l'équilibre carbone-azote étant respecté.
Ensuite, vous redisposez la bache au pied de la haie pour le tronçon suivant, en répétant la manoeuvre autant de fois que la taille l'exigera.
Ainsi, il ne faudra donc plus ratisser ni gravier, ni terre, ni mauvaises herbes à graines, qui normalement se seraient mélangées aux coupes et qui n'ont rien à faire dans le tas de compost.
Il faut savoir que les pousses vertes de l'année une fois taillées, se décomposent très vite sauf pour les conifères et les lauriers-cerises qu'il faudra broyer si nécessaire.
Si les tailles sont faites comme proposé, la matière sera plus fine et plus facilement transformée par le travail des micro-organismes lors du compostage, à la condition de toujours maintenir un bon degré d'humidité. Si toutefois, vous avez trop de coupes a éliminer, pensez aux voisins qui manquent de matière à mélanger a leur compost (principalement ceux qui ont beaucoup d'herbes a récolter!).
Ce geste de convivialité pourrait les intéresser.
Eric Severin
Asbl Lasne Nature
Rédigé par
Eric Severin
Amenager un petit coin 'potager' n'est pas difficile
Voici un moyen simple et efficace à entreprendre de préférence en fin de saison, à partir du mois d'octobre, pour mettre en culture d'une façon tout à fait écologique, une parcelle de terre en friche.
Déterminez d'abord les limites de votre future parcelle.
- Fauchez ou tondez la végétation qui s'y trouve en fonction de son importance.
- Laissez les coupes sur place, sans désherber ou mettre le sol à nu.
- Rassemblez suffisamment de grandes feuilles de carton ondulé sans impression, si possible. Vous pourrez vous les procurer, soit auprès des grands magasins de meubles ou d'électroménagers qui seront très contents de s'en débarrasser (recyclable, ce carton à base de bois sera intégralement restitué au sol). Soit en parlant autour de vous dans le quartier, avant les grands ramassages de “cartons-papiers” organisés dans la commune.
- Disposez-les uniformément sur l'ensemble de la parcelle, tout en veillant a ce qu'ils se chevauchent légérement sur les bords.
- Sans plus attendre, pour eviter que les vents violents d'arrière saison n'emportent les cartons, recouvrez-les généreusement d'un tapis de compost jeune (2-3 mois) ou même du produit de broyage de branches de haire ou d'arbustes. Si vous étes pris de court, cherchez du vieux fumier pailleux dans un manège près de chez vous.
- Si vous disposez de feuilles mortes humidifiez, épandez-les comme un matelas de protection sur votre couche de compost.
La longue période hivernale va être mise à profit par tout la vie microbienne contenue dans le sol, pour tranformer le tout petit à petit en bonne terre de culture.
Le carton recouvert de compost aura étouffé les mauvaises herbes avant de pourrir à son tour, et les mottes en décomposition seront prises en charge par l'actiondes vers de terre.
Au printemps, la nature aura fait son oeuvre. Vous disposerez d'un sol meuble, prét pour vos semis et repiquages. Evacuez l'excès de compost grossier qui pourrait rester en surface. Il servira d'activateur pour démarrer un nouveau tas de compost.
Si jamais votre terre devait rester trop compacte, travaillez-la au préalable avec une fourche-béche, ou mieux encore, a la grelinette, pour aérer en profondeur sans la retourner.
Terminez le travail en égalisant le tout au rateau.
Eric Severin
Asbl Lasne Nature
Rédigé par
Eric Severin
Les bijoux des prairies
Savez qu’en Belgique, on dénombre près de cinquante espèces d’orchidées sauvages ? Ces orchidées sont certes plus discrètes que leurs cousines vendues dans le commerce mais elles n’on rien à envier à leur beauté. On les rencontre surtout dans des prairies fauchées ou pâturées de manière extensive. C’est en juin qu’elles dévoileront aux promeneurs attentifs toute leur beauté. Bouffon, Homme pendu, Bouc, Pourpre, Mouche… voilà autant de noms qui leurs sont données en raison des formes particulières de leurs fleurs. Elles sont toutes protégées car la plupart sont devenues bien rares aujourd’hui suite à l’intensification de l’agriculture. Certaine comme l’épipactis à larges feuilles sont encore communes et peuvent même se rencontrer dans les jardins des particuliers… qui laissent un peu de place à la nature ! Cette espèce apprécie les lisières et pousse souvent au pied des arbres.
Plus d’infos sur les orchidées sur
http://biodiversite.wallonie.be/organisations/OFFH/progISB/orchidees/home.html
Un petit coup de pouce pour les orchidées…
Envie d’un jardin accueillant pour les orchidées et les plantes compagnes ? Alors installez une prairie de fauche naturelle ou ensemencée qui sera fauchée une fois par an en pensant bien à exporter le foin vers un tas, un compost ou un parc à conteneur.
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour peut-être un jour y observer des orchidées ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo: Pascal Hauteclair
Comment éliminer la mousse dans les pelouses
Comment éliminer la mousse dans |es pelouses tout en réduisant le problème du ramassage des tontes de gazon. (Asbl Lasne Nature)
Pourquoi la mousse envahit-elle la pelouse ?
Dans la plupart des cas, c'est dû au terrain qui renferme un degré d'acidité trop élevé (ph 4,5 à 6). Le gazon disparaît au profitîde la mousse qui est acidiphile.
Pourquoi un terrain est-il devenu trop acide ?
Le terrain s'appauvrit au fur et à mesure que sont prélevées les tontes constituant son humus. (Imaginons la quantité de matière que peuvent représenter plusieurs années de ramassages réguliers!)
Pour que la mousse disparaisse définitivement, il faut rendre a la terre sa fertilité !
1) Tondre plus fréquemment en période de forte levée (mai a août), en laissant les coupgs d'herbe sur place.
Voici pourquoi : Le support d'une pelouse (contenant un minimum d'humus) renferme dans les premiers centimètres des milliers de vers de terre, qui, dès que l'obscurité s'installe, remontent de leurs galeries vers la surface du sol et "récupèrent" tous les déchets végétaux qui s'y trouvent. Les tontes seront ainsi éliminées dans les 2 à 3 jours qui suivent, a condition qu'elles ne dépassent pas 5 a 6 cm de longueur. Une herbe plus longue resterait sur place. Il vaut mieux tondre au moins une fois tous les.5 à 6 jours car, l'herbe pousse, en moyenne, de 1 cm par jour.
2) Apporter du bon terreau ou du compost tamisé, en automne, à raison de 1 à 4-kg au m2 en fonction des besoins.
3) Etendre un engrais calcaire pour neutraliser l'excès d'acidité. Algues marines (Maërl ou lithothamne) à raison de 5 à]1)kg/are/an maximum(35cts/kg).Une moitié au printemps,l'autre moitié en automne, par temps couvert. La chaux peut convenir à petites doses régulières pour les grandes surfaces. Le rééquilibrage du sol par le calcium peut prendre plusieurs années.
4) Favoriser le drainage. La mousse se plait dans les terres humides et compactes. Une barre a mine ou un aérateur à dents laisseront des trous de 25 cm de profondeur, qu'on remplira de sable grossier; ils feront office de cheminées d'aération.
5) Réduire les zones d'ombres, par la taille des arbres et des arbustes. Dans les cas désespérés, on peut toujours introduire des plantes rampantes qui remplaceront le gazon (bugle rampant, lamier, aspérule...)
Dans l'impossibilité de tondre fréquemment la pelouse, que peut-on faire avec les tas d'herbes coupées qui se décomposent mal ?
1) On peut mélanger les coupes d'herbes avec un maximum d'autres matières organiques (y compris les mousses), de préférence ligneuses (fumiers pailleux, copeaux..;), en respectant un taux d'humidité et d'aération suffisant (voir notre feuillet "une autre méthode de compostage en tas").
2) L'herbe coupée peut également étre dispersée en fines couches successives en-dessous des arbres ou le long des haies, en guise de nourriture pour le sol(10 cm ax.à la fois). Avec un peu d'humidité, la matière sera vite assimilée par la vie du sol.
Eric Severin
Asbl Lasne Nature
Rédigé par
Eric Severin
Des bêtes à bon dieu au secours du jardinier
Avec leur carapace bombée et colorée, les coccinelles sont des amis précieux pour le jardinier. En effet, une seule larve peut dévorer plus de cent pucerons en une journée ! Ce qui fait d’elles, un des meilleurs alliés pour lutter écologiquement contre les pucerons. Donc pour avoir des coccinelles au jardin, laissez-leur un peu de nourriture… des pucerons ! Mais pas de panique, dans la nature tout est une question d’équilibre… Les pucerons ont leur rôle à jouer car ils servent de garde-manger à de très nombreux insectes. Ainsi, la présence de pucerons est un signe de bonne santé de votre jardin ! Mais toutes ne mangent pas que des pucerons. Ainsi, la coccinelle jaune à 22 points, commune en été, se nourrit de champignons de la famille de l’oïdium.
Plus d’infos sur les coccinelles sur
www.natagora.be/fileadmin/Natagora/Commu/natagora1-cocc.pdf
Un petit coup de pouce pour les coccinelles…
Envie d’un jardin accueillant pour les coccinelles ? Alors maintenez une zone enherbée, créez une bande de prairie fleurie, plantez un arbre fruitier, semez des fleurs mellifères au potager (bourrache, fenouil, cosmos…)… bref, diversifiez votre jardin !
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour que les coccinelles s’y sentent bien ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo : Gilles SanMartin
Pulvérisez vos rosiers à Bouillie Bordelaise
Si les beaux jours sont là sans pluie ! C'est le bon moment pour effectuer un nettoyage printemps à vos rosiers. Comment ? En pulvérisant vos rosiers à la Bouillie Bordelaise. Suivez surtout bien les instructions et les doses conseillés sur la notice d'emploi. Retirer avant les feuilles qui ne sont pas encore tombés du rosier cet hiver et ramasser celles qui sont à terre pour les jeter ou les brûler. Surtout ne pas les mettre dans votre compost. Asperger copieusement avec la Bouillie Bordelaise les branches et le sol autour du rosier. Ce qui vous donnera dés ce printemps un rosier et un sol sain. Ne pulvériser ce traitement qu'une seule fois par saison et avant que les feuilles ne s'ouvrent.
Attention ! Même si les forsythias sont déjà en fleurs un mois plus tôt que l'an passé, attendez bien le début du printemps pour tailler vos rosiers.
Pour plus d' informations: www.filroses.com
vous propose une sélection de Roses qui s'affine chaque année pour vous garantir le plaisir absolu de planter des Rosiers de qualité dans vos jardins.
Rédigé par
magiedesjardins.be
Une aspirine s'il vous plaît !
Avec ses gros chatons jaunes, le saule est l’un des premiers arbres à fleurir (en mars) au grand plaisir des abeilles et autres insectes pollinisateurs. Cet arbre a toujours été d’une grande utilité pour l’homme. Son écorce contient de l’acide salicylique qui est à l’origine de la découverte de l’aspirine ! Son bois tendre a été longtemps utilisé en vannerie pour confectionner des paniers et autres objets du quotidien. Vous avez probablement déjà vu dans le paysage de gros arbres avec une boule au sommet d’un tronc épais souvent creux. Il s’agit généralement de saules qui ont été taillés selon la technique du têtard. De tels arbres sont d’une richesse incroyable pour la vie sauvage car leurs cavités sont convoités par de nombreux animaux tels que la chouette chevêche, le rouge-queue à front blanc, des chauves-souris, des colonies d’abeilles domestiques…
Plus d’infos sur les saules têtards sur http://www.noctua.org
Un petit coup de pouce pour les saules…
Envie d’un jardin avec des saules ? Sachez que cet arbre se prête bien pour créer des clôtures vivantes ! Repiquez dans le sol des branches prélevées sur des arbres têtards et le printemps suivant les branches produiront de nouvelles tiges ! C’est magique non ?
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin et d’y planter un saule ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo : Pascal Hauteclair
Ralentis, je traverse...
Des nuits pluvieuses et des températures douces fin février - début mars, voilà de conditions rêvées pour que grenouilles, crapauds et tritons partent à la conquête de nos routes poussés par l’instinct de reproduction. Alors, en cette période soyez sympa, levez le pied de l’accélérateur et évitez nos amis à quartes pattes. Et pourquoi même ne pas les aider à traverser ? Un sceau, une lampe de poche, un gilet de sécurité, il n’en faut pas plus pour venir à la rescousse des grenouilles! Mais où vont-ils donc tous comme ça? Vers nos mares et nos étangs! Savez qu’il est possible de distinguer facilement les pontes des grenouilles et de crapauds? Alors que les grenouilles pondent des amas gélatineux compacts, les crapauds forment des rubans accrochés dans la végétation. Les tritons, qui possèdent une queue à l’état adulte, pondent de gros œufs isolés collés dans la végétation.
Plus d’infos sur les amphibiens sur http://www.natagora.be/rainne
Un petit coup de pouce pour nos crapauds et grenouilles…
Envie d’un jardin accueillant pour les amphibiens ? Alors creusez une mare naturelle avec des paliers de profondeur différents (en prévoir un de 80 à 100 cm). Evitez également d’introduire des animaux comme les poissons qui sont des prédateurs pour les œufs et les têtards.
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour que s’invitent grenouilles, crapauds et tritons ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo : Sandrine Maon
Quand le printemps pointe son nez...
Hellébore fétide et cornouiller mâle, voilà les premiers signes du retour du printemps ! La première est commune sur les pentes rocheuses en sous-bois et fleurit dés janvier. La seconde est un arbuste qui fait de petites grappes de fleurs jaunes début mars. Et puis après tout s’emballe. Encore quelques semaines et nos sous-bois resplendiront de mille et une fleurs. Anémone Sylvie, petite pervenche, ficaire fausse-renoncule, jacinthe des bois, ail des ours, primevères, pulmonaires… profiteront de l’absence de feuilles sur les arbres pour former des tapis fleuris en sous-bois afin de capturer un maximum de lumière. Et oui, c’est une course effrénée qui est en jeu car une fois les arbres couverts de feuilles, plus beaucoup de place pour les fleurs en forêt ! Et avec les premières fleurs, les animaux aussi se font remarquer ; les oiseux chantent à nouveau et les insectes les moins frileux (citron, grillon…) refont surface.
Plus d’infos pour reconnaître les fleurs sur
http://www.faune-flore.be/fleurs_belgique/index.htm
Un petit coup de pouce pour les plantes du printemps…
Envie d’un jardin fleuri au printemps ? Alors prévoyez un espace avec quelques arbres formant un îlot dans lequel vous planterez des fleurs printanières de sous-bois. Succès garantis avec l’anémone Sylvie et la ficaire fausse-renoncule qui se propageront toute seule!
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour que s’invite en quantité des fleurs du printemps chez vous ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
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Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo : Pascal Hauteclair
Un sommeil tout en poil...
Avec son masque de Zorro, c’est un drôle de rongeur que notre ami le lérot ! En hiver, il est peut-être plus près de vous que vous ne pensez… Grenier, garage, abri de jardin… constituent des hôtels trois étoiles qui peuvent abriter plusieurs individus. Mais pas de panique ! Ce n’est pas un nuisible, il vient juste trouver un endroit pour dormir ; car le lérot, tout comme l’ours, hiberne en hiver. Si l’espèce n’est pas rare en Wallonie (exception faite de l’Ardenne), les populations connaissent des fluctuations importantes d’une année sur l’autre. Ce petit mammifère sympathique est associé aux forêts de chênes. Lisières forestières, vergers, broussailles lui sont favorables particulièrement quand on y trouve des arbustes à baies comme l’aubépine, le sureau noir, le prunellier ou encore la ronce. Mais c’est avec plaisir qu’il complétera son casse-croûte d’insectes et araignées, limaces et escargots ou même de charognes !
Plus d’infos sur le lérot sur
http://biodiversite.wallonie.be/especes/ecologie/mammiferes/lerot.html
Un petit coup de pouce pour le lérot…
Envie d’un jardin accueillant pour le lérot ? Framboisiers, groseilliers, ronciers domestiques, fruitiers hautes-tiges mais aussi bosquets d’aubépines et de prunelliers sont autant d’éléments naturels dont notre ami masqué raffole !
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour que s’invite peut-être le lérot chez vous ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
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Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
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Photo : Pascal Hauteclair
Suggestions pour un bouquet d'hiver
Je dois aussi faire un effort pour ne pas baisser les bras par ce temps maussade... Courage ! Il n'y a aucune fleur pour l'instant au jardin. Quelques boutons essaye vainement de sortir de leurs gousses. Vous pouvez déjà essayer de forcer quelques belles branches de « forsythia ». Après les avoir cueillies, mettez les dans de l'eau tiède et près d'un endroit clair et chaud (n'oubliez pas d'écraser la tige pour bien les abreuver). Avec un peu de patience ,vous allez avoir un bouquet surprise !
Il y a également un moyen de faire un bouquet (un peu moins gai) pendant ce mois bien froid. Il faut mettre quelques branches biens rouge de cornouiller et quelques branches de noisetiers déjà en chenilles (!). Si vous en avez gardés, ajouté des " monnaies du pape '' bien argentées. Ce n'est pas un bouquet très rigolo, mais il peut occuper un espace vide...
Je peu tout de même vous présenter un petit arrangement plus coloré... J'ai pris un vase un peu banal ,et je l'ai entouré de papier carton ondulé ,de couleur rouge et noir, avec un point de colle là où il en fallait, et voilà un nouveau vase plus moderne !! J'y ai mis deux tulipes rouge, et quelques bâtons blanchis (à l'eau de javelle). Cet ensemble un peu abstrait et peu plaire a beaucoup !
Bon courage. Si vous le pouvez, mettez des fleurs très colorées un peu partout (le jaune illumine tout) et espérons un mois de février pas trop dur ! A bientôt
Anne Delmarcelle
Rédigé par
Anne Delmarcelle
Je suis une mordue de bouquets, faits avec un maximum de fleurs du jardin. Grâce a une formation en bouquets japonais ''Ikebana'', que j'ai suivis pendant plusieurs années (même au Japon à l'Ikenobo School de Tokyo). J'ai des tas de petits « trucs » à vous faire connaitre pour conserver assez longtemps vos fleurs dans un bouquet.J'ai envie de les partager avec vous...
La fabrication du compost de brousailles
Comment fabriquer le compost de brousailles
1. Récoltez :
- Coupez les branches et les rameaux en sève, vivants, munis de leurs feuilles, sans tri ni dosage et cela. du printemps jusqu'à l'automne.
- Eléments venant de talus : prunelliers, fruitiers, épineux, ronce (gants).
- Tailles de haies : ligustrum, lilas, ifs, charmes.
- Herbacées en voie de ligni?cation : orties, fougères, chardons (avant floraison).
- Dans le cas de préparation manuelle du compost :
- le diametre des rameaux ne peut dépasser 8 mm, longueur à peu d'importance.
- Dans le cas de préparation mécanique :
- on peut utiliser n'importe quel diametre suivant le broyeur mis à sa disposition, à condition de reduire la matière a 8 mm d'épaisseur.
À déconseiller : les éléments résineux : peu de bois ou d'aiguilles de pin, sapin, mélèze; pas de bruyères ou lauriers (décomposition trop lente, matière trop acide).
À proscrire : les herbes tondues, les graminées (blé, orge, seigle, foin, paille).
Les légumineuses : trèfle, luzerne, sainfoin.
2. Tri
- Tout ce qui n'est pas “semi-ligneux” sera séparé, réservé à un tas de compost ordinaire.
- Tout ce qui est souple et vert, inférieur à 8 mm d'épaisseur ne doit pas être broyé.
C'est quand elles ont plus de 8 mm, qu'il faut découper les branches au sécateur (5 à 10 cm de long), le broyeur ne servant que pour les grosses quantités.
3. Trempage et lmprégnatlon
- La matière broyée ou non doit étre trempée dans les 12 heures au plus tard. Ne jamais dépasser 24 heures. pour éviter le dessèchement de la sève qui constitue la partie vivante du compost.
- l'imprégnation dure 24 heures, en maintenant toute la matière immergée par des poids (ne pas dépasser les 48 heures).
On retire à la fourche la matière imprégnée, et on la dispose en tas sur l'aire de précompostage.
Ne pas jeter le liquide. ll servira de ferment pour les trempages suivants.
4. Précompostage (fermentatlon anaérobie)
Avec la matière végétale imprégnée d'eau, on confectionne un tas bien tassé, qui va rester en place à même le sol, jusqu'à obtention d'un volume obligatoire de 4 m3 minimum.
ll peut étre préparé en plusieurs jours ou plusieurs semaines. On dispose en fait de toute la période printemps-été, du moment que l'on maintient son taux d'humidité.
Le précompostage de 21 jours commence toujours lorsque le tas est terminé.
La fermentation bactérienne se manifeste très vite par une chaleur interne du tas pouvant atteindre 70-80 °. On peut faire autant de tas qu'on a de fois 4 m3.
5. Compostage de 90 jours (fermentation aérobie)
- Passé les 21 jours de précompostage, on ouvre le tas en le cardant à l'aide d'une fourche recourbée, a?n de l'aérer au maximum.
- Les matières devenues très légères devront être remises en un second tas, le tas de compostage dont les dimensions sont rigoureuses, soit 2.20m à la base et 1.60m à la plus grande hauteur, en forme de pyramide allongée, dont la longueur peut varier d'après la quantité de matière dont on dispose.
A l'inverse du précompostage, les végétaux en décomposition seront "très aérés".
Pour terminer, le tas de compostage doit être recouvert d'une couche de 2 cm de terre, puis de branchages grossiers, de paille ou de toile de jute. Cette couverture évite les pertes de chaleur par le vent et empêche la pluie de trop pénétrer à l'intérieur. Ne pas utiliser de toile plasti?ée, l'air doit circuler librement dans le tas. Ceci constitue la phase hivernale.
Utilisation du compost
- Ne peut être utilisé qu'en surface.
- Pour vos semis en ligne ou à la volée, procéder comme pour un semis classique dans le sol, puis recouvrir le sol de 7 cm d'humus vivant sans aucun arrosage.
- Pour les semis ou plantations faits ultérieurement à l'épandage du compost : ouvrir un sillon ou un trou dans la nourriture originelle du sol, semer ou planter et recouvrir. (Même les graines de carottes passent au travers des 7 cm de compost!)
Que planter ?
Tout, légumes, plantes aromatiques, vignes, fruitiers, peu importe la grosseur de la graine.
Remarques générales
- 4 m3 couvriront 60 m2 la première année, à raison d'une couche de 7 cm de ce compost. minimum indispensable pour empêcher les mauvaises herbes de pousser et pour conserver une température constante de 21°.
Comme la terre ne “digère” que 3 cm de compost par an, le nouveau tas de 4 m3 de la deuxième année permettra d'agrandir votre surface de culture en conséquence, jusqu'à atteindre 100 m2 les années suivantes.
- Le compost de broussailles se suffit à lui-mème. ll est exclu d'employer des compléments de quelque nature que ce soit.
- Si l'ensemble du tas ne peut être utilisé de suite, on peut reformer un tas et entamer un nouveau compostage de 90 jours, ce qui donnera un compost de 180 jours à la texture très fine ayant l'aspect du terreau.
- La surface mise en culture doit être impérativement d'un seul tenant (ni chemins ni sentiers). Toute la surface doit être couverte, c'est une condition essentielle à la réussite.
- Ce compost convient pour des étendues modestes, à échelle humaine, non pour des plaines canadiennes. La rendement étant de 3 à 4 fois supérieur : 50a = 2 Ha, ce qu'il faut pour faire vivre un maraîcher.
- ll faut provoquer l'aide entre voisins.
- pour faciliter les travaux de manutention, les quantités manipulées seront plus importantes (le partage du compost peut se faire équitablement).
- afin d'éviter les gaspillages : apport de branchages qui auraient été brûlés ou évacués avec di?îculté.
- pour récolter le long de talus et terrains abandonnés en quantités suffisantes.
- pour investir dans un matériel de base si nécessaire.
Conclusion
Cette recette dz compostage de broussailles, vieille de plus de 800 ans, nous apporte des produits sains, savoureux, sans aucune maladie, sans aucun traitement, sans arrosage, sans bêchage, sans couvert et sans binage.
Nous sommes en présence de moyens extraordinaires. Sachons les mettre en valeur et nous en servir sagement. Ces méthodes ont été établies pour des raisons humanitaires et non pour des buts lucratifs.
Eric Severin
Lasne Nature asbl 2009
Rédigé par
Eric Severin
Un oiseau tout en couleur
Ciel gris et paysages rabougris… heureusement que le chardonneret élégant est là pour égayer le jardin ! Proche du canari, avec lequel il est parfois croisé en captivité, ce petit passereau ne passe pas inaperçu au jardin avec ses couleurs estivales. Savez-vous que son nom scientifique de Carduelis lui vient des chardons (nom scientifique Carduus) dont il mange avec gourmandise les graines ? Ne voilà t’il pas une bonne raison pour garder quelques chardons dans le fond du jardin ? Se déplaçant souvent en bandes, il apprécie également les aulnes et les bouleaux dont il mange les petites graines en compagnie des tarins des aulnes, un autre petit passereau qui passe l’hiver sous nos latitudes. Aujourd’hui protégée, l’espèce en Europe se porte plutôt bien avec des effectifs estimés entre 25 et 50 millions d’individus.
Plus d’infos sur le chardonneret élégant sur
http://www.oiseaux.net/oiseaux/chardonneret.elegant.html
Un petit coup de pouce pour le chardonneret…
Semez au jardin de grands plantes à graines comme les tournesols, les cosmos, les onagres, les cardères appelées aussi cabaret-des-oiseaux… et laissez les sur pied pendant l’hiver. Aux premières chutes de neige, les chardonnerets ne devraient pas être loin !
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour que s’invite peut-être le chardonneret élégant chez vous ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo : René Dumoulin
Quelques décorations de Noël
Comme nous approchons doucement de la période des fêtes, j’ai envie de vous donner quelques idées de décorations, très faciles, et très raisonnables...
Je vous propose de réaliser une couronne d’intérieur, pour décorer votre entrée ou votre cheminée; elle a un petit air vieillot (c’est la mode du vintage) mais est très aisée à réaliser..Il vous faut: une couronne en paille(ou autre si vous en avez), un pistolet à colle et une cartouche de recharge, des feuilles d’hortensias (elles sont bien colorées pour le moment) et des fleurs d’hortensias qui ont l’air toutes vieilles et décolorées, mais si vous les retournez, vous verrez qu’elles ont encore de belles couleurs...Vous collez des feuilles un peu séchées sur toute la couronne, et vous répartissez vos fleurs (à l’envers et sans la petite tige) un peu partout, tout en laissant un petit endroit où on voit quelques belles feuilles...
Une autre idée qui peut vous plaire et tout aussi simple à réaliser:une coupe garnie...
Il vous faut : une coupe (grande ou moyenne) pleine de petites branches moussues, quelques petites fleurs bon marché, mais bien fraîches (petites roses ou gerbéras). Egalement
deux branches moussues (avec du lichen) de la longueur de votre coupe pour les mettre
en parallèle. Remplissez votre coupe avec les petites branches moussues, dans tous les sens, et mettez les plus longues en travers de la coupe (presque l’une contre l’autre). Coincez entre elles les fleurs que vous avez choisies. Si ce sont des roses, sacrifiez-en une,
pour parsemer des pétales un peu partout; ajoutez quelques petites boules de Noël de la même couleur que vos fleurs et un peu de neige artificielle...
Et le fin du fin...le millieu de table. Il vous faut : une écorce d’arbre (où une bûche plate)
Si vous avez la chance de trouver une écorce arrondie, c’est plus original mais, attention,
c’est moins stable...quelques fougères séchées, un peu de mousse (...sur un mur ?) et un morceau de mousse pour fleuriste (oasis) quelques pommes de pin, des petites baies (!) et de petites roses rouges, que vous coupez court, sans oublier de les passer sur une flamme,
et vous verrez l’air qui en sort et fait trembler la flamme. Si vous voulez, ajoutez un peu de neige artificielle. Garnissez l’écorce avec un long morceau d’oasis, mettez dessus quelques fougères et un peu de mousse du jardin. Piquez les roses en laissant de la place pour les pommes de pin et une bougie, (n’oubliez pas de bien tremper l’oasis avant de vous en servir !) et si cela vous amuse,quelques petits bouts de sapin avec un peu de neige artificielle. Si vous allumez la bougie...c’est NOËL !!
Bonnes fêtes et tous mes meilleurs voeux !!
Anne Delmarcelle
Mail: adelmarcelle@gmail.com
Rédigé par
Anne Delmarcelle
Je suis une mordue de bouquets, faits avec un maximum de fleurs du jardin. Grâce a une formation en bouquets japonais ''Ikebana'', que j'ai suivis pendant plusieurs années (même au Japon à l'Ikenobo School de Tokyo). J'ai des tas de petits « trucs » à vous faire connaitre pour conserver assez longtemps vos fleurs dans un bouquet.J'ai envie de les partager avec vous...
Conseils de nourissage pour les oiseaux
Faut-il nourrir les oiseaux ? Toute l’année ?
Le nourrissage naturel reste le plus....naturel.
Vos plantations doivent correspondre aux besoins de notre gent ailée. Pour ce faire, laissez une partie sauvage dans vos espaces avec arbres fruitiers, herbacés en graines, arbustes à baies, ne pas ramasser les feuilles des arbres dans certains coins celui-ci regorge d’insectes.... Toutefois dans nos milieux trop urbanisés, il est devenu nécessaire de nourrir en hiver.
Il existe maintenant dans le commerce toutes sortes de "pains" faits de graisse avec des graines ou des insectes incorporés, correspondant à chaque type de régime alimentaire. Chaque oiseau y trouvera son compte. Il faut pourtant poursuivre le nourrissage en toutes saisons. En effet, les oiseaux ayant pris l’habitude de venir manger chez vous, se retrouveront en difficulté lorsqu’il faudra nourrir leurs jeunes au printemps. Vous observerez par vous même que la consommation aura alors un pic lors du nourrissage des jeunes.
Une autre question suscite également des avis différents : la crainte que les parents nourrissent leurs petits avec des graines plutôt qu’avec des insectes indispensables à leur survie. Il ressort de certaines observations que les parents gèrent l’alimentation des jeunes en donnant « un peu de tout » afin qu’ils ne subissent aucune carence. C’est aussi pourquoi nous vous conseillons de leur fournir les fameux pains d’insectes.
Si votre environnement est suffisamment diversifié, le nourrissage de l’été/automne peut-être interrompu sauf si vous avez des Moineaux domestiques chez vous. Espèce commensale ayant perdu plus de septante pourcent de leur effectif en nos contrées...
Peut-être faut-il être restrictif sur les espèces à nourrir. Nous éviterons en général d’alimenter les espèces qui ne sont pas en difficulté comme les Pies, les Pigeons des villes, les Etourneaux sansonnets, les Corneilles... Qui plus est, ces oiseaux sont assez voraces et vous dévoreront plusieurs kilos d’aliments par mois.
Un système peu coûteux pour empêcher ces plus gros oiseaux d’approcher la mangeoire est d’entourer celle-ci d’un treillis dit "à poule ». La maille de celui-ci est calibrée pour laisser passer presque tous les passereaux.
Diminuer le diamètre des endroits de pose de l’oiseau. Les petits diamètres sont très inconfortables pour les grands doigts des plus grands volatiles.
Certains fabricants, on trouvé l’astuce de mettre un ressort très faiblement calibré sur les branches d’accueil de leur mangeoire tubulaire. Avec cette astuce, si c’est un oiseau plus gros qui vient se poser dessus, cette branche bascule, empêchant l’oiseau de rester en place.
Ne pas oublier de proposer de l’eau en-cas de canicule. Remplir régulièrement, en cas de hautes températures, car l’évaporation est alors très importante. En cas gel prolongé, aucun additif ne sera admis dans l’eau, le plus simple moyen étant de la remplacer par de l’eau figée par de l’eau tiède. Un système de treillis rigide à fines mailles sera étendu au ras de la surface pour éviter que l’oiseau n’y prenne un bain et ne meure suite à une trop forte déperdition calorifique. L’oiseau mangera de la neige pour se désaltérer. Il n’est donc pas nécessaire d’abreuver en cas de neige.
Pour certaines espèces, Merles et Grives, de vieilles pommes ou poires seront laissées à découvert à même le sol. Ils en raffolent.
Le nourrissage réserve parfois de belles observations...
L’ASBL qui donne des ailes à vos dons.
Bruno Marchal
Web: www.plumalia.eu
Transplanter ou déplacer vos rosiers
De mi-novembre à mars (en période de non végétation), on pourra changer un Rosier de place. Cette opération est facile pour un rosier de moins de trois ans, et beaucoup plus risquée pour un rosier plus âgé.
Une fois votre Rosier déterré :
- Procéder à un rafraichissement des racines (légère taille)
- Brosser les avec une brosse dure
- Tremper dans la boue
- Attention, ne pas tailler les branches. Vous attendrez la pousse des premières feuilles au printemps pour les rabattre à 30cm du sol.
Attention à ne JAMAIS planter un rosier au même endroit ou a proximité d’un rosier ayant vécu 3 ans ou plus. OU ALORS…Vous devrez impérativement changer la terre sur un bon 40cm de profondeur et la remplacer par de la terre de jardin n’ayant jamais accueilli de Rosiers.
AUTRE SOLUTION…Si ces travaux vous semblent trop pénibles vous devrez vous procurer du ROOTGROW (disponible à la Pépinière) et saupoudrez les racines (’un rosier acheté en racines nues) ou la base de la motte (un rosier acquis en pot).
La météo ne me permet pas ou je n’ai pas le temps de planter mes Rosiers directement. Que faire ?
Vous planterez vos Rosiers achetés en containers (pots) TOUTE L’ANNEE sauf
- En période de gels
- Dans un sol détrempé.
Si vous avez acquis un rosier en conteneur et que vous n’avez pas la possibilité de la planter à son emplacement définitif, creusez un trou et enterrez le pot.
Vous planterez vos Rosiers achetés en racines nues DE NOVEMBRE A MARS sauf
- En période de gels
- Dans un sol détrempé.
Attention, si vous avez acquis des rosiers en racines nues, il faudra impérativement empêcher les racines de sécher et les protéger du gel. Vous les planterez dont très rapidement.
Si vous n’avez pas la possibilité de planter vos racines nues rapidement, placer les dans un seau rempli de terreau que vous placerez hors gel ou creusez une tranchée dans le jardin pour enterrer provisoirement en veillant à recouvrir de terre le point de greffe.
Pour plus d'informations: www.filroses.com
Rédigé par
La Pépinière Filroses
vous propose une sélection de Roses qui s'affine chaque année pour vous garantir le plaisir absolu de planter des Rosiers de qualité dans vos jardins.
Quels soins apporter aux arbres ?
Vous pouvez redonner vie, sans trop d'efforts à de vieux (et moins vieux) arbres, affaiblis ou mal entretenus, à ce pommier qui semble épuisé et donne peu de fruits alors que les récoltes étaient, jusqu'il y a peu, assez abondantes ?
Procédons par ordre d'importance.
1. D'abord, choisir la période hivernale (15 novembre - 15 mars) , en évitant le gel, pour commencer le travail de la partie aérienne de l'arbre a?n de lui restituer une silhouette harmonieuse :
Pour cela, se munir d'outils bien affûtés pour réaliser des coupes nettes sans bavures. En cas de maladresse, disposer de cicatrisants pour soigner les plaies (goudron végétal- compaktuna- argile vierge à utiliser, par temps sec , en badigeonnage).
- Dégager l'arbre de son bois mort.
- Couper toutes les branches qui se croisent ou se superposent, ou ayant contact l'une avec l'autre par frotte ment, supprimer les “chicots", toutes causes d'infection ou de dépérisse ment.
- Supprimer toute branche orientée vers l'intérieur de l'arbre.
- Supprimer tous les “gourmands” ou rejets partant à la verticale, tant à la cime de l' arbre qu'à la base du tronc. Ils sont cause d'épuisement.
- Écourter l'extrémité des branches trop tombantes pour les alléger.
- Nettoyer le tronc et la base des branches charpentières en grattant toute incrustation de mousse, lichen, champignons et en vidant toutes les poches pouvant renfermer des parasites. Certaines cavités plus importantes peuvent être désinfectées ou cimentées.
2. Ensuite, préparer le sol pour faire pro?ter l'arbre au maximum et le plus rapidement possible de la nourriture dont il aura besoin pour se “refaire une santé".
- ll faut, pour cela, que la nourriture soit mise en contact avec les radicelles, les parties les plus voraces du système radiculaire situées à l'extrémi té des racines. Ce réseau se trouve au niveau de la couronne extérieure de l'arbre (voir dessin).
Former à cet endroit des trous à la verticale, de 25 à 30 cm de profondeur sur 5 cm d'épaisseur, à l'aide d'un gros plantoir, ou mieux, d'une barre à mine, en cercle, tout autour de l'arbre.
Ces trous seront distants de 25 à 30 cm les uns des autres, en quinconce, sur 2 ou 3 rangées.
Utiliser un engrais, à l'aide d'un large entonnoir pour faciliter le remplissage du trou. Cet engrais complet en poudre sera biologique de préférence (Lombricompost-Viano)
Remplir chacun des trous aux 2/3 de son volume, le demier tiers sera réservé au sable qui sert de ?ltre et empêchera l'engrais, dans un premier temps, d'être absorbé par la végétation de surface. Il faut compter + ou - 10 kg d'engrais par arbre ( 1 € le Kg). Si les pluies dans les mois suivants sont suffisantes, le bon résultat ne tardera pas à se faire remarquer.
P.S. Cet article ne se limite qu'au traitement des arbres sains.
Erik SEVERIN
Rédigé par
Eric Severin
La pie bavarde: un problème ?
Sachez que la Pie bavarde n’aura qu’une nichée par an de maximum deux jeunes. C’est pendant cette période qu’elle va prédater les jeunes oisillons. Par contre sur la bonne saison, les passereaux eux, auront deux, voire trois nichées avec parfois plus de dix jeunes. Dans des conditions optimums, un équilibre se fait entre les prédateurs et les prédatés.
Le problème c'est que par nos agissements dans nos jardins, nous déséquilibrons cette belle loi de la libre concurrence en faisant (sans le savoir) le biotope tant apprécié des Pies : Une belle pelouse d'une quinzaine d'ares environ, bien tondue, et avec dans un coin, deux ou trois arbres (bouleaux) et rien d'autre. Le pied pour les pies.
Par contre, quelle tristesse pour nos passereaux.
Pour rétablir cet équilibre, plantons fruitiers, haies diversifiées avec notamment des noisetiers (si nécessaire à la survie de nos abeilles à la sortie de l'hiver) mais aussi simplement, laisser un coin sauvage (le plus grand possible) avec des herbacées en fleur, qui deviendront "graines" pour nos oiseaux en hiver. Les pies ne se sentiront pas trop à l'aise dans ces espaces plus touffus.
Si cela n'était pas le cas, et bien le couple de Pies fait partie de notre biodiversité.
N'oublions pas que la Pie est omnivore et très opportuniste. Elle ira par exemple manger dans les gamelles des chiens et/ou chats mais aussi et surtout, dans les poubelles qui traînent. Ne lui facilitons pas trop la vie non plus svp.
Il reste aussi possible d'entourer les nichoirs artificiels avec un treillis à poule qui laissera, par les dimensions de sa maille, passer le passereau mais pas la pie.
Bruno Marchal
Président
Web: www.plumalia.eu
L'entretien des rosiers de mars à novembre
Filroses: les conseils d'un des meilleurs spécialiste de roses en Belgique
MARS – AVRIL (Taille et Traitements préventifs)
•Dès que les forsythias sont en fleurs : Tailler les Rosiers remontants (arbustes, grimpants et tiges).
•Retirer les protections hivernales des Rosiers.
•Epandre une poignée de Patenkali au pied de chaque Rosier.
•Dès que les feuilles ont atteint 5cm : Pulvériser un traitement préventif contre les maladies.
MAI – JUIN (Engrais, Arrosage et Traitements)
•Répandre une poignée d’Engrais OrBrun Spécial Rosiers au pied de chaque Rosier (1x/mois).
•Arroser vos jeunes Rosiers une fois par semaine (10l d’eau au pied de chaque Rosier).
•Pulvériser du Purin d’ortie et du Purin de prêle à l’envers de feuilles.
•Pour les Rosiers les plus sensibles aux maladies : Prévoir un Traitement fongicide.
•Prélever les fleurs fanées des Rosiers remontants (qui refleurissent).
•Si vos Rosiers sont envahis de pucerons : pulvériser une solution de savon de Marseille dilué dans de l’eau (1 cuillère à soupe pour 1 litre d’eau).
JUILLET – AOÛT (Engrais, Arrosage, Traitements, Taille anciens)
•Poursuivre arrosages hebdomadaires, prélèvement des fleurs fanées (sauf pour les Rosiers qui fructifient, type Rugosas), engrais OrBrun et purins.
•Tailler les Rosiers anciens qui ne fleurissent qu’une fois (Coupez 1/3 de la longueur des branches).
SEPTEMBRE (Nettoyage Rosiers, ! NE PAS TAILLER ! )
•Epandre une poignée de Patenkali au pied de chaque Rosier.
•NE TAILLEZ SURTOUT PAS VOS ROSIERS ! Vous pouvez toutefois les nettoyer en coupant uniquement le bois mort.
OCTOBRE-NOVEMBRE (Protection hivernale, buttage)
•Si vous faites des feux de bois, épandre les cendres au pied des Rosiers.
•Protéger le point de greffe de vos Rosiers Tiges.
•Epandre 2 ou 3kg de compost ou d’amendement
Spécial Rosiers, veillez à recouvrir le point de greffe de vos vieux Rosiers.
•Butter vos jeunes Rosiers (une pyramide de feuilles et de
tourbe sur une hauteur de 30 cm).
Pour plus d'informations: www.filroses.com
Rédigé par
La pépinière Filroses
vous propose une sélection de Roses qui s'affine chaque année pour vous garantir le plaisir absolu de planter des Rosiers de qualité dans vos jardins.
Abeilles et noisetiers
Début mars, c’est la sortie des abeilles :
Que pourrait manger une abeille à la sortie de sa « presque » léthargie d’hiver ?
Savez vous que l’abeille se nourrit de son propre miel ?
Que peut-elle trouver comme fleurs juste à la fin de l’hiver ?
D’autant plus que pour qu’une ruche se porte bien, il faut anticiper la naissance des jeunes pour qu’ils soient opérationnels dès l’arrivée des beaux jours et ainsi accroitre la santé de la ruche. Sachant que les ouvrières ne vivent que de quatre à six semaines. Elles meurent littéralement d’épuisement après cette période. La rotation des effectifs est donc primordiale pour la survie de l’espèce.
Il faudra un jour ou deux d’une rentrée importante de pollen par de belles journées ensoleillées pour que se déclenche véritablement l’élevage du couvain.
Et bien en nos contrées, ce pollen, elles le trouveront principalement sur les fleurs de noisetiers. N’oublions pas que le pollen apporte les protéines nécessaires au développement des jeunes. Il est donc primordiale pour leur survie de trouver ces arbustes dans leur environnement.
Cet arbuste donnera en plus de son pollen « hâtif », une nourriture décalée en hiver pour tous nos micromammifères et notre écureuil, par la production de noisettes. Par son feuillage assez dense, il procurera un bon espace de nidification pour bien des espèces d’oiseaux.
Rien que du bonheur pour notre biodiversité.
Pensez aussi à tous nos délicieux mets réalisé avec des noisettes.
Pensez à planter cet arbuste si prolifique autrefois….
Bruno Marchal de www.plumalia.eu
Comment avoir une belle Glycine !
Suite à la question d'une Internaute: '' Pourquoi ma Glycine ne fleurit plus ? ''
Voici les recommandations pour avoir une belle Glycine(Wisteria):
- Il peut s'agir d'une mauvaise exposition. Plantez votre Glycine au sud/sud-ouest, car elle à besoin de beaucoup de soleil (min 6 heures). Elle doit également être abrité du vent du nord et n'aime pas les courants d'air.
- La Glycine ne peut pas être plantée dans une terre trop riche, car elle développera essentiellement des tiges et produira beaucoup de feuilles et donc très peu de fleurs. Il faut plutôt un terre pauvre (sableux) et pas trop calcaire (sinon le feuillage noircit ou blanchit)
Après cela, n'oubliez pas de tailler votre Glycine 3 fois par an pour en réduire la croissance et de concentrer la sève pour une belle floraison. Il faut savoir que les fleures apparaissent sur les tiges d'un an.
Elles fleurissent de fin avril à juin et peuvent monter jusqu'à 8 à 10m de haut.
Attention d'avoir un bon support tel qu'une pergola ou une tonnelle.
Il existe trois sortes différentes de Glycines:
Avec des grappes fleuris de 20 à 25 cm, très odorantes.
Couleur des fleurs: bleu-lilas, blanc violet foncé ou rose
La Glycine du Japon (Wisteria floribunda): la plus gracieuse.
Avec des grappes fleuris de 30 à 50 cm mais peu odorantes.
Couleur des fleurs: blanc, légèrement rosé, violet foncé.
La Glycine Américaine (Wisteria venusta): pas très courant.
Avec des grappes fleuris de 15 à 20 cm, très florifère.
Couleur des grappes fleuris: blanc et pourpre.
Rédigé par
la rédaction
de Magie des Jardins
Comment combattre les limaces ?
Ces dernières années, beaucoup de personnes sont confrontées à des gros dégâts aux plantes, causés par une population toujours croissante de limaces.
Certains amateurs de jardins sont tellement découragés par ce problème qu'ils ont abandonné la culture de certaines plantes très prisées par les limaces (laitues, hosta's, basilic,...).
Si les dégâts sont encore limités, vous pouvez très bien recourir aux remèdes doux.
L'épandage de granulés de lave autour des plantes appréciées par les limaces, la pose de pièges à bière, l'accueil d'hérissons, de crapauds et de canards, le ramassage nocturne de limaces, ...
Mais, face à la prolifération massive des limaces ces dernières années, ces remèdes s'avèrent souvent insuffisants.
La lutte chimique (granulés bleus) pose de gros problèmes écologiques: la pollution du sol et l'empoisonnement des prédateurs naturels des limaces.
Heureusement, la nature peut nous aider.
Depuis plusieurs années maintenant, nous vous proposons un moyen efficace et écologique pour lutter contre les limaces.
Il s'agit de nématodes parasitaires.
Ces petits vers microscopiques sont arrosés sur le sol et vont à la recherche des limaces pour les pénétrer.
Les limaces infectées s'arrêtent de s'alimenter et meurent.
Ces nématodes sont tout à fait inoffensifs pour nous et pour les animaux (oiseaux, hérissons,...).
En général, deux traitements par an suffisent.
Pour plus d'informations et commander: www.ecoflora.be
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