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Techniques de jardinage

Quelques conseils de plantation pour vos dahlias

Quelques conseils de plantation pour vos dahlias

Comment assurer le bon développement de vos dahlias ?

Si avec ce mauvais printemps vous n'avez pas encore mis en place les tubercules de dahlia, il est encore temps. Mais dépêchez-vous ! Deux méthodes sont possibles: soit vous laissez la végétation démarrer au chaud et vous planter quand les pousses ont atteint une dizaine de centimètres. Soit vous installez le tubercule directement en terre, car elle est bien réchauffée en juin et le départ de pousses sera accéléré.

Lors de la mise en place, creusez un trou d'autant plus profond que la variété est haute (l'étiquette précise la taille de la plante à complet développement). Enrichissez le sol avec du terreau ou de la matière organique décomposée. Posez le tubercule en l'étalant. Il ne doit pas être à l'étroit dans le trou. Comblez avec le substrat. Posez, si vous voulez, le paillis en surface après avoir bien arrosé. Surveillez quand même les limaces et les petits escargots, car ils adorent les jeunes pousses.

N'attendez pas le développement complet de vos dahlias les plus hautes pour les tuteurer. Il vous sera plus facile d'intervenir dés la sortie des jeunes pousses. Guidez la végétation au fil de son développement. Au besoin, ajoutez de discrets tuteurs pour soutenir les floraisons les plus généreuses. Récupérez les branches des noisetiers et autres formes buissonnantes. Ou utilisez des tuteurs que vous trouvez dans le commerce. Les formes en cône en en parapluie favorisent une croissance harmonieuse de la plante et évitent les formes ''ligoté''.

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Magie des Jardins

Comment nourrir vos rosiers au printemps

Comment nourrir vos rosiers au printemps

Mai est le premier mois où nous vous recommandons de nourrir vos Rosiers avec une poignée d'engrais organique. Cet apport énergétique les aidera à puiser dans leurs réserves afin de vous offrir de magnifiques floraisons.

Nourrissez tous vos Rosiers à raison d'une poignée de cet engrais organique que vous épandrez autour du pied (si votre rosier est âgé, il faudra sans doute prévoir plusieurs poignées). Vous grifferez ensuite légèrement le sol afin d'enterrer cette nourriture indispensable pour obtenir de plantureuses floraisons.
Si votre Rosier est de type remontant (à floraisons multiples au long de la saison), vous répéterez cette opération en juin et en juillet pour cesser tout apport à partir du mois d'août. Si le sol est sec, vous veillerez à arroser abondamment afin que vos plantes puissent assimiler rapidement cet apport d'énergie.

Quel engrais pour vos Rosiers ?
Evitez les granulés d'engrais (de couleur) rose bien trop riche en azote, ainsi que tout engrais chimique. Préférez un engrais dont la formule est adaptée aux besoins de vos Rosiers. Parmi ceux disponible sur le marché Or Brun Spécial Rosiers est celle que nous utilisons à la Pépinière et Roseraie. Elle est parfaitement équilibrée et rapidement assimilable.

L'arrosage de vos Rosiers
Quelle que soit la météo et ce jusqu'à la mi septembre, nous vous conseillons vivement d'arroser en profondeur le sol au pied de vos rosiers : une fois par semaine 10 litres d'eau par Rosier si vous avez pris soin d'apporter un paillage au pied de vos plantes (coque de cacao ou pellets de paille de froment). Si le sol est nu et par temps sec, il faudra prévoir deux arrosages de ce type par semaine. Ces interventions vous permettront d'obtenir des floraisons plus rapides et de rattraper quelque peu le retard de 2 à 3 semaines de la végétation suite à l'hiver prolongé de cette année.

Et le traitement préventif des maladies ?

Avant de traiter préventivement pour protéger vos rosiers des maladies (l'objet de notre prochaine lettre d'infos), nous attendrons que les feuilles soient totalement déployées

 

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Filroses

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A vos sécateurs pour vos roses !

A vos sécateurs pour vos roses !

Feu vert pour la Taille de vos Roses.
Le printemps est à présent bien installé. Les forsythias sont en fleurs, c'est enfin le moment de tailler vos Rosiers.

Quelles Roses tailler ?
Tous les Rosiers remontants, ceux qui fleurissent à plusieurs reprises durant la saison. Les rosiers à floraison unique se taillent uniquement après la floraison (juillet).

Pourquoi tailler vos Rosiers ?
Pour rééquilibrer vos rosiers, leur donner une forme harmonieuse, les régénérer et encourager des floraisons abondantes.

Comment tailler vos Rosiers ?
Afin de respecter la personnalité de chaque rosier on taillera de manière différente selon le type de variété. Toutefois, quelques principes sont valables pour tous les rosiers : On élimine d'abord le bois mort que l'on reconnaît à sa couleur d'abord brune puis noire. Cette saison, la dernière offensive de l'hiver a produit beaucoup de bois mort. On va ensuite éliminer à la base toutes les tiges grêles qui seront trop faibles pour porter des fleurs et toutes les tiges qui se dirigent vers le centre de la plante. Le principe étant de laisser la lumière et l'air pénétrer au centre du rosier. On taille toujours 1cm au dessus d'un bourgeon (ou d'une feuille) dirigé(e) vers l'extérieur, en biais de manière à ce que l'eau de pluie ne s'écoule pas sur le jeune bourgeon. On conserve 3 à 5 branches, les plus fortes et les mieux dirigées.

A chaque famille de Rosiers, sa taille spécifique

Les Hybrides de Thé
Ce sont les rosiers qui se taillent le plus court, à 15/20 cm du sol au-dessus d'un bourgeon ou d'une feuille dirigé vers l'extérieur de la plante.

Les Polyanthas ou Floribundas
Ils se taillent de la moitié de leur hauteur.

Les Rosiers Anglais ou Arbustifs (Type Moschatas, etc…) se taillent très légèrement afin de respecter leur port naturel. On coupe environ 1/3 de leur hauteur.

Les Couvre-Sol
Ce rosiers ne se taillent pas sinon afin de leur redonner une belle forme, avec ces rosiers on peut employer la cisaille.

Les Grimpants
Les jeunes grimpants ne se taillent que très peu. Si vous avez eu la possibilité de palisser les branches horizontalement, vous vous contenterez d'épointer (de couper les bouts qui dépassent leur support). Si votre rosier pousse sur une arche ou une colonne, donc tout droit vous le laisserez pousser jusqu'à ce qu'il devienne adulte (3 ans). Ensuite vous couperez chaque printemps au ras du sol la branche la plus âgée (la plus ridée) de cette manière vous obtiendrez une floraison échelonnée sur toute la hauteur du rosier.

Les Rosiers Tiges
Si vous souhaitez qu'ils forment une boule de fleurs, vous taillerez très court à une dizaine de centimètres. Si ce sont des rosiers pleureurs greffés sur tiges, taillez-les légèrement à la manière des anglais.

Pourquoi avoir attendu ?
Comme l'an dernier, en fin d'hiver-début de printemps les périodes de temps doux ont alterné avec des périodes de gelées. La conséquence c'est une montée de sève dans les branches dont certaines ont gelé ensuite. L'intérêt d'une taille tardive est de pouvoir précisément différencier les bourgeons morts des bourgeons vivants. N'hésitez pas à couper TOUT le bois mort même si votre rosier doit repartir du pied, il n'en sera que plus florifère et compact, plus nombreuses les fleurs seront toutefois moins grandes.
Dernier point important : si sur une longue branche verte vous constater de grosses taches brunes, coupez sous ces marques, car la sève ne pourra plus circuler librement au-delà de ce bois blessé.
La taille prépare vos Rosiers à vous émerveiller par leurs magnifiques floraisons. Sachez encore que la floraison intervient en général 6 semaines après la taille. Cette année selon les régions, on peut estimer le retard végétatif à 3 semaines ou 1 mois.

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Filroses

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A chacun sa bêche !

A chacun sa bêche !

C'est bientôt le moment de travailler la terre. Bêcher, remuer, aérer … travailler le sol est indispensable avant les semis et les plantations.  Chaque jardinier a sa bêche. Cet outil indispensable pour les travaux au jardin doit être adapté au sol mais aussi au physique de l'utilisateur.

La terre, laissée en l'état, finit par se tasser naturellement. Toute bonne plantation commence par le travail de la terre pour l'ameublir. Cette opération de décompactage va faciliter le développement des racines vers les couches plus profondes, là ou se trouvent les réserves d'eau et les éléments fertilisants. C'est encore plus important dans le cas des semis, pour que la plantule se développe dans des conditions favorables. La méthode la plus ancienne est le bêchage, qui permet de retourner la couche superficielle sur elle-même. Vous aurez le choix entre l'utilisation d'une bêche, d'une fourche-bêche ou d'un louchet. 

La bêche est composée d'un fer monté au bout d'un manche. C'est simple mais le choix de sa forme est lié au type de sol. En terre facile à remuer, un fer en forme de rectangle est suffisant. En terre sableuse, un fer plus large et recourbé facilite le travail au sol. 

Le louchet est fabriqué dans un acier plus épais et la liaison entre le fer (qui est moins large et plus haut) et le manche est renforcé. En conséquence, il est moins facile à manier. Il est destiné aux terres argileuses lourdes à remuer et aussi pour que la terre ne colle pas trop au fer. 

La fourche-bêche est adaptée aux sols lourds. Elle présente des dents plates ou triangulaires, plus rigides si vous optez pour un acier de qualité. En terrain caillouteux, les dents carrées s'imposent.

Comme vous voyez un bon outil bien adapté à votre sol vous facilite le travail !

Mais l'emploi des outils à main ne se résume pas non plus qu'au bêchage ! La bêche et le louchet permettent de creuser des trous de plantation pour les arbres et arbustes, en mélangeant le terreau à la terre d'origine. Ils servent aussi à dresser les bords de pelouses et affiner les contours de massifs. Le louchet permet de déterrer des vivaces déjà bien développées pour les diviser et rajeunir les mottes. La solidité du fer assure une bonne traction sans plier sous la résistance de la plante. Quant à la fourche-bêche, elle se transforme facilement en aérateur de gazon et est très utile pour mélanger un tas de compost ou de fumier.

N.B.: Avant tout, avant l'achat d'une bêche ou d'un louchet, prêtez attention à la taille du fer. Plus il est grand, plus la motte est lourde et plus le dos est sollicité. Dans la pratique, mieux vaut retenir un petit fer dans un acier résistant. Pour le manche, le bois prédomine. Même si les manches en composite se développent également. Coté forme du bout du manche, vous avez le choix entre la pomme, classique et la béquille tournée ou fraisée. Prenez la forme qui vous donne la meilleure prise en main.

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Magie des Jardins

Les 10 règles d'or à suivre pour vos orchidées

Les 10 règles d'or à suivre pour vos orchidées

Voici les 10 règles d'or pour acheter et garder le plus longtemps possible vos orchidées dans votre intérieur:

- Renseignez-vous sur les plantes. Les orchidéistes spécialisés fournissent automatiquement les fiches de culture des orchidées qu'ils vendent. Outre le nom du genre, de l'espèce et de la variété, ces fiches donnent des informations précieuses sur les besoins en eau, engrais et luminosité des orchidées.

- Achetez-les de préférence chez les horticulteurs spécialisés, car les plantes vendues en grande surfaces sont souvent importées de Hollande ou d'Asie. Cultivées dans des conditions artificielles, commercialisées très jeunes, parfois stockées et transportées dans des conditions traumatisantes pour la plante. C'est ainsi que les plantes sont souvent fragiles, parfois atteintes
de parasites et de maladies.

- Evitez-leur le choc thermique entre le magasin et le domicile. Pour cela, il faut qu'elles soient enveloppées soigneusement dans du papier de soie ou un grand sac en papier.

- Ne les replantez surtout pas dans le terreau: les orchidées en mourraient. Pour la plupart d'origine tropicale ou subtropicale, elles sont épiphytes et ne poussent pas en pleine terre mais sur des troncs. C'est pourquoi elles sont cultivées dans un substrat inerte composé d'écorce de pin et de mousse artificielle.

- Donnez-leur de la lumière. Une exposition à l'est, ou elles recevront la lumière du matin, est bénéfique aux orchidées et les incite à refleurir. Il faut les placer tout contre une fenêtre, mais veiller à ce que leur feuillage, sensible aux brûlures du soleil, soit protégé par un voile tamisant.

- Surveillez l'hygrométrie. L'humidité atmosphérique est très importante. La plupart des orchidées apprécient une hygrométrie aux alentours de 60%, ce qui est très loin des conditions de nos maisons (30 à 40%). Il faut donc installer de préférence un humidificateur dans la pièce, ou créer un microclimat humide en posant des pots dans un plateau garni de billes d'argile baignant dans l'eau.

- Veillez à la température. Pour qu'elles refleurissent, les orchidées doivent percevoir les différences de température entre les saisons, mais aussi entre le jour et la nuit. C'est pourquoi il est bon de les faire séjourner dehors en été et jusqu'à la fin de l'automne, à exposition mi-ombragée, pour qu'elles ne soient pas brulées. Dans une maison ou un appartement, une baisse du thermostat la nuit ou une fenêtre entrouverte permettront de créer l'écart de température.

- Arrosez-les régulièrement. Une à deux fois par semaine, procédez à des arrosages abondants pour que le substrat s'imprègne. Mais ne laissez pas d'eau stagner dans la soucoupe, car elle pourrirait rapidement les racines. Hormis certaines orchidées (les cymbidiums et les paphiopedilums), qui peuvent se contenter de l'eau du robinet, les autres préfèrent les eaux douces, non calcaires. L'eau de pluie, l'eau minérale ou l'eau traité par adoucisseur conviennent, à température ambiante.

- Nourrissez-les. Cultivées sur des milieux inertes, les orchidées doivent être alimentées. Les engrais spéciaux, dilués dans l'eau d'arrosage, sont donc indispensables quasiment toute l'année.

- Attendez avant de les rempoter. Les rempotages ne sont pas recommandés avant trois à cinq ans après l'achat car ils traumatisent les racines. Ils ne s'imposent que lorsque les plantes, qui aiment en général être à l'étroit dans leur pot, deviennent trop importantes et son déséquilibrées.

N.B.: Comment faire refleurir une orchidée variété papillon ? Ne coupez pas la tige défleurie à ras, mais plutôt à mi-hauteur, au dessus d'un œil. Une tige florale secondaire se développera à partir de cet œil. La deuxième floraison terminée, coupez la tige à ras.

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Magie des Jardins

Soigner et multiplier les buis

Soigner et multiplier les buis

Suite à une question posée par un passionné de jardin. Comment soigner et multiplier vos buis pour avoir une belle bordure ou un topiaire au jardin ?

Si le bouturage du buis est très facile, il faut quand même aussi de la patience. Car les rameaux peuvent attendre jusqu'à un an avant de s'enraciner. Comment faire ? Prélevez deS petits morceaux de branche de 5 à 10 cm de long. Trempez bien la base dans la poudre d'enracinement (hormone de bouturage) que vous avez acheté en pépinière. Enterrez les boutures à mi-hauteur dans un substrat qui retient bien l'eau. Laissez les boutures à l'ombre en gardant toujours le terreau humide.

Lorsque les boutures ont repris et commencent à former de nouvelles pousses. Elles se garnissent à leur base d'un épais chignon de racines. Il est alors temps de les repiquer en place (de préférence au printemps ou en automne). A raison de 15 plantes par mètre pour une bordure linéaire. Surtout arrosez régulièrement pendant la première année.

Malheureusement les buis souffrent aujourd'hui d'une maladie qui gagne du terrain. Il s'agit de deux champignons pathogènes (Cylindrocladium et Volutella) qui provoquent le dessèchement des rameaux, puis le dépérissement complet des pieds si vous laissez la maladie atteindre un stade avancé. Que faire ? Il faut arracher les pieds qui sont atteints, puisque les rameaux atteints ne repartiront pas. Si les attaques sont modérées, il faut seulement couper les rameaux atteints jusqu'à un point sain. Seul un fongicide chimique (!) évitera que la maladie ne se propage.

Remarque: La maladie est surtout transporter par l'homme d'un jardin à l'autre. Notez aussi que les buis arrosés par aspersion sont plus atteints que ceux arrosé par les pieds.

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Magie des Jardins

Enrichissez votre sol

Enrichissez votre sol

Elément clé de la réussite du jardin, la préparation du terrain permet d’obtenir un sol allégé, enrichi et agréable à travailler. Les plantes s’y installeront et pousseront avec une vigueur proportionnelle au travail accompli.

Sur la couche supérieure du terrain s’étale la terre végétale. C’est là que les racines des végétaux trouvent leur ancrage et leur nourriture. Avant de vous lancer dans vos plantations, nettoyez votre terrain de toutes les mauvaises herbes. Le plus simple est de retourner la terre à l’aide d’une bêche ou d’une fourche-bêche qui dégage en profondeur les racines des plantes indésirables. En cassant la croûte superficielle du sol, le bêchage joue un rôle d’ameublissement qui facilite la pénétration de l’air et de l’eau dans la terre. Le griffage permet ensuite d’enfouir les amendements étalés en surface et les divers engrais avant les semis et les plantations.

Qu’est-ce qu’un sol ?

- Un milieu physique, constitué d’eau, d’air et de parties solides, argile, sable, calcaire, limon, débris de végétaux et d’animaux. Ce milieu sert de support aux racines de la plante. 

- Un milieu chimique, acide ou alcalin, qui conditionne la transformation de la matière organique et des fumures en éléments assimilables par les plantes. C’est le garde-manger dans lequel les végétaux doivent trouver tous les éléments nutritifs dont ils ont besoin.

- Un milieu biologique, vivant, constitué de bactéries et champignons, vers de terre, cloportes et insectes, tous indispensables à sa fertilité.

Des amendements pour corriger la terre
Chaux, marne, tourbe horticole, terreau forestier enrichi de matières organiques, terre de bruyère… que l’on trouve en jardinerie améliorent la structure de la terre, allègent les sols trop lourds, donnent du corps aux terres trop légères et rendent le sol malléable et plus facile à cultiver. Ces éléments favorisent également la pénétration de l’eau et l’assimilation des éléments nutritifs par les végétaux.

Des engrais pour nourrir les plantes
Compost, engrais verts, fumier en granulés, algues marines, corne broyée… ces engrais organiques issus de la décomposition de matières végétales ou animales s’utilisent comme fumure de fond en les incorporant par un griffage dans le sol en automne ou au printemps. Cette fumure naturelle peut être complétée par des engrais au printemps. Leur action est rapide et efficace, comme un coup de fouet, mais de courte durée.

Agnès

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Agnès Speeckaert

Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !

Couvrir le sol avec du 'Mulching'

Couvrir le sol avec du 'Mulching'

Une des méthodes les plus efficaces pour maintenir l’humidité du sol, gêner la levée des mauvaises herbes et protéger les plantations du gel et de la chaleur reste le paillage des massifs. Appelée aussi «mulching» lorsqu’elle se compose de matières organiques (compost, paille, débris de bois, cosses de cacao…), cette couche restitue également des substances organiques au sol, ce qui le rend plus riche en humus. L’idéal est d’étaler le paillage en automne ou au printemps, après avoir nettoyé les parterres.

Que choisir ?

- Dalles de paillage. Conseillées en agriculture biologique ces dalles bio-dégradables sont fabriquées à partir de fibres naturelles. Entourant les jeunes arbres ou conifères, cette couverture du sol favorise la croissance des racines et protège les plantes de la concurrence des mauvaises herbes. Le matériau qui se dégrade progressivement a une durée de vie de 3 à 5 ans.
- Nappe de jardinage. Facile à poser, cette nappe à la structure poreuse permet à la terre de respirer en empêchant la croissance des mauvaises herbes. Elle est vendue en rouleaux et existe en plusieurs épaisseurs. Presque imputrescible, elle reste efficace de nombreuses années.
- Paille. On l’utilise surtout dans le potager biologique pour couvrir le sol au pied des fraisiers, des choux et des haricots. Cette couche isole les légumes ou les petits fruits rampants de l’humidité du sol et des salissures de la terre. Elle réchauffe les côtés des talus tout en maintenant l’humidité du sol, ce qui permet un démarrage plus précoce des cultures.
- Ecorces de pin. Elles sont décoratives et sentent bon lorsqu’elles sont réchauffées par le soleil. Si le terrain est bien désherbé au départ, elles empêchent réellement la poussée des mauvaises herbes. Parfaites au pied des rhododendrons et des plantes de terre de bruyère, elles modifient la nature du sol par leur pH acide. Les gros calibres offrent une durée de vie qui peut atteindre 5 ans s’ils sont répandus en couche de 8 cm.
- Copeaux de bois. Provenant de résidus d’épicéas, de déchets de menuiserie ou de débris de taille du jardin passés au broyeur, on les utilise en paillage de massifs de fleurs ou de jardinières. Au bout de quelques saisons, les copeaux se décomposent en humus et améliorent par enfouissement la structure physique du sol.
- Cosses de cacao. Ce paillis végétal pur et naturel contient des éléments organiques fertilisants qui nourrissent les plantes. On l’utilise en couverture de sol dans les parterres de rosiers et de plantes vivaces car il n’acidifie pas la terre. Le matériau se décomposant rapidement, il faut en rajouter une couche tous les ans.
- Compost. Fait maison ou acheté en vrac auprès d’une association locale, c’est un or vert qui ne coûte pas cher. Répandu sur la terre, il maintient son humidité et favorise la vie microbienne. En se dégradant dans le sol, il fertilise le sol et participe à son enrichissement en humus, matière importante pour la santé et la croissance des plantes.

Agnès

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Agnès Speeckaert

Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !

Taille  'en vert'

Taille 'en vert'

Tailler à la fin de l’été permet de profiter de haies bien nettes jusqu’au printemps, de calmer les arbustes qui poussent trop vite et même d’inciter les espèces caduques à garder leurs feuilles.

Les bons outils
- La cisaille à main: elle permet de tailler régulièrement les haies, les buissons et les grands topiaires sans déchiqueter les feuilles. Elle doit être bien affûtée.
- Le sécateur: il permet de sélectionner les branches à supprimer. Respectez le sens de la coupe, en plaçant la lame tranchante du côté du rameau à conserver.
- Le taille-haie électrique: on ne l’utilise que pour les grandes surfaces, les haies d’if, de laurier ou de charme. Une catastrophe pour tailler le buis qu’il blesse.

Buissons: toilettage léger
La taille permet de juguler les pousses ébouriffées, de maintenir une forme harmonieuse et surtout d’induire sur l’extérieur du buisson de nouvelles pousses plus vigoureuses. Les buissons qui ont fleuri au début de l’été comme les escallonia, weigela, seringat, lavande, potentille et ceanothus peuvent être taillés après la floraison. Ne touchez pas à ceux qui portent de jolis fruits en automne. Ne taillez pas non plus les arbustes qui fleuriront au printemps car vous supprimeriez en même temps tout espoir de floraison. Sur les buissons à feuillage persistant, veillez à ne pas couper les branches anciennes, mais seulement les jeunes pousses plus claires.

Haies: taille stricte
Une haie bien entretenue est taillée deux fois par an, au printemps et à la fin de l’été. En septembre, la période de croissance est presque terminée. Cela signifie que vous allez supprimer le plus gros de la production de l’année mais que des petites pousses auront le temps de se développer pour donner une apparence plus régulière à votre haie. Comme il y a encore de la sève dans les branches, les plaies de coupe auront le temps de bien cicatriser avant les grands froids. Sur les charmilles et les haies de hêtre, le feuillage restera marcescent. Il séchera sur les branches à l’entrée de l’hiver et ne tombera qu’au printemps.

Rosiers sarmenteux: taille et palissage
Les rosiers grimpants à floraison unique ont souvent une croissance vigoureuse, voire franchement envahissante et difficile à dompter. Pour rajeunir l’arbuste, supprimez à la base la moitié des tiges anciennes qui se reconnaissent à leur couleur brune. Palissez soigneusement les jeunes pousses vigoureuses qui partent de la souche. Si elles sont trop nombreuses, mieux vaut n’en garder que 3 ou 4 que l’on fixera sur le mur, en éventail. Ce palissage favorisera la naissance de brindilles latérales qui porteront les fleurs.

Agnès

Rédigé par

Agnès Speeckaert

Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !

Bouturez les plantes de l'été

Bouturez les plantes de l'été

Fuchsia, verveine, anthémis, géraniums… nombre de plantes d’été peuvent facilement être bouturées. Quelques gestes essentiels, un peu de patience et on obtient sans se fatiguer de nouvelles pousses. Et en plus, c’est gratuit !

La bouture, c’est quoi ?

Bouturer une plante, c’est la cloner en prélevant un fragment de tissu - le plus souvent une portion de tige jeune mais pas tendre (on dit «aoûtées») - pour créer une nouvelle plante à l’identique. Plus rapide que le semis, la bouture est une méthode souvent utilisée pour multiplier les plantes estivales comme les pélargoniums, anthémis, fuchsias ou encore les arbrisseaux non rustiques tels que les sauges, armoises, senecios ou lavatères. La culture en pot permet de respecter facilement les besoins de chaque plante et de les remiser à la fin de l’automne pour les mettre à l’abri du gel.

Les bons gestes:

- Préparez des petits pots en terre cuite, en tourbe ou en plastique pour planter les boutures. Tapissez le fond d’une couche drainante de 1cm d’épaisseur avec des tessons de poterie, des cailloux ou des billes d’argile. Prévoyez un terreau léger poreux et bien drainé, spécial semis ou boutures ou un mélange de terre et de sable de rivière.

- Prélevez une portion de rameau de 15 cm de long sur une plante vigoureuse. Son diamètre est celui d’un crayon de bois. Coupez avec une lame tranchante toutes les feuilles à la base de la tige ainsi que ses fleurs et ses boutons. Pour multiplier vos chances, prélevez un minimum de 3 boutures par plante. Les boutures peuvent être rassemblées dans un même pot, mais sans se toucher.

- Plantez la bouture dans le terreau. L’enracinement sera plus rapide si l’on trempe la plaie dans une poudre d’hormones d’enracinement. Enlevez l’excédent en secouant la bouture car tout excès conduit à l’échec. Arrosez en pluie fine et laissez l’excédent d’eau s’écouler par le trou de drainage.

- Installez la bouture dans un endroit chaud et humide, de préférence avec un léger ombrage les premières semaines. Recouvrez la bouture d’une cloche ou d’une demi bouteille d’eau en plastique ou placez-la dans une mini-serre pour conserver l’humidité. Arrosez sans excès ou vaporisez et aérez de temps en temps.

- La bouture devrait s’enraciner en deux ou trois semaines. Après enracinement, rempotez chaque bouture dans un petit godet individuel ou un plus gros pot collectif, rempli d’un mélange plus nutritif additionné de tourbe. N’attendez pas que la bouture grandisse trop pour en sectionner la tige principale. La plante sera ainsi bien ramifiée. La jeune plante devra passer l’hiver à l’abri du gel et de la lumière.


Agnès.

Rédigé par

Agnès Speeckaert

Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !

Semer un gazon

Semer un gazon

Une belle pelouse verte et tendre met votre jardin en valeur. Les clefs de la réussite se trouvent dans un choix de semences adaptées à votre terrain et une bonne préparation du sol avant le semis. La période idéale pour semer est le printemps, de mi mars jusque fin mai, ou en automne, de mi août jusque fin septembre, lorsque la terre est chaude et humide.

Choisir vos semences: Il n’y a pas un gazon mais des gazons composés de plusieurs espèces de graminées (ray-grass anglais, pâturin, agrostide, fétuque, etc.) A choisir en fonction de vos exigences et de l’utilisation de la pelouse. Comptez en moyenne 1kg de semences pour un gazon de 30 mètres carrés.

- Luxe: composé de graminées à feuilles très fines. Gazon anglais qui exige une tonte par semaine et des apports d’engrais et d’eau réguliers.
- Jeux: rustique, combine finesse et solidité. Gazon familial qui supporte le piétinement. Croissance et entretien modéré.
- Sport: le plus résistant au piétinement. Gazon passe-partout qui convient à tous les terrains. Croissance rapide, adapté pour le jeu intensif.
- Terrain sec et soleil: à base de graminées adaptées aux sols pauvres. Gazon assez grossier exigeant une tonte assez haute.
- Terrain humide et ombre: croissance lente. Gazon supportant mal le piétinement et les tontes répétées. Surveiller l’arrivée de la mousse.

5 étapes pour un nouveau gazon:

1) Travaillez le terrain par temps sec et calme en rajoutant éventuellement du compost et de la tourbe pour alléger le sol. Emiettez et égalisez la surface à l’aide d’un râteau en incorporant un engrais pour gazon.

2) Tassez le sol avec un rouleau en faisant un premier passage dans une direction, puis un second perpendiculairement au premier. Egalisez soigneusement en évitant la formation de bosses et de creux. Griffez superficiellement le sol avec un râteau.

3) Semez à la volée ou avec un semoir, après avoir bien mélangé les semences. Effectuez les semis en deux passages croisés dans le sens de la longueur puis de la largeur, pour obtenir une répartition homogène des semences sur le sol.

4) Ratissez légèrement dans les deux directions afin d’enfouir les semences à 1 ou 2cm dans le sol. Roulez pour tasser et arrosez si le temps est sec. Vous devrez patienter une dizaine de jours avant de voir sortir un léger duvet vert.

5) Lorsque le gazon à 5cm de hauteur, roulez-le par temps sec afin d’affermir l’enracinement. La première tonte réglée à une hauteur de coupe de 4cm a lieu lorsque le gazon a atteint une hauteur de 8 à 10cm.

Astuce: Si la levée de votre gazon est irrégulière, pas de panique. Les semences de graminées ne germent pas toutes à la même vitesse. Le ray-grass est le plus rapide. Attendez la germination des autres semences, liée parfois à la température et maintenez le terrain humide.
 

Rédigé par

Agnès

Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !

L'arrosage: 10 conseils anti-secheresse

L'arrosage: 10 conseils anti-secheresse

Au jardin, l’heure est à la lutte anti-gaspillage de l’eau. Inutile d’arroser beaucoup, tout et tout le temps! Voici quelques conseils pour jardiner en économisant l’eau.

1) Récupérez l’eau du ciel. Installez au pied d’une descente de gouttière un tonneau ou une citerne. Après quelques pluies, vous récolterez rapidement près d’un mètre cube d’eau (soit 1000 litres) qui sera une précieuse réserve pour arroser votre jardin.

2) Espacer les arrosages. Mieux vaut un arrosage abondant au pied de chaque plante une fois par semaine qu’un arrosage superficiel de vos parterres chaque jour. En espaçant les arrosages, on force la plante à développer des racines profondes qui capteront plus longtemps la fraîcheur.

3) Arroser le soir. Après une journée de canicule, une douche à jet doux au moment du coucher du soleil permet d’abaisser la température des plantes tout en réduisant la transpiration. La plante a ensuite toute la nuit pour se gorger d’eau et reprendre des forces.

4) Installez un arrosage goutte-à-goutte. Idéal pour arroser les plantes en pot sur la terrasse, ce système s’adapte à n’importe quel robinet et il consomme très peu d’eau. Associé à un programmateur, cette installation vous permet de passer le cap des vacances sans souci.

5) Plantez en automne. Les végétaux auront le temps de s’enraciner avant les grands froids et ils seront ensuite plus résistants à la sécheresse l’été suivant.  Prévoyez une cuvette d’arrosage autour du pied de la plante pour faciliter l’arrosage.

6) Améliorez le terrain. Enrichissez les sols sableux avec une bonne dose de compost et un peu de tourbe blonde pour retenir l’eau. Dans les pots et jardinières, choisissez un terreau avec rétenteur d’eau.

7) Binez la terre. Lorsqu’une croûte se forme à la surface du sol, l’eau s’évapore par des crevasses. Un coup de binette ou de griffe remue la terre en surface, brise la croûte et forme comme un coussin hermétique qui empêche l’évaporation de l’eau.

8) Pratiquez le mulching. Autour des plantes, répandez un paillis de matières organiques, coupes de gazon, compost, déchets de branches broyées, paille ou cosses de cacao. Cet édredon gardera le sol humide plus longtemps.

9) Choisissez des plantes frugales. Prenez modèle sur la terre aride de la garrigue en choisissant des variétés sobres qui supportent bien la sécheresse, comme les lavande, santoline et stachys laineux. Si votre terrain est sablonneux, pensez aux buddleia, tamaris, rosier rugosa, genêt et symphorine.

10) Remplacez le gazon par le gravier. C’est la nouvelle tendance pour les jardins sans eau. Les graviers font office de mulch et réduisent fortement l’évaporation de l’eau du sol, comme le fait un tapis d’écorces. On y trouve toutes sortes de semis de plantes annuelles ou vivaces qui débarquent toutes seules, par la voie des airs.

Agnès.

Rédigé par

Agnès Speeckaert

Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !

Tressez l'osier vivant

Tressez l'osier vivant

L’osier vivant plie mais ne rompt pas. De plus en plus en vogue dans les jardins, il se plie à toutes vos envies. Prêt à toutes les extravagances, il dessine des haies graphiques, des gloriettes ou des igloos amusants et faciles à réaliser.

Léger, souple et d’une surprenante vitalité, l’osier est le matériau le plus poétique que la nature ait inventé. L’osier est le nom donné à une jeune pousse de saule. Il se récolte sur le saule blanc commun (Salix alba), doré (S. alba vitellina), pourpre (S. purpurea), brun olive (S. triandria) ou vert (S. viminalis). L’osiériculteur récolte chaque hiver de jeunes pousses qui peuvent atteindre trois mètres de longueur en une saison. Pour les conserver, on les lie en bottes et on les installe à l’ombre dans quelques centimètres d’eau où ils commencent déjà à former des racines. Plantés en terre sous la forme de fraîches boutures, ces bâtons s’enracinent et se couvrent de feuilles, formant une clôture vivante, une haie tressée ou une cabane d’enfant. C’est magique !

Plantation, mode d’emploi
Le plus simple, c’est de récolter au mois de mars la coupe des tiges souples des saules têtards qui poussent le long de nos rivières. Les branches sont affûtées en biseau dans leur partie inférieure puis plantées dans un sol riche et humide à 20cm de profondeur, tous les 15cm alignés dans une petite rigole. On peut les grouper par deux, trois ou cinq brins qui sont courbés, tressés et liés avec du raphia. S’ils sont bien arrosés, les pieds s’enracinent en quelques semaines et deviennent de plus en plus épais et solides au fil des années.

Un peu de fantaisie
- Treillage en losange: on forme deux rangs obliques en sens inverse, un vers la droite, l’autre vers la gauche. Les branches sont tressées au fur et à mesure de façon à former des mailles ajourées.
- Gloriette et berceau: de longs rameaux sont repiqués puis recourbés en arc et mis en forme à l’aide d’une structure en fil de fer ou en gaulettes de châtaignier. On peut aussi les entrecroiser en losange pour former un berceau recouvert de verdure.
- Tronc torsadé: six rameaux pris deux à deux sont tressés comme la tresse d’une coiffure. On maintient la tresse sur un tuteur en bambou avec des liens en raphia. Au fil des ans, les brins finissent par se souder entre eux.

Une taille régulière
Quelques coups de sécateur à la fin de l’hiver permettent de garder lisible le dessin d’origine. On effectue la coupe au ras des tiges principales. Durant toute la belle saison, les jeunes pousses sont raccourcies au taille-haie à 15cm afin de donner de l’épaisseur à la haie. Si vous ne taillez pas, la haie a tendance à se dégarnir du pied et à produire au sommet une végétation aussi anarchique qu’exubérante.

Où trouver de l’osier ?
De Vos Salix, Eksaarde-Dorp 19 à 9160 Eksaarde (Lokeren). Tél. 09 346 80 40. www.devossalix.be .

Agnès.

Rédigé par

Agnès Speeckaert

Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !

Planter les conifères

Planter les conifères

Vous aimez les conifères? L’automne est le bon moment pour les planter, avant que les froids ne surviennent. Notez que si vous ne pouvez le faire avant l’hiver, vous pourrez planter en mars. Achetez de jeunes sujets en motte ou en conteneur, leur reprise sera garantie.

Que choisir en pépinière?
Renseignez-vous sur la taille adulte de la plante, car le sapin tout mignon dans son pot peut devenir un géant. De nombreux conifères sont vendus comme arbustes nains pour bordure ou rocaille alors que leur taille adulte dépassera souvent 3 mètres de haut! Méfiez-vous aussi de certaines formes étalées comme les genévriers qui peuvent prendre au fil des ans une ampleur considérable. Si vous plantez un pin ou un cèdre, plantez-le à bonne distance de la maison.

Quel est le sol idéal?
La plupart des conifères apprécient un terrain léger et bien drainé. Leur nature les porte à s’installer plus volontiers en terrain légèrement acide et certains ont du mal à s’adapter aux sols calcaires. Si c’est le cas de votre terrain, faites un apport de terre de bruyère ou de tourbe au moment de la plantation. Cet apport sera également bénéfique si votre sol est lourd et argileux. En terrain calcaire et sec, vous pouvez opter pour des espèces qui les acceptent, comme les genévriers ou les ifs. En terrain très humide, essayez de planter en butte, en remblayant le terrain. Vous limiterez ainsi l’asphyxie des racines en hiver.

Comment les planter?
Commencez par immerger complètement la motte dans un seau pour bien l’imbiber et favoriser la reprise. Pendant ce temps, creusez un trou de plantation d’un volume triple que celui de la motte. Ameublissez le fond du trou à la fourche-bêche en rajoutant une couche de terreau amélioré d’engrais à décomposition lente. Disposez la plante en plaçant le dessus de la motte au niveau du terrain. Si l’arbuste est entouré d’une tontine en toile, dénouez-la délicatement, mais elle peut rester dans le fond du trou. Rajoutez les trois quart de la terre de déblai et arrosez copieusement en réalisant une cuvette de terre autour de la plante. Refermez le trou avec le reste de terre et tassez le pied de la plante à la botte. Terminez en griffant la surface du trou pour éviter qu’une croûte sèche ne se forme.

Doit-on les tailler?
Les pins, les piceas et les abies supportent très mal la taille. Limitez-vous à supprimer les branches mortes ne sachant qu’ils ne se regarniront pas. Pour d’autres espèces, par exemple les ifs, thuyas et chamaecyparis, la taille est bien supportée. Pour entretenir une haie, taillez à la fin du mois de juin, à la fin de la pousse printanière. On peut aussi effectuer une taille à la fin de l’hiver, avant le bourgeonnement des brindilles, pour conserver une forme plus compacte.


Agnès.

Rédigé par

Agnès Speeckaert

Jardinière et Journaliste
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines.

Le compostage ménager

Le compostage ménager

Le compost est une entité vivante (comme nous), composée de milliards de micro-organismes. Veillez a leurs besoins ! Aération, Humidité, Chaleur. C'est essentiel !


- Emplacement
Choisir un endroit ombragé, abrité des vents froids, avec 4 m2 minimum de surface de travail. Bien remuer le sol à l'emplacement du tas et y disposer un lit de branchages, afin d'y favoriser la montée des vers de terre et le drainage en cas d'excès d'humidité.


- Définition
Composter signifie "mélanger" différentes matières entre elles.


- Conditions
Ne jamais constituer de couches d'un seul matériau, on risquerait la putréfaction, les mouches, les odeurs...
Pour éviter cela, il est préférable de préparer à l'avance des matières en attente, à incorporer ultérieurement aux matières fraîches. Ex: récolte des feuilles mortes en automne en prévision des tontes de gazon du printemps gg broyats de tailles d'hiver pour mélanger aux déchets de cuisine. Utiliser toutes les matières d'origines végétales, animales (ou, à petites doses, minérales). Plus elles seront variées mieux cela vaudra.
Eviter cependant les aliments cuits, les graisses a frites, les épluchures d'agrumes traités, les aiguilles de conifères, les feuilles de houx, de lauriers,(se décomposent trop  lentement).. Couper et écraser ce qui est trop grossier : tiges de choux, tailles d'arbustes... Respecter un bon équilibre carbone (C) / azote (N).
C représente tout ce qui est fibreux, dur, brûnatre. Ex: feuilles mortes, fumier pailleux, tailles de haies, copeaux. N représente tout ce qui est tendre, mou, vert. Ex: gazon, déchets de fruits et légumes, fleurs coupées. Ce rapport est de 2/3 C pour 1/3 N.


- Epoque
Le printemps constitue le meilleur moment pour commencer un tas de compost Si les matieres premières sont prétes et la température extérieure suffisante, le travail des micro-organismes s'enclenchera aussitôt.
Pour que le tas “chauffe bien"(50-60'), il est important de choisir le volume du type de compostière le mieux adapté a vos besoins.
Exemple : 1 m3 pour une famille de 3/5 personnes et un jardin de 5 à 10 ares minimum. Quel que soit le modèle choisi, il faut suffisamment d'ouvertures latérales pour maintenir une bonne aération. Le sommet du tas sera légèrement creux pour profiter des pluies d'été.


- Fabrication
Bien mélanger les diverses matières à la fourche AVANT de les disposer dans la compostière.
Elles seront plus homogènes et se décomposeront beaucoup plus vite. Continuer ce travail au cours des semaines en édifiant le tas jusqu'à une hauteur de 1 m. Au besoin, faire appel a ses voisins ! Soupoudrer un peu d'algues calcaires ou “Maërl" a intervalles réguliers (1 a 2 kg/m3) pour équilibrer le degré d'acidité.
L'échauffement ne se produisant qu'au centre du tas, la décomposition de la partie extérieure du tas se fait beaucoup plus lentement. En outre, les "mauvaises herbes", graines et facteurs de maladies ne sont que partiellement détruits. Aussi doit-on, le tas une fois terminé, l'ouvrir et le retourner, en constituant un nouveau tas aéré, afin que les déchets situés à la périphérie se retrouvent au centre et vice-versa. Ce second tas mûrira pendant 3 mois, en veillant a le protéger des grands écarts de température, des pluies diluviennes ou d'un soleil trop ardent. (Planche inclinée, bache). Dans les meilleures conditions, le compost de printemps sera mûr au bout de 5 a 6 mois et rendu disponible avant l'hiver. Edifié en automne, il ne sera prét qu'à l'été suivant à cause de l'hiver.


- Utilisation
Bien nettoyer le terrain, répandre le compost, puis l'enfoncer au rateau dans les premiers centimètres, les vers feront le reste. Un grand seau par m2 est la bonne dose. Agréable au toucher, de structure grumeleuse, le compost bien fait contient l'ensemble des substances nécessaires à la plante. Cet "humus” à l'odeur de bonne terre de sous-bois, ne peut que nous émerveiller.

Erik Severin

Asbl Lasne Nature

Rédigé par

Eric Severin

Comment tailler vos haies en vue d'un bon compostage

Comment tailler vos haies en vue d'un bon compostage

Si vous avez beaucoup de tailles de haies à effectuer durant la belle saison, voila un petit truc qui va, a la fois, vous faciliter la tâche, vous faire gagner du temps, accélérer le processus de decomposition de la matière, et vous garantir un très bon compost.

Pour cela, il faut commencer par se procurer un morceau de toile ou de bâche de 1 m ou plus de large sur 4 a 6 m de long.
Etendez-le soigneusement par terre au pied de votre haie à tailler.

Il s'agira ensuite, de proceder à l'aide de votre sécateur ou taille-haie électrique bien affûté à la coupe des tiges de la haie par petites sections de 10 a 15 cm. de longueur, au lieu des grands morceaux habituels tailles en une fois pouvant atteindre plus de 60 cm.de longueur.
On va progresser ainsi, par petits mouvements de va-et-vient jusqu'à la forme définitive que vous souhaitez donner a votre haie.
Les coupes ainsi obtenues tombent sur la bâche.

On interrompt la taille, chaque fois qu'on est arrivé au bout de la bache, ou que celle-ci est remplie.
Rassemblez le tout dans la bache et portez-la directement sur l'aire de compostage. Vous pouvez l'intégrer au tas de compost existant ou démarrer un nouveau tas qui peut se suffire à lui-meme, l'équilibre carbone-azote étant respecté.

Ensuite, vous redisposez la bache au pied de la haie pour le tronçon suivant, en répétant la manoeuvre autant de fois que la taille l'exigera.

Ainsi, il ne faudra donc plus ratisser ni gravier, ni terre, ni mauvaises herbes à graines, qui normalement se seraient mélangées aux coupes et qui n'ont rien à faire dans le tas de compost.

Il faut savoir que les pousses vertes de l'année une fois taillées, se décomposent très vite sauf pour les conifères et les lauriers-cerises qu'il faudra broyer si nécessaire.

Si les tailles sont faites comme proposé, la matière sera plus fine et plus facilement transformée par le travail des micro-organismes lors du compostage, à la condition de toujours maintenir un bon degré d'humidité. Si toutefois, vous avez trop de coupes a éliminer, pensez aux voisins qui manquent de matière à mélanger a leur compost (principalement ceux qui ont beaucoup d'herbes a récolter!).
Ce geste de convivialité pourrait les intéresser.

Eric Severin

Asbl  Lasne Nature

Rédigé par

Eric Severin

Comment éliminer la mousse dans les pelouses

Comment éliminer la mousse dans les pelouses

Comment éliminer la mousse dans |es pelouses tout en réduisant le problème du ramassage des tontes de gazon. (Asbl Lasne Nature)

Pourquoi la mousse envahit-elle la pelouse ?

Dans la plupart des cas, c'est dû au terrain qui renferme un degré d'acidité trop élevé (ph 4,5 à 6). Le gazon disparaît au profitîde la mousse qui est acidiphile.

Pourquoi un terrain est-il devenu trop acide ?

Le terrain s'appauvrit au fur et à mesure que sont prélevées les tontes constituant son humus. (Imaginons la quantité de matière que peuvent représenter plusieurs années de ramassages réguliers!)

 

 Pour que la mousse disparaisse définitivement, il faut rendre a la terre sa fertilité !

 
1) Tondre plus fréquemment en période de forte levée (mai a août), en laissant les coupgs d'herbe sur place.
Voici pourquoi : Le support d'une pelouse (contenant un minimum d'humus) renferme dans les premiers centimètres des milliers de vers de terre, qui, dès que l'obscurité s'installe, remontent de leurs galeries vers la surface du sol et "récupèrent" tous les déchets végétaux qui s'y trouvent. Les tontes seront ainsi éliminées dans les 2 à 3 jours qui suivent, a condition qu'elles ne dépassent pas 5 a 6 cm de longueur. Une herbe plus longue resterait sur place. Il vaut mieux tondre au moins une fois tous les.5 à 6 jours car, l'herbe pousse, en moyenne, de 1 cm par jour.


2) Apporter du bon terreau ou du compost tamisé, en automne, à raison de 1 à 4-kg au m2 en fonction des besoins.


3) Etendre un engrais calcaire pour neutraliser l'excès d'acidité. Algues marines (Maërl ou lithothamne) à raison de 5 à]1)kg/are/an maximum(35cts/kg).Une moitié au printemps,l'autre moitié en automne, par temps couvert. La chaux peut convenir à petites doses régulières pour les grandes surfaces. Le rééquilibrage du sol par le calcium peut prendre plusieurs années.


4) Favoriser le drainage. La mousse se plait dans les terres humides et compactes. Une barre a mine ou un aérateur à dents laisseront des trous de 25 cm de profondeur, qu'on remplira de sable grossier; ils feront office de cheminées d'aération.


5) Réduire les zones d'ombres, par la taille des arbres et des arbustes. Dans les cas désespérés, on peut toujours introduire des plantes rampantes qui remplaceront le gazon (bugle rampant, lamier, aspérule...)


Dans l'impossibilité de tondre fréquemment la pelouse, que peut-on faire avec les tas d'herbes coupées qui se décomposent mal ?

1) On peut mélanger les coupes d'herbes avec un maximum d'autres matières organiques (y compris les mousses), de préférence ligneuses (fumiers pailleux, copeaux..;), en respectant un taux d'humidité et d'aération suffisant (voir notre feuillet "une autre méthode de compostage en tas").


2) L'herbe coupée peut également étre dispersée en fines couches successives en-dessous des arbres ou le long des haies, en guise de nourriture pour le sol(10 cm  ax.à la fois). Avec un peu d'humidité, la matière sera vite assimilée par la vie du sol.

Eric Severin

Asbl  Lasne Nature

Rédigé par

Eric Severin

La fabrication du compost de brousailles

La fabrication du compost de brousailles

 

Comment fabriquer le compost de brousailles


1. Récoltez :
- Coupez les branches et les rameaux en sève, vivants, munis de leurs feuilles, sans tri ni dosage et cela. du printemps jusqu'à l'automne.
- Eléments venant de talus : prunelliers, fruitiers, épineux, ronce (gants).
- Tailles de haies : ligustrum, lilas, ifs, charmes.
- Herbacées en voie de ligni?cation : orties, fougères, chardons (avant floraison).
- Dans le cas de préparation manuelle du compost :
- le diametre des rameaux ne peut dépasser 8 mm, longueur à peu d'importance.
- Dans le cas de préparation mécanique :
- on peut utiliser n'importe quel diametre suivant le broyeur mis à sa disposition, à condition de reduire la matière a 8 mm d'épaisseur.

À déconseiller : les éléments résineux : peu de bois ou d'aiguilles de pin, sapin, mélèze; pas de bruyères ou lauriers (décomposition trop lente, matière trop acide).
À proscrire : les herbes tondues, les graminées (blé, orge, seigle, foin, paille).
Les légumineuses : trèfle, luzerne, sainfoin.

2. Tri
- Tout ce qui n'est pas “semi-ligneux” sera séparé, réservé à un tas de compost ordinaire.
- Tout ce qui est souple et vert, inférieur à 8 mm d'épaisseur ne doit pas être broyé.
C'est quand elles ont plus de 8 mm, qu'il faut découper les branches au sécateur (5 à 10 cm de long), le broyeur ne servant que pour les grosses quantités.

3. Trempage et lmprégnatlon
- La matière broyée ou non doit étre trempée dans les 12 heures au plus tard. Ne jamais dépasser 24 heures. pour éviter le dessèchement de la sève qui constitue la partie vivante du compost.
- l'imprégnation dure 24 heures, en maintenant toute la matière immergée par des poids (ne pas dépasser les 48 heures).
On retire à la fourche la matière imprégnée, et on la dispose en tas sur l'aire de précompostage.
Ne pas jeter le liquide. ll servira de ferment pour les trempages suivants.

4. Précompostage (fermentatlon anaérobie)
Avec la matière végétale imprégnée d'eau, on confectionne un tas bien tassé, qui va rester en place à même le sol, jusqu'à obtention d'un volume obligatoire de 4 m3 minimum.
ll peut étre préparé en plusieurs jours ou plusieurs semaines. On dispose en fait de toute la période printemps-été, du moment que l'on maintient son taux d'humidité.
Le précompostage de 21 jours commence toujours lorsque le tas est terminé.
La fermentation bactérienne se manifeste très vite par une chaleur interne du tas pouvant atteindre 70-80 °. On peut faire autant de tas qu'on a de fois 4 m3.

5. Compostage de 90 jours (fermentation aérobie)
- Passé les 21 jours de précompostage, on ouvre le tas en le cardant à l'aide d'une fourche recourbée, a?n de l'aérer au maximum.
- Les matières devenues très légères devront être remises en un second tas,  le tas de compostage dont les dimensions sont rigoureuses, soit 2.20m à la base et 1.60m à la plus grande hauteur, en forme de pyramide allongée, dont la longueur peut varier d'après la quantité de matière dont on dispose.
A l'inverse du précompostage, les végétaux en décomposition seront "très aérés".
Pour terminer, le tas de compostage doit être recouvert d'une couche de 2 cm de terre, puis de branchages grossiers, de paille ou de toile de jute. Cette couverture évite les pertes de chaleur par le vent et empêche la pluie de trop pénétrer à l'intérieur. Ne pas utiliser de toile plasti?ée, l'air doit circuler librement dans le tas. Ceci constitue la phase hivernale.

Utilisation du compost

- Ne peut être utilisé qu'en surface.
- Pour vos semis en ligne ou à la volée, procéder comme pour un semis classique dans le sol, puis recouvrir le sol de 7 cm d'humus vivant sans aucun arrosage.
- Pour les semis ou plantations faits ultérieurement à  l'épandage du compost : ouvrir un sillon ou un trou dans la nourriture originelle du sol, semer ou planter et recouvrir. (Même les graines de carottes passent au travers des 7 cm de compost!)


Que planter ?

Tout, légumes, plantes aromatiques, vignes, fruitiers, peu importe la grosseur de la graine.

Remarques générales


- 4 m3 couvriront 60 m2 la première année, à raison d'une couche de 7 cm de ce compost. minimum indispensable pour empêcher les mauvaises herbes de pousser et pour conserver une température constante de 21°.
Comme la terre ne “digère” que 3 cm de compost par an, le nouveau tas de 4 m3 de la deuxième année permettra d'agrandir votre surface de culture en conséquence, jusqu'à atteindre 100 m2 les années suivantes.
- Le compost de broussailles se suffit à lui-mème. ll est exclu d'employer des compléments de quelque nature que ce soit.
- Si l'ensemble du tas ne peut être utilisé de suite, on peut reformer un tas et entamer un nouveau compostage de 90 jours, ce qui donnera un compost de 180 jours à la texture très fine ayant l'aspect du terreau.
- La surface mise en culture doit être impérativement d'un seul tenant (ni chemins ni sentiers). Toute la surface doit être couverte, c'est une condition essentielle à la réussite.
- Ce compost convient pour des étendues modestes, à échelle humaine, non pour des plaines canadiennes. La rendement étant de 3 à 4 fois supérieur : 50a = 2 Ha, ce qu'il faut pour faire vivre un maraîcher.
- ll faut provoquer l'aide entre voisins.
- pour faciliter les travaux de manutention, les quantités manipulées seront plus importantes (le partage du compost peut se faire équitablement).
- afin d'éviter les gaspillages : apport de branchages qui auraient été brûlés ou évacués avec di?îculté.
- pour récolter le long de talus et terrains abandonnés en quantités suffisantes.
- pour investir dans un matériel de base si nécessaire.

Conclusion


Cette recette dz compostage de broussailles, vieille de plus de 800 ans, nous apporte des produits sains, savoureux, sans aucune maladie, sans aucun traitement, sans arrosage, sans bêchage, sans couvert et sans binage.
Nous sommes en présence de moyens extraordinaires. Sachons les mettre en valeur et nous en servir sagement. Ces méthodes ont été établies pour des raisons humanitaires et non pour des buts lucratifs.


Eric Severin

Lasne Nature asbl 2009

Rédigé par

Eric Severin

Le compost de brousailles: origine, principe, matériel et durée

Le compost de brousailles: origine, principe, matériel et durée

Avant d'entamer le sujet, précisons que le compost dit “de broussailles” porte aussi d'autres appellations :
- Compost dit "des Templiers à cause de ses origines.
- Compost "vivant" de broussailles, en opposition avec les composts produits au départ d'éléments morts : déchets de cuisine, de potager, de fumier, de feuilles...
- Méthode "Jean Pain " célèbre pour ses expériences sur la bio-méthanisation issue du compost et sur la mise au point de différents types de broyeurs mécaniques.


Origine
Laurent Dailliez. historien français ,spécialisé dans les recherches sur
les Templiers. découvre en 1967 un document de l'abbaye cistercienne
de Fitero, datant du Xlle siècle. démontrant les différentes méthodes
de culture utilisées par les moines vivant dans la région de Cacéres.
dans le sud-ouest de l'Espagne. jadis un des principaux centres de
l'Ordre des Templiers. ordre puissant. conseiller du Pape et de nom-
breux notables.
On lui fera également prendre connaissance d'une série de manuscrits
transcrits au Xllle siecle. découverts dans un presbytère. non loin de
Cecéres. Il s'agit de chartes.
Les Templiers n'étaient pas du genre à faire des traités. qu'ils soient de
philosophie ou d'agriculture. Ces moines furent avant tout des
chercheurs pratiques.
De tous temps. les moines donnèrent aux diverses sociétés le fruit de
leurs travaux, laissant à chacun le soin de s'en servir à bon escient.
C'est au travers de ces chartes. que Dailliez a pu établir les diverses
méthodes employées per les Templiers, pour mettre leurs terres en
valeur dans des régions souvent arides. d'où la manière de faire du compost.


Principe
C'est simple, tout est né de l'observation.
-Il faut rendre à la terre sa fécondité. c'est-à-dire lui apporter l'humus que des siècles  de production ont épuisé.
- Recréer le cycle naturel, ne pas détruire les insectes, tous ont leur utilité. lls travaillent pour nous. mais il faut que la chaine soit continue a?n de ne pas créer de déséquilibres.
- La foret primaire est un bel exemple, tout y est pareil depuis la création du monde. Ensemble harmonieux, indépendant. A-t-on vu arroser une foret?
Cependant tout pousse, les arbres deviennent centenaires si l'homme les laisse pousser.
- La foret n'a besoin de personne. Elle fabrique son humus par ses propres moyens. Les insectes y vivent tres bien et les prédateurs se chargent de l'équilibre.
Chacun y apporte sa contribution volontaire. C'est une forme de communauté idéale.
- Idem pour les plantes de nos jardins. Elles peuvent et doivent se débrouiller toutes seules. Livrées à elles-memes. elles capteront la moindre goutte de rosée.
En periode dilîicile. elles se replieront sur elles-memes.
Elles sont résistantes. pourvu que le sol qui les nourrit soit riche en humus vivant.


Materiel nécessaire
- 3 cuves minimum de 200 litres chacune (ciment, éternit, plastic) mais pas en métal a cause de l'oxydation) ou un grand trou recouvert d'une bâche (gare aux courbaturesl).
- une aire de triage importante pour recueillir les tas volumineux.
- une aire de compostage en terre battue (pas de beton) pour la confection des tas.
- de l'eau de pluie, si possible.
- un broyeur si on voit grand.
- un gabarit pour mesurer les dimensions des tas de compost.
- une solide fourche à 4 dents.


Durée de fabrication
L'opération complète comprend :
- 1 à 2 jours : récolte, tri, broyage.
- 1 jour de trempage.
- 21 jours de précompostage (fermentation anaérobie).
- 90 jours de compostage aérobie.
- Il faut donc préparer au minimum le tas 4 mois avant son utilisation.

 

Eric Severin

Lasne Nature asbl 2009

Rédigé par

Eric Severin

Comment combattre les limaces ?

Comment combattre les limaces ?

 

Ces dernières années, beaucoup de personnes sont confrontées à des gros dégâts aux plantes, causés par une population toujours croissante de limaces.
Certains amateurs de jardins sont tellement découragés par ce problème qu'ils ont abandonné la culture de certaines plantes très prisées par les limaces (laitues, hosta's, basilic,...).


Si les dégâts sont encore limités, vous pouvez très bien recourir aux remèdes doux.
L'épandage de granulés de lave autour des plantes appréciées par les limaces, la pose de pièges à bière, l'accueil d'hérissons, de crapauds et de canards, le ramassage nocturne de limaces, ...


Mais, face à la prolifération massive des limaces ces dernières années, ces remèdes s'avèrent souvent insuffisants.
La lutte chimique (granulés bleus) pose de gros problèmes écologiques: la pollution du sol et l'empoisonnement des prédateurs naturels des limaces.

 


Heureusement, la nature peut nous aider.
Depuis plusieurs années maintenant, nous vous proposons un moyen efficace et écologique pour lutter contre les limaces.
Il s'agit de nématodes parasitaires.
Ces petits vers microscopiques sont arrosés sur le sol et vont à la recherche des limaces pour les pénétrer.
Les limaces infectées s'arrêtent de s'alimenter et meurent.
Ces nématodes sont tout à fait inoffensifs pour nous et pour les animaux (oiseaux, hérissons,...).
En général, deux traitements par an suffisent.



Pour plus d'informations et commanderwww.ecoflora.be

                                                                 > Liens & Conseils 

Rédigé par

Freddy Sparenberg
de la Pépinière Ecoflora

Quelle est la nature de votre sol pour vos plantations

Quelle est la nature de votre sol pour vos plantations

Pour réussir vos plantations, il faut bien connaitre la nature de votre sol.

Voici les différents types de sol :

1) Un sol calcaire: la terre est de couleur claire et souvent caillouteuse.
C'est une terre compacte et assez difficile à travailler.
Les plantes qui y sont en abondance sont les coquelicots et la moutarde.
Si vous voulez améliorer votre sol: ajoutez du sable, du fumier et/ou de la tourbe blonde.

2) Un sol argileux: la terre est très fine, lourde et collante.
Elle est également difficile à travailler.
Les plantes qui y sont en abondance sont les boutons d'or, le pissenlit et le liseron.
Si vous voulez améliorer votre sol: il faut ajoutez du sable, beaucoup de compost ou de fumier (de cheval) et ne pas oublier de bêcher la terre avant l'hiver.

3) Un sol humifère: la terre est légère et de couleur noire. Elle est constituée de végétaux en décomposition et retient bien l'eau.Les plantes qui y sont en abondances sont les fougères.
Si vous voulez  améliorer votre sol: ajoutez de la terre (argileuse ou calcaire)
et de la chaux.

4) Un sol sablonneux: la terre est de couleur claire et non compacte.
Les plantes qui y sont en abondance sont les bruyères et les genêts.
Si vous voulez améliorer votre sol: ajoutez de la terre, de l'engrais et du compost.

Renseignez-vous, avant toute plantation, pour savoir quel est le type de sol
que la plante préfère !



Comment bien préparer votre sol :

Pour obtenir des moissons de fleurs sur des plantes vigoureuses. Préparé votre sol avec soin. S'il n'a encore jamais été mis en culture, commencer par un bêchage.
Retirer d'abord les mauvaise herbes, puis enlever une première couche du sol (profonde d'un fer de bêche environ) et placer la en réserve.
Becher la couche suivante (également sur un fer de bêche) et incorporer du compost ou du fumier bien décomposé, qui allégeront un sol argileux ou donneront du corps à un sol sableux. Puis recouvrez le tout avec la couche de terre que vous avez mis de côté.
Avant de planter des vivaces, incorporer au sol en surface un peu d'engrais complet ou des matières organiques.
Si on doit semer des annuelles, émietter le sol à la bêche et au râteau, jusqu'à obtenir une surface bien égale et de texture fine.

Rédigé par

la rédaction
de Magie des Jardins

Comment bien entretenir vos outils de jardins

Comment bien entretenir vos outils de jardins

Comment bien entretenir vos outils de jardin



Quand le temps du jardinage arrive à son terme, un bon jardinier doit prendre soins de ses outils.

Pourquoi
?

-    si votre outil est bien entretenu, vous l'utiliserai plus longtemps.
-    pour ne pas abîmer et donner une meilleure croissance à vos plantes et arbustes.
-    cela vous demandera moins d'effort à la taille.
-    pour éviter la transmission de maladies et autres parasites d'une plante à l'autre.

 


Matériel d'entretien: une brosse dure ou métallique, un chiffon, l'alcool à brûler, de l'huile (de lin), une pierre à aiguiser ou une lime, du papier abrasif, des lunettes de sécurité et des gants de préférence de cuir.

 

Que faire :

A) Pour les outils de coupe (sécateurs, cisailles, coupe-branches,…)

-    pour désinfecter des bactéries et autres maladies nettoyez les lames avec
     l'alcool à brûler.
-    aiguiser les lames avec une pierre fine ou une lime en mettant un peu d'huile 
     sur les lames et en respectant l'angle du biseau.
-    resserrez les vis de fixation (ou changer les) et mettez y une goutte d'huile.
-    graissez les ressorts avec une graisse consistante.

B) Pour les outils à manche (râteaux, bêches, pelles,…)

-    nettoyez les parties métalliques avec  une brosse métallique pour débarrasser
      l'outil de terres asséchées et si nécessaire de la rouille.
-    réaffutez les bords avec une lime pour obtenir un bord bien aiguisée.
-    nettoyez à l'eau et séchez avec un chiffon.
-    préservez l'outil de la rouille en y appliquant un peu d'huile.



Remarques: Pour les manches en bois, il est judicieux de prendre des bois de frêne,
car ils sont plus solides et souples. Les bois de pins se cassent plus facilement.
Pour l'entretien des manches: plongez les pendant une nuit dans l'eau pour que le bois se gonfle.                                       Ceci empêchera l'outil de bouger.
Une fois sec: faite un léger ponçage au papier de verre avec un peu de paraffine
ou enduisez le bois avec un chiffon imbibé d'huile de lin.
Evitez d'utiliser des outils avec des manches en plastique, car cela facilite les  formations d'ampoules aux mains.



Rangement
: Rangez vos outils dans un endroit bien sec et aéré  (ne pas les exposer au soleil ni sous la pluie)               sur des supports adéquat et hors de portés des enfants.

 

Bon travail.


Rédigé par

la rédaction
de Magie des Jardins