Liste des jardins
Tri par catégorie
- A vos rosiers
- Quelles sont les règles à suivre pour la conception d'un jardin
- Tressez l'osier vivant
- Comment créer votre jardin ?
- Quelques petits conseils pour votre jardin en cas de grand froid
- Quels sont les travaux à réaliser au jardin cet automne pour vos Hydrangeas et Hémérocalles
- Comment protéger vos rosiers du gel
- Comment préparer vos rosiers pour l'hiver
- Planter les conifères
- Jardinière d'automne
- Le compostage ménager
- Comment tailler vos haies en vue d'un bon compostage
- Comment éliminer la mousse dans les pelouses
- Conseils de Filroses: comment tailler vos rosiers ?
- La fabrication du compost de brousailles
- Le compost de brousailles: origine, principe, matériel et durée
- Comment combattre les limaces ?
- Quelle est la nature de votre sol pour vos plantations
- Comment bien entretenir vos outils de jardins
- Jardinage pour le mois d'octobre et novembre
Tri par saison
Techniques de jardinage
A vos rosiers
Nombreux jardiniers furent catastrophés par la découverte des nombreuses branches noires.Le début de l’hiver fut spécialement doux, beaucoup de rosiers bourgeonnaient en janvier et les branches gorgées de sève n’ont pas résisté à la période polaire qui a suivi. La plupart des rosiers, surtout si vous aviez butté, ont toutefois gardé du bois vert à la base et repartiront en pleine forme lorsque vous leur aurez accordé les quelques soins qui suivent.
Deux familles de rosiers se sont montrées beaucoup moins résistantes comme l’on pouvait s’y attendre, les « Noisette » et les « Moschatas ». D’après nombreux commentaires on a pu constater que les rosiers exposés dans les parties les plus abritées du jardin ont souffert plus que les rosiers moins protégés. C’est dans la logique de cet hiver hors normes. Les rosiers plantés en situation protégée ont davantage profité des températures trop douces des premiers mois d’hiver pour bourgeonner alors que la montée de sève était moins active sur les rosiers moins abrités.
La poussée de sève printanière a réveillé la base de nombreux rosiers qui semblaient condamnés et l’humidité enfin présente ces derniers jours a encore accéléré le processus de poussée de sève. C’est seulement maintenant qu'on peut établir le bilan définitif et aider les rosiers à reprendre force et vigueur.
Certains rosiers vont devoir être taillés très bas (juste au-dessus du bois vert) et vous vous demandez si vous aurez des fleurs cette année. La réponse est OUI, bien sûr, vous constaterez même qu’une taille sévère aura pour effet de régénérer vos vieux rosiers. Cette pratique forcée, exécutée annuellement est néfaste car elle épuise les Rosiers mais la taille courte s’avère étonnement efficace à rendre vigueur et jeunesse aux vieux sujets un peu malingres lorsqu’on la pratique tous les 4 ou 5 ans. Six semaines après une taille sévère vous obtiendrez sans doute un peu moins de fleurs mais plus belles et plus grosses qu’après une taille légère.
Comment pratiquer ?
Pour les rosiers remontants (qui refleurissent) qui n’ont pas souffert du tout des grands froids, vous taillerez exactement comme les autres années :
En conservant 3 à 5 branches, les plus vigoureuses et les mieux dirigées. A 15/20 cm du sol, juste au-dessus d’un œil tourné vers l’extérieur pour les Hybrides de thé.
De moitié, en prélevant à la base les branches grêles et mal dirigées pour les Polyanthas et Floribundas.
En supprimant un tiers des branches pour les rosiers Arbustifs et Anglais.
En épointant (en coupant les parties qui dépassent) les branches principales et en taillant à 10/15cm les branches secondaires pour les Grimpants. Sur les grimpants de 4 ans et plus que vous n’avez pas pu palisser horizontalement, vous couperez au ras du sol la plus vieille tige de manière à forcer le rosier à émettre des nouvelles pousses qui provoqueront des floraisons échelonnées sur toute la hauteur de la plante.
Consultez les explications illustrées sur la taille > Dossier Taille
Texte et conseils de la Pépinière Filroses
Web: www.filroses.com
Rédigé par
Filroses
Quelles sont les règles à suivre pour la conception d'un jardin
Quel que soit le point de départ et quel que soit le type de jardin que vous désirez créer, il faut consacrer un minimum de temps à sa conception. On peut toujours rêver d'un jardin idéal: un terrain ensoleillé en pente douce, un sol bien drainé et riche en humus, facile à travailler en hiver comme en été, avoir une terre neutre sans acide qui conviendrait à toutes les plantes imaginables.Hélas la réalité est souvent bien différente.
Que vous partiez de zéro ou que vous vouliez embellir un jardin, une des questions à considérer est le choix des fleurs. Désirez-vous avoir des fleurs tout au long de l'année ou préférez-vous uniquement de belles fleurs colorées en été. Voulez-vous réserver une partie de votre jardin pour faire pousser des fleurs à couper ou voulez-vous les intégrer dans vos mix border. Toutes ses questions méritent une réponse. Mais avant tout il faut respecter quelques règles de bases. Lesquels ? C'est ce que nous allons étudier maintenant et dans nos prochains articles.
La première règle est la dimension de votre jardin.
Plus le jardin est petit, plus il est nécessaire que chaque plante justifie l'espace qu'elle occupe. La remarquable architecte de jardin Gertrude Jekyll disait déjà en 1900: ''Montrez-moi l'espace dont vous disposez et je vous dirai quelles plantes vous pouvez y mettre.''
Si vous êtes bien tenté d'acheter des plantes en pots chez votre pépiniériste. Il convient d'en savoir le plus possible à leur sujet. Par exemple: Combien de temps leur faut-il pour atteindre leur taille définitive ? Est-ce que tel arbre projette une ombre légère ou bien dance, afin de savoir quels sont les plantes qui peuvent y pousser en dessous. Quand on choisit un petit arbre. A-t-il des racines qui se répandent à la surface du sol, s'emparant de toute l'humidité et des éléments nutritifs, comme le bouleau ? Ou peut-on planter presque jusqu'à la base de l'arbre comme c'est le cas avec un pommier ou un poirier. Quelle apparence présente cet arbuste en été ou en automne. Posez-vous bien toutes les bonnes questions pour ne pas faire un achat que vous risquez de regrettez plus tard. Et surtout n'hésitez pas à prendre des conseils auprès des professionnels. Visitez également d'autres jardins pour juger de l'apparence des plantes et de la contribution qu'elles apportent au jardin durant l'année.
Lors de notre prochain article, nous parlerons du climat et de l'orientation du jardin. Alors à bientôt…
Rédigé par
magiedesjardins.be
Tressez l'osier vivant
L’osier vivant plie mais ne rompt pas. De plus en plus en vogue dans les jardins, il se plie à toutes vos envies. Prêt à toutes les extravagances, il dessine des haies graphiques, des gloriettes ou des igloos amusants et faciles à réaliser.
Léger, souple et d’une surprenante vitalité, l’osier est le matériau le plus poétique que la nature ait inventé. L’osier est le nom donné à une jeune pousse de saule. Il se récolte sur le saule blanc commun (Salix alba), doré (S. alba vitellina), pourpre (S. purpurea), brun olive (S. triandria) ou vert (S. viminalis). L’osiériculteur récolte chaque hiver de jeunes pousses qui peuvent atteindre trois mètres de longueur en une saison. Pour les conserver, on les lie en bottes et on les installe à l’ombre dans quelques centimètres d’eau où ils commencent déjà à former des racines. Plantés en terre sous la forme de fraîches boutures, ces bâtons s’enracinent et se couvrent de feuilles, formant une clôture vivante, une haie tressée ou une cabane d’enfant. C’est magique !
Plantation, mode d’emploi
Le plus simple, c’est de récolter au mois de mars la coupe des tiges souples des saules têtards qui poussent le long de nos rivières. Les branches sont affûtées en biseau dans leur partie inférieure puis plantées dans un sol riche et humide à 20cm de profondeur, tous les 15cm alignés dans une petite rigole. On peut les grouper par deux, trois ou cinq brins qui sont courbés, tressés et liés avec du raphia. S’ils sont bien arrosés, les pieds s’enracinent en quelques semaines et deviennent de plus en plus épais et solides au fil des années.
Un peu de fantaisie
- Treillage en losange: on forme deux rangs obliques en sens inverse, un vers la droite, l’autre vers la gauche. Les branches sont tressées au fur et à mesure de façon à former des mailles ajourées.
- Gloriette et berceau: de longs rameaux sont repiqués puis recourbés en arc et mis en forme à l’aide d’une structure en fil de fer ou en gaulettes de châtaignier. On peut aussi les entrecroiser en losange pour former un berceau recouvert de verdure.
- Tronc torsadé: six rameaux pris deux à deux sont tressés comme la tresse d’une coiffure. On maintient la tresse sur un tuteur en bambou avec des liens en raphia. Au fil des ans, les brins finissent par se souder entre eux.
Une taille régulière
Quelques coups de sécateur à la fin de l’hiver permettent de garder lisible le dessin d’origine. On effectue la coupe au ras des tiges principales. Durant toute la belle saison, les jeunes pousses sont raccourcies au taille-haie à 15cm afin de donner de l’épaisseur à la haie. Si vous ne taillez pas, la haie a tendance à se dégarnir du pied et à produire au sommet une végétation aussi anarchique qu’exubérante.
Où trouver de l’osier ?
De Vos Salix, Eksaarde-Dorp 19 à 9160 Eksaarde (Lokeren). Tél. 09 346 80 40. www.devossalix.be .
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Comment créer votre jardin ?
Introduction:
Si le printemps approche et que les températures s'améliorent. Il est temps de penser à notre jardin pour cet été. Et pourquoi pas vouloir un créer un nouveau jardin !
Il y a mille manières de créer un jardin. Vous pouvez simplement vous précipiter vers la jardinerie la plus proche et y acheter des plantes prêtes à fleurir. Les disposer au petit bonheur la chance et attendre, en espérant que tout ira bien. Cette façon de faire produit parfois d'heureux résultats. Mais il est certain que l'on ressent plus de satisfaction quand on commence à étudier un peu les exigences des plantes, le type de sol qui leur faut et l'exposition qui leur conviennent. Aussi en les soignant correctement et en observant leurs caractéristiques ainsi que leur taille, leur couleur, le moment et la durée de floraison. La culture des plantes, en dépit d'un travail de temps en temps pénible, des revers dus au climat ou des maladies, apporte des moments de grand bonheur au fur à mesure que l'on progresse. Plus vous en savez sur l'aspect et le comportement de vos plantes, plus votre jardin sera beau. Une fois que vous aurez entrepris de créer un jardin à votre image, vous risquez fort de vous retrouver captif d'un univers passionnant dont vous ne pourrez plus vous échapper.Le rêve pour chaque passionné de jardin.
Lors des prochains articles nous allons voir ensemble comment s'y prendre.
Alors à bientôt
Rédigé par
Magie des Jardins
Quelques petits conseils pour votre jardin en cas de grand froid
Promenez-vous dans votre jardin. C'est le moment d'admirer cette belle nature sous la neige. En même temps pensez à protéger ce qui doit l'être.
Comment ?
- Les plantes en pots, les plus fragiles, doivent rentrer dans un endroit ou la température est plus clémente. Non seulement c'est nécessaire pour que ces plantes pour ne meurent pas mais aussi pour vos pots. En cas de grand gel, ils risquent de fissurer et être inutilisable pour l'été prochain.
- Les plantes plus importantes (arbustes) qui ne peuvent être déplacés doivent être protégées par un voile de protection, que vous trouvez dans le commerce. Entourez les plantes avec des bâtons de bois pour en faire un cadre et placer le voile autour sans qu'il ne touche les feuilles. Cela fera un bon effet de serre.
- Paillez vos massifs et ne piétinez pas trop votre gazon pour ne pas le déformer.
- Différez vos plantations et ne taillez plus avant des températures plus clémentes.
- Retirez la neige de certains arbustes. Certainement la neige sur les ifs et les buis. Car avec le poids de la neige certaines branches peuvent se casser.
- Vos plantes vivaces et bulbes printanières sont protégés par la neige qui sert d'isolant contre le gel.
Il n'a plus qu'attendre que le printemps pointe son nez pour entreprendre d'autres travaux de jardinage. (calendrier de février )
Rédigé par
Magie des Jardins
Quels sont les travaux à réaliser au jardin cet automne pour vos Hydrangeas et Hémérocalles
Hydrangeas:
Pour les hydrangeas macrophylla , serrata, involucrata et aspera et heteromalla:
Un apport de compost ou autre engrais organique peut s'avérer excellent. Particulièrement pour les terrains légers. N'effectuez encore aucunes tailles sur ces sortes d'hydrangeas.
Pour les hydrangeas paniculata: Les tailles peuvent déjà commencer. Nous avons jusqu'à la mi-mars pour les terminer. De manière générale, retaillez 2/3 des branches fortes ayant poussé cette saison. Eliminez les branches faibles.
Si vous possédez des paniculata bomb shell, ne retaillez que 1/3 des branches fortes.
Si vous possèdez des paniculata dharuma, early sensation wim red, et white moth, ne retaillez fortement que les branches faibles( fines), ne rien retailler dans les branches fortes ( grosses).
Pour les hydrangeas arborescens: Retaillez environs 50% des branches ayant poussé la saison dernière.
Pour les hydrangeas quercifolia: Retaillez les branches basses poussant latéralement. Garder bien les verticales sans les retailler! Pour snow flake et harmony tuteurez les branches verticales si elles sont jeunes.
Pour les hydrangeas anomalla (les grimpants): Ne retaillez que ce qui vous gène.
Hemerocalles:
Retaillez le feuillage jusqu'au sol et faites un apport d'engrais organique et/ou compost.
Thierry
Comment protéger vos rosiers du gel
Avant les grands froids, vous prendrez la précaution de protéger vos Rosiers surtout si ce sont des jeunes Rosiers plantés nouvellement ou dans l'année, et si ce sont des Rosiers des familles Chine, Noisette ou Hybrides de Thé.
Le point de greffe enterré est la première protection anti gel mais au fil des ans, la terre se tasse et le point de greffes des vieux rosiers est à nouveau apparent. Il requiert alors protection.
Comment procéder ?
Buttez vos Rosiers. Faites un monticule d'une trentaine de centimètres qui recouvrent une partie des branches. Une bonne solution consiste à utiliser une couche de feuilles mortes. Pour éviter que le vent les éparpillent, vous pourrez entourer le pied des rosiers avec du grillage à poule, faites un cercle d'une trentaine de centimètres avec du grillage à poules et remplissez de feuilles mortes. Si vous ne disposez pas de grillage, mélangez les feuilles avec du terreau (Terre Parfaite à Rosiers Or Brun), vous pouvez également utiliser ce terreau pur pour recouvrir le point de greffe des vieux rosiers contrairement à l'amendement ce terreau pourra entrer en contact avec les branches, il ne risque pas des brûler.
Si vous possédez des Rosiers greffés sur tige, le point de greffe est aérien et donc exposé au froid et surtout aux vents. Avant les premières grosses gelées, il faudra prévoir impérativement de protéger ce point de greffe en l'emballant avec du voile de forçage ou du papier journal que vous recouvrirez de plastique à bulles, maintenez le tout avec un lien. Si l'aspect esthétique compte pour vous, vous pourrez entourer cette protection avec une matière plus agréable à l'œil que le plastique (toile de jute par exemple).
Si vous cultivez des Rosiers en pots, il faudra d'abord surélever votre pot afin qu'il n'entre pas en contact avec le sol (une brique, un morceau de bois, trois pieds spécialement conçus pour cet usage). Veillez à ce que le point de greffe du rosier planté dans le pot soit bien recouvert, à défaut ajoutez une couche de Terre Parfaite Rosiers Or Brun. Si votre pot est de dimensions suffisantes (40cm de diamètre et au mois autant de profondeur). Si vous le pouvez, déplacer votre pot et posez le à un endroit protégé des vents froids. Si les températures descendent sous -20°, il sera utile d'emballer votre pot avec du plastique à bulles (pour le côté esthétique vous pouvez recouvrir avec des canisses en bambous.
Filroses
Comment préparer vos rosiers pour l'hiver
L'automne est là et l'hiver est à nos portes... Préparons nos Rosiers!
L'automne est maintenant bien installé et les gelées hivernales sont à nos portes. Quelques interventions simples au jardin vous permettront de retrouver vos Rosiers en pleine forme dès le printemps prochain.
Enrichir le sol en profondeur
Les Rosiers fleurissent et croissent d'autant plus que leurs racines trouvent une nourriture assimilable dans le sol. Les apports d'engrais granulés au printemps et en été répondent à leurs besoins spécifiques au moment de la croissance et des floraisons. Afin d'enrichir le sol en profondeur et à long terme, vous pourrez épandre à leur pieds du compost ou amendement.
S'il n'est pas trop acide (si vous n'y avez pas composté des résineux), vous utiliserez votre compost personnel bien mûr c-à-d sec et sans odeur. Si vous en disposez vous pourrez également utiliser le fumier de cheval (rosiers en clématites adorent). Attention, veillez à ne pas utiliser un fumier trop frais. La solution pratique consiste à vous procurer de l'Amendement Or Brun authentique Spécial Rosiers. Vous épandrez 1 à 3 kgs d'amendement aux pieds des Rosiers en veillant à ne pas toucher les branches car vous risqueriez de les brûler. Cette opération, vous pourrez la renouveler tous les ans durant 5 années de suite si votre terrain est neuf et composé de terre de remblais ou si votre terre est très argileuse. Ensuite, vous pourrez zapper cette opération un an sur deux.
Filroses
Planter les conifères
Vous aimez les conifères? L’automne est le bon moment pour les planter, avant que les froids ne surviennent. Notez que si vous ne pouvez le faire avant l’hiver, vous pourrez planter en mars. Achetez de jeunes sujets en motte ou en conteneur, leur reprise sera garantie.
Que choisir en pépinière?
Renseignez-vous sur la taille adulte de la plante, car le sapin tout mignon dans son pot peut devenir un géant. De nombreux conifères sont vendus comme arbustes nains pour bordure ou rocaille alors que leur taille adulte dépassera souvent 3 mètres de haut! Méfiez-vous aussi de certaines formes étalées comme les genévriers qui peuvent prendre au fil des ans une ampleur considérable. Si vous plantez un pin ou un cèdre, plantez-le à bonne distance de la maison.
Quel est le sol idéal?
La plupart des conifères apprécient un terrain léger et bien drainé. Leur nature les porte à s’installer plus volontiers en terrain légèrement acide et certains ont du mal à s’adapter aux sols calcaires. Si c’est le cas de votre terrain, faites un apport de terre de bruyère ou de tourbe au moment de la plantation. Cet apport sera également bénéfique si votre sol est lourd et argileux. En terrain calcaire et sec, vous pouvez opter pour des espèces qui les acceptent, comme les genévriers ou les ifs. En terrain très humide, essayez de planter en butte, en remblayant le terrain. Vous limiterez ainsi l’asphyxie des racines en hiver.
Comment les planter?
Commencez par immerger complètement la motte dans un seau pour bien l’imbiber et favoriser la reprise. Pendant ce temps, creusez un trou de plantation d’un volume triple que celui de la motte. Ameublissez le fond du trou à la fourche-bêche en rajoutant une couche de terreau amélioré d’engrais à décomposition lente. Disposez la plante en plaçant le dessus de la motte au niveau du terrain. Si l’arbuste est entouré d’une tontine en toile, dénouez-la délicatement, mais elle peut rester dans le fond du trou. Rajoutez les trois quart de la terre de déblai et arrosez copieusement en réalisant une cuvette de terre autour de la plante. Refermez le trou avec le reste de terre et tassez le pied de la plante à la botte. Terminez en griffant la surface du trou pour éviter qu’une croûte sèche ne se forme.
Doit-on les tailler?
Les pins, les piceas et les abies supportent très mal la taille. Limitez-vous à supprimer les branches mortes ne sachant qu’ils ne se regarniront pas. Pour d’autres espèces, par exemple les ifs, thuyas et chamaecyparis, la taille est bien supportée. Pour entretenir une haie, taillez à la fin du mois de juin, à la fin de la pousse printanière. On peut aussi effectuer une taille à la fin de l’hiver, avant le bourgeonnement des brindilles, pour conserver une forme plus compacte.
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Jardinière et Journaliste
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines.
Jardinière d'automne
Pas besoin d’un grand jardin pour réaliser de jolies compositions automnales. En cette saison, les jardineries et les pépinières proposent un choix étonnant de petites plantes en pot spécialement cultivées pour s’installer sur la terrasse ou le balcon. La plupart ont un feuillage vert, gris ou joliment panaché de jaune. D’autres portent des fleurs lumineuses qui offrent un décor attrayant durant tout l’hiver. Les arbrisseaux possèdent des racines et des feuillages qui résistent aux hivers les plus rigoureux.
Carnet d’entretien:
- Quand planter? Dès que le premier gel grille vos plantes annuelles. Jetez les plantes, videz les pots et les jardinières de l’ancienne terre.
- Terreau: Achetez un sac de terreau que vous mélangerez éventuellement à de la terre du jardin. Certaines plantes exigent de la terre de bruyère, un apport de sable ou de tourbe qui donne un mélange plus léger ou plus acide.
- Plantation: Retirez le godet en plastique qui entoure la motte avant d’installer la plante dans le terreau. Le dessus de la motte doit affleurer la surface du pot. Tassez et rajoutez un peu de terreau.
- Arrosage: Arrosez abondamment au moment de la plantation. Il est inutile d’apporter de l’engrais en hiver.
Plantes vedettes:
- Grappes de bruyères. Idéale pour remplacer les fleurs estivales fanées, la bruyère supporte l’ombre comme le soleil. Ses grelots vieux rose ou blanc crème assurent le décor d’octobre jusqu’à la fin de l’hiver selon les variétés.
- Chou d’ornement. Graphique et coloré, le chou se fait remarquer par son feuillage frisé ou ondulé aussi spectaculaire qu’une floraison. Ce légume qui supporte mal le gel est utilisé comme plante saisonnière. Il faut jeter la plante après le premier gel.
- Cinéraire maritime. Difficile de trouver plus lumineux que le feuillage velouté blanc argenté du Senecio cineraria! Vendue en plateaux de plantes à repiquer, c’est une plante à feuillage persistant qui supporte relativement bien le gel.
- Chrysanthème. Vendues en barquettes ou en grosses potées rondes, les chrysanthèmes sont parfaites pour une décoration saisonnière d’arrière saison, en pot sur la terrasse ou en bouche-trous dans les massifs de vivaces.
* Une bonne adresse:
«Au jardin de Georges», 12A rue des Combattants à 1310 La Hulpe.
Agnès.
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Jardinière et Journaliste
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines.
Le compostage ménager
Le compost est une entité vivante (comme nous), composée de milliards de micro-organismes. Veillez a leurs besoins ! Aération, Humidité, Chaleur. C'est essentiel !
- Emplacement
Choisir un endroit ombragé, abrité des vents froids, avec 4 m2 minimum de surface de travail. Bien remuer le sol à l'emplacement du tas et y disposer un lit de branchages, afin d'y favoriser la montée des vers de terre et le drainage en cas d'excès d'humidité.
- Définition
Composter signifie "mélanger" différentes matières entre elles.
- Conditions
Ne jamais constituer de couches d'un seul matériau, on risquerait la putréfaction, les mouches, les odeurs...
Pour éviter cela, il est préférable de préparer à l'avance des matières en attente, à incorporer ultérieurement aux matières fraîches. Ex: récolte des feuilles mortes en automne en prévision des tontes de gazon du printemps gg broyats de tailles d'hiver pour mélanger aux déchets de cuisine. Utiliser toutes les matières d'origines végétales, animales (ou, à petites doses, minérales). Plus elles seront variées mieux cela vaudra.
Eviter cependant les aliments cuits, les graisses a frites, les épluchures d'agrumes traités, les aiguilles de conifères, les feuilles de houx, de lauriers,(se décomposent trop lentement).. Couper et écraser ce qui est trop grossier : tiges de choux, tailles d'arbustes... Respecter un bon équilibre carbone (C) / azote (N).
C représente tout ce qui est fibreux, dur, brûnatre. Ex: feuilles mortes, fumier pailleux, tailles de haies, copeaux. N représente tout ce qui est tendre, mou, vert. Ex: gazon, déchets de fruits et légumes, fleurs coupées. Ce rapport est de 2/3 C pour 1/3 N.
- Epoque
Le printemps constitue le meilleur moment pour commencer un tas de compost Si les matieres premières sont prétes et la température extérieure suffisante, le travail des micro-organismes s'enclenchera aussitôt.
Pour que le tas “chauffe bien"(50-60'), il est important de choisir le volume du type de compostière le mieux adapté a vos besoins.
Exemple : 1 m3 pour une famille de 3/5 personnes et un jardin de 5 à 10 ares minimum. Quel que soit le modèle choisi, il faut suffisamment d'ouvertures latérales pour maintenir une bonne aération. Le sommet du tas sera légèrement creux pour profiter des pluies d'été.
- Fabrication
Bien mélanger les diverses matières à la fourche AVANT de les disposer dans la compostière.
Elles seront plus homogènes et se décomposeront beaucoup plus vite. Continuer ce travail au cours des semaines en édifiant le tas jusqu'à une hauteur de 1 m. Au besoin, faire appel a ses voisins ! Soupoudrer un peu d'algues calcaires ou “Maërl" a intervalles réguliers (1 a 2 kg/m3) pour équilibrer le degré d'acidité.
L'échauffement ne se produisant qu'au centre du tas, la décomposition de la partie extérieure du tas se fait beaucoup plus lentement. En outre, les "mauvaises herbes", graines et facteurs de maladies ne sont que partiellement détruits. Aussi doit-on, le tas une fois terminé, l'ouvrir et le retourner, en constituant un nouveau tas aéré, afin que les déchets situés à la périphérie se retrouvent au centre et vice-versa. Ce second tas mûrira pendant 3 mois, en veillant a le protéger des grands écarts de température, des pluies diluviennes ou d'un soleil trop ardent. (Planche inclinée, bache). Dans les meilleures conditions, le compost de printemps sera mûr au bout de 5 a 6 mois et rendu disponible avant l'hiver. Edifié en automne, il ne sera prét qu'à l'été suivant à cause de l'hiver.
- Utilisation
Bien nettoyer le terrain, répandre le compost, puis l'enfoncer au rateau dans les premiers centimètres, les vers feront le reste. Un grand seau par m2 est la bonne dose. Agréable au toucher, de structure grumeleuse, le compost bien fait contient l'ensemble des substances nécessaires à la plante. Cet "humus” à l'odeur de bonne terre de sous-bois, ne peut que nous émerveiller.
Erik Severin
Asbl Lasne Nature
Rédigé par
Eric Severin
Comment tailler vos haies en vue d'un bon compostage
Si vous avez beaucoup de tailles de haies à effectuer durant la belle saison, voila un petit truc qui va, a la fois, vous faciliter la tâche, vous faire gagner du temps, accélérer le processus de decomposition de la matière, et vous garantir un très bon compost.
Pour cela, il faut commencer par se procurer un morceau de toile ou de bâche de 1 m ou plus de large sur 4 a 6 m de long.
Etendez-le soigneusement par terre au pied de votre haie à tailler.
Il s'agira ensuite, de proceder à l'aide de votre sécateur ou taille-haie électrique bien affûté à la coupe des tiges de la haie par petites sections de 10 a 15 cm. de longueur, au lieu des grands morceaux habituels tailles en une fois pouvant atteindre plus de 60 cm.de longueur.
On va progresser ainsi, par petits mouvements de va-et-vient jusqu'à la forme définitive que vous souhaitez donner a votre haie.
Les coupes ainsi obtenues tombent sur la bâche.
On interrompt la taille, chaque fois qu'on est arrivé au bout de la bache, ou que celle-ci est remplie.
Rassemblez le tout dans la bache et portez-la directement sur l'aire de compostage. Vous pouvez l'intégrer au tas de compost existant ou démarrer un nouveau tas qui peut se suffire à lui-meme, l'équilibre carbone-azote étant respecté.
Ensuite, vous redisposez la bache au pied de la haie pour le tronçon suivant, en répétant la manoeuvre autant de fois que la taille l'exigera.
Ainsi, il ne faudra donc plus ratisser ni gravier, ni terre, ni mauvaises herbes à graines, qui normalement se seraient mélangées aux coupes et qui n'ont rien à faire dans le tas de compost.
Il faut savoir que les pousses vertes de l'année une fois taillées, se décomposent très vite sauf pour les conifères et les lauriers-cerises qu'il faudra broyer si nécessaire.
Si les tailles sont faites comme proposé, la matière sera plus fine et plus facilement transformée par le travail des micro-organismes lors du compostage, à la condition de toujours maintenir un bon degré d'humidité. Si toutefois, vous avez trop de coupes a éliminer, pensez aux voisins qui manquent de matière à mélanger a leur compost (principalement ceux qui ont beaucoup d'herbes a récolter!).
Ce geste de convivialité pourrait les intéresser.
Eric Severin
Asbl Lasne Nature
Rédigé par
Eric Severin
Comment éliminer la mousse dans les pelouses
Comment éliminer la mousse dans |es pelouses tout en réduisant le problème du ramassage des tontes de gazon. (Asbl Lasne Nature)
Pourquoi la mousse envahit-elle la pelouse ?
Dans la plupart des cas, c'est dû au terrain qui renferme un degré d'acidité trop élevé (ph 4,5 à 6). Le gazon disparaît au profitîde la mousse qui est acidiphile.
Pourquoi un terrain est-il devenu trop acide ?
Le terrain s'appauvrit au fur et à mesure que sont prélevées les tontes constituant son humus. (Imaginons la quantité de matière que peuvent représenter plusieurs années de ramassages réguliers!)
Pour que la mousse disparaisse définitivement, il faut rendre a la terre sa fertilité !
1) Tondre plus fréquemment en période de forte levée (mai a août), en laissant les coupgs d'herbe sur place.
Voici pourquoi : Le support d'une pelouse (contenant un minimum d'humus) renferme dans les premiers centimètres des milliers de vers de terre, qui, dès que l'obscurité s'installe, remontent de leurs galeries vers la surface du sol et "récupèrent" tous les déchets végétaux qui s'y trouvent. Les tontes seront ainsi éliminées dans les 2 à 3 jours qui suivent, a condition qu'elles ne dépassent pas 5 a 6 cm de longueur. Une herbe plus longue resterait sur place. Il vaut mieux tondre au moins une fois tous les.5 à 6 jours car, l'herbe pousse, en moyenne, de 1 cm par jour.
2) Apporter du bon terreau ou du compost tamisé, en automne, à raison de 1 à 4-kg au m2 en fonction des besoins.
3) Etendre un engrais calcaire pour neutraliser l'excès d'acidité. Algues marines (Maërl ou lithothamne) à raison de 5 à]1)kg/are/an maximum(35cts/kg).Une moitié au printemps,l'autre moitié en automne, par temps couvert. La chaux peut convenir à petites doses régulières pour les grandes surfaces. Le rééquilibrage du sol par le calcium peut prendre plusieurs années.
4) Favoriser le drainage. La mousse se plait dans les terres humides et compactes. Une barre a mine ou un aérateur à dents laisseront des trous de 25 cm de profondeur, qu'on remplira de sable grossier; ils feront office de cheminées d'aération.
5) Réduire les zones d'ombres, par la taille des arbres et des arbustes. Dans les cas désespérés, on peut toujours introduire des plantes rampantes qui remplaceront le gazon (bugle rampant, lamier, aspérule...)
Dans l'impossibilité de tondre fréquemment la pelouse, que peut-on faire avec les tas d'herbes coupées qui se décomposent mal ?
1) On peut mélanger les coupes d'herbes avec un maximum d'autres matières organiques (y compris les mousses), de préférence ligneuses (fumiers pailleux, copeaux..;), en respectant un taux d'humidité et d'aération suffisant (voir notre feuillet "une autre méthode de compostage en tas").
2) L'herbe coupée peut également étre dispersée en fines couches successives en-dessous des arbres ou le long des haies, en guise de nourriture pour le sol(10 cm ax.à la fois). Avec un peu d'humidité, la matière sera vite assimilée par la vie du sol.
Eric Severin
Asbl Lasne Nature
Rédigé par
Eric Severin
Conseils de Filroses: comment tailler vos rosiers ?
Pour bien profiter de vos rosiers cet été, suivez les bons conseils de Filroses et trouvez les réponses aux questions suivantes:
- Quand dois-je tailler les rosiers ?
- Quels rosiers tailler au printemps ?
- De quel matériel avez-vous besoin pour tailler ?
- Quel est le principe général de coupe ?
- Y a-t-il une taille différente pour chaque rosier ?
- etc.
Retrouvez toutes les réponses sur leur site www.filroses.com
A vos sécateurs !
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magiedesjardins.be
La fabrication du compost de brousailles
Comment fabriquer le compost de brousailles
1. Récoltez :
- Coupez les branches et les rameaux en sève, vivants, munis de leurs feuilles, sans tri ni dosage et cela. du printemps jusqu'à l'automne.
- Eléments venant de talus : prunelliers, fruitiers, épineux, ronce (gants).
- Tailles de haies : ligustrum, lilas, ifs, charmes.
- Herbacées en voie de ligni?cation : orties, fougères, chardons (avant floraison).
- Dans le cas de préparation manuelle du compost :
- le diametre des rameaux ne peut dépasser 8 mm, longueur à peu d'importance.
- Dans le cas de préparation mécanique :
- on peut utiliser n'importe quel diametre suivant le broyeur mis à sa disposition, à condition de reduire la matière a 8 mm d'épaisseur.
À déconseiller : les éléments résineux : peu de bois ou d'aiguilles de pin, sapin, mélèze; pas de bruyères ou lauriers (décomposition trop lente, matière trop acide).
À proscrire : les herbes tondues, les graminées (blé, orge, seigle, foin, paille).
Les légumineuses : trèfle, luzerne, sainfoin.
2. Tri
- Tout ce qui n'est pas “semi-ligneux” sera séparé, réservé à un tas de compost ordinaire.
- Tout ce qui est souple et vert, inférieur à 8 mm d'épaisseur ne doit pas être broyé.
C'est quand elles ont plus de 8 mm, qu'il faut découper les branches au sécateur (5 à 10 cm de long), le broyeur ne servant que pour les grosses quantités.
3. Trempage et lmprégnatlon
- La matière broyée ou non doit étre trempée dans les 12 heures au plus tard. Ne jamais dépasser 24 heures. pour éviter le dessèchement de la sève qui constitue la partie vivante du compost.
- l'imprégnation dure 24 heures, en maintenant toute la matière immergée par des poids (ne pas dépasser les 48 heures).
On retire à la fourche la matière imprégnée, et on la dispose en tas sur l'aire de précompostage.
Ne pas jeter le liquide. ll servira de ferment pour les trempages suivants.
4. Précompostage (fermentatlon anaérobie)
Avec la matière végétale imprégnée d'eau, on confectionne un tas bien tassé, qui va rester en place à même le sol, jusqu'à obtention d'un volume obligatoire de 4 m3 minimum.
ll peut étre préparé en plusieurs jours ou plusieurs semaines. On dispose en fait de toute la période printemps-été, du moment que l'on maintient son taux d'humidité.
Le précompostage de 21 jours commence toujours lorsque le tas est terminé.
La fermentation bactérienne se manifeste très vite par une chaleur interne du tas pouvant atteindre 70-80 °. On peut faire autant de tas qu'on a de fois 4 m3.
5. Compostage de 90 jours (fermentation aérobie)
- Passé les 21 jours de précompostage, on ouvre le tas en le cardant à l'aide d'une fourche recourbée, a?n de l'aérer au maximum.
- Les matières devenues très légères devront être remises en un second tas, le tas de compostage dont les dimensions sont rigoureuses, soit 2.20m à la base et 1.60m à la plus grande hauteur, en forme de pyramide allongée, dont la longueur peut varier d'après la quantité de matière dont on dispose.
A l'inverse du précompostage, les végétaux en décomposition seront "très aérés".
Pour terminer, le tas de compostage doit être recouvert d'une couche de 2 cm de terre, puis de branchages grossiers, de paille ou de toile de jute. Cette couverture évite les pertes de chaleur par le vent et empêche la pluie de trop pénétrer à l'intérieur. Ne pas utiliser de toile plasti?ée, l'air doit circuler librement dans le tas. Ceci constitue la phase hivernale.
Utilisation du compost
- Ne peut être utilisé qu'en surface.
- Pour vos semis en ligne ou à la volée, procéder comme pour un semis classique dans le sol, puis recouvrir le sol de 7 cm d'humus vivant sans aucun arrosage.
- Pour les semis ou plantations faits ultérieurement à l'épandage du compost : ouvrir un sillon ou un trou dans la nourriture originelle du sol, semer ou planter et recouvrir. (Même les graines de carottes passent au travers des 7 cm de compost!)
Que planter ?
Tout, légumes, plantes aromatiques, vignes, fruitiers, peu importe la grosseur de la graine.
Remarques générales
- 4 m3 couvriront 60 m2 la première année, à raison d'une couche de 7 cm de ce compost. minimum indispensable pour empêcher les mauvaises herbes de pousser et pour conserver une température constante de 21°.
Comme la terre ne “digère” que 3 cm de compost par an, le nouveau tas de 4 m3 de la deuxième année permettra d'agrandir votre surface de culture en conséquence, jusqu'à atteindre 100 m2 les années suivantes.
- Le compost de broussailles se suffit à lui-mème. ll est exclu d'employer des compléments de quelque nature que ce soit.
- Si l'ensemble du tas ne peut être utilisé de suite, on peut reformer un tas et entamer un nouveau compostage de 90 jours, ce qui donnera un compost de 180 jours à la texture très fine ayant l'aspect du terreau.
- La surface mise en culture doit être impérativement d'un seul tenant (ni chemins ni sentiers). Toute la surface doit être couverte, c'est une condition essentielle à la réussite.
- Ce compost convient pour des étendues modestes, à échelle humaine, non pour des plaines canadiennes. La rendement étant de 3 à 4 fois supérieur : 50a = 2 Ha, ce qu'il faut pour faire vivre un maraîcher.
- ll faut provoquer l'aide entre voisins.
- pour faciliter les travaux de manutention, les quantités manipulées seront plus importantes (le partage du compost peut se faire équitablement).
- afin d'éviter les gaspillages : apport de branchages qui auraient été brûlés ou évacués avec di?îculté.
- pour récolter le long de talus et terrains abandonnés en quantités suffisantes.
- pour investir dans un matériel de base si nécessaire.
Conclusion
Cette recette dz compostage de broussailles, vieille de plus de 800 ans, nous apporte des produits sains, savoureux, sans aucune maladie, sans aucun traitement, sans arrosage, sans bêchage, sans couvert et sans binage.
Nous sommes en présence de moyens extraordinaires. Sachons les mettre en valeur et nous en servir sagement. Ces méthodes ont été établies pour des raisons humanitaires et non pour des buts lucratifs.
Eric Severin
Lasne Nature asbl 2009
Rédigé par
Eric Severin
Le compost de brousailles: origine, principe, matériel et durée
Avant d'entamer le sujet, précisons que le compost dit “de broussailles” porte aussi d'autres appellations :
- Compost dit "des Templiers à cause de ses origines.
- Compost "vivant" de broussailles, en opposition avec les composts produits au départ d'éléments morts : déchets de cuisine, de potager, de fumier, de feuilles...
- Méthode "Jean Pain " célèbre pour ses expériences sur la bio-méthanisation issue du compost et sur la mise au point de différents types de broyeurs mécaniques.
Origine
Laurent Dailliez. historien français ,spécialisé dans les recherches sur
les Templiers. découvre en 1967 un document de l'abbaye cistercienne
de Fitero, datant du Xlle siècle. démontrant les différentes méthodes
de culture utilisées par les moines vivant dans la région de Cacéres.
dans le sud-ouest de l'Espagne. jadis un des principaux centres de
l'Ordre des Templiers. ordre puissant. conseiller du Pape et de nom-
breux notables.
On lui fera également prendre connaissance d'une série de manuscrits
transcrits au Xllle siecle. découverts dans un presbytère. non loin de
Cecéres. Il s'agit de chartes.
Les Templiers n'étaient pas du genre à faire des traités. qu'ils soient de
philosophie ou d'agriculture. Ces moines furent avant tout des
chercheurs pratiques.
De tous temps. les moines donnèrent aux diverses sociétés le fruit de
leurs travaux, laissant à chacun le soin de s'en servir à bon escient.
C'est au travers de ces chartes. que Dailliez a pu établir les diverses
méthodes employées per les Templiers, pour mettre leurs terres en
valeur dans des régions souvent arides. d'où la manière de faire du compost.
Principe
C'est simple, tout est né de l'observation.
-Il faut rendre à la terre sa fécondité. c'est-à-dire lui apporter l'humus que des siècles de production ont épuisé.
- Recréer le cycle naturel, ne pas détruire les insectes, tous ont leur utilité. lls travaillent pour nous. mais il faut que la chaine soit continue a?n de ne pas créer de déséquilibres.
- La foret primaire est un bel exemple, tout y est pareil depuis la création du monde. Ensemble harmonieux, indépendant. A-t-on vu arroser une foret?
Cependant tout pousse, les arbres deviennent centenaires si l'homme les laisse pousser.
- La foret n'a besoin de personne. Elle fabrique son humus par ses propres moyens. Les insectes y vivent tres bien et les prédateurs se chargent de l'équilibre.
Chacun y apporte sa contribution volontaire. C'est une forme de communauté idéale.
- Idem pour les plantes de nos jardins. Elles peuvent et doivent se débrouiller toutes seules. Livrées à elles-memes. elles capteront la moindre goutte de rosée.
En periode dilîicile. elles se replieront sur elles-memes.
Elles sont résistantes. pourvu que le sol qui les nourrit soit riche en humus vivant.
Materiel nécessaire
- 3 cuves minimum de 200 litres chacune (ciment, éternit, plastic) mais pas en métal a cause de l'oxydation) ou un grand trou recouvert d'une bâche (gare aux courbaturesl).
- une aire de triage importante pour recueillir les tas volumineux.
- une aire de compostage en terre battue (pas de beton) pour la confection des tas.
- de l'eau de pluie, si possible.
- un broyeur si on voit grand.
- un gabarit pour mesurer les dimensions des tas de compost.
- une solide fourche à 4 dents.
Durée de fabrication
L'opération complète comprend :
- 1 à 2 jours : récolte, tri, broyage.
- 1 jour de trempage.
- 21 jours de précompostage (fermentation anaérobie).
- 90 jours de compostage aérobie.
- Il faut donc préparer au minimum le tas 4 mois avant son utilisation.
Eric Severin
Lasne Nature asbl 2009
Rédigé par
Eric Severin
Comment combattre les limaces ?
Ces dernières années, beaucoup de personnes sont confrontées à des gros dégâts aux plantes, causés par une population toujours croissante de limaces.
Certains amateurs de jardins sont tellement découragés par ce problème qu'ils ont abandonné la culture de certaines plantes très prisées par les limaces (laitues, hosta's, basilic,...).
Si les dégâts sont encore limités, vous pouvez très bien recourir aux remèdes doux.
L'épandage de granulés de lave autour des plantes appréciées par les limaces, la pose de pièges à bière, l'accueil d'hérissons, de crapauds et de canards, le ramassage nocturne de limaces, ...
Mais, face à la prolifération massive des limaces ces dernières années, ces remèdes s'avèrent souvent insuffisants.
La lutte chimique (granulés bleus) pose de gros problèmes écologiques: la pollution du sol et l'empoisonnement des prédateurs naturels des limaces.
Heureusement, la nature peut nous aider.
Depuis plusieurs années maintenant, nous vous proposons un moyen efficace et écologique pour lutter contre les limaces.
Il s'agit de nématodes parasitaires.
Ces petits vers microscopiques sont arrosés sur le sol et vont à la recherche des limaces pour les pénétrer.
Les limaces infectées s'arrêtent de s'alimenter et meurent.
Ces nématodes sont tout à fait inoffensifs pour nous et pour les animaux (oiseaux, hérissons,...).
En général, deux traitements par an suffisent.
Pour plus d'informations et commander: www.ecoflora.be
> Liens & Conseils
Quelle est la nature de votre sol pour vos plantations
Pour réussir vos plantations, il faut bien connaitre la nature de votre sol.
Voici les différents types de sol :
1) Un sol calcaire: la terre est de couleur claire et souvent caillouteuse.
C'est une terre compacte et assez difficile à travailler.
Les plantes qui y sont en abondance sont les coquelicots et la moutarde.
Si vous voulez améliorer votre sol: ajoutez du sable, du fumier et/ou de la tourbe blonde.
2) Un sol argileux: la terre est très fine, lourde et collante.
Elle est également difficile à travailler.
Les plantes qui y sont en abondance sont les boutons d'or, le pissenlit et le liseron.
Si vous voulez améliorer votre sol: il faut ajoutez du sable, beaucoup de compost ou de fumier (de cheval) et ne pas oublier de bêcher la terre avant l'hiver.
3) Un sol humifère: la terre est légère et de couleur noire. Elle est constituée de végétaux en décomposition et retient bien l'eau.Les plantes qui y sont en abondances sont les fougères.
Si vous voulez améliorer votre sol: ajoutez de la terre (argileuse ou calcaire)
et de la chaux.
4) Un sol sablonneux: la terre est de couleur claire et non compacte.
Les plantes qui y sont en abondance sont les bruyères et les genêts.
Si vous voulez améliorer votre sol: ajoutez de la terre, de l'engrais et du compost.
Renseignez-vous, avant toute plantation, pour savoir quel est le type de sol
que la plante préfère !
Comment bien préparer votre sol :
Pour obtenir des moissons de fleurs sur des plantes vigoureuses. Préparé votre sol avec soin. S'il n'a encore jamais été mis en culture, commencer par un bêchage.
Retirer d'abord les mauvaise herbes, puis enlever une première couche du sol (profonde d'un fer de bêche environ) et placer la en réserve.
Becher la couche suivante (également sur un fer de bêche) et incorporer du compost ou du fumier bien décomposé, qui allégeront un sol argileux ou donneront du corps à un sol sableux. Puis recouvrez le tout avec la couche de terre que vous avez mis de côté.
Avant de planter des vivaces, incorporer au sol en surface un peu d'engrais complet ou des matières organiques.
Si on doit semer des annuelles, émietter le sol à la bêche et au râteau, jusqu'à obtenir une surface bien égale et de texture fine.
Comment bien entretenir vos outils de jardins
Comment bien entretenir vos outils de jardin
Quand le temps du jardinage arrive à son terme, un bon jardinier doit prendre soins de ses outils.
Pourquoi ?
- si votre outil est bien entretenu, vous l'utiliserai plus longtemps.
- pour ne pas abîmer et donner une meilleure croissance à vos plantes et arbustes.
- cela vous demandera moins d'effort à la taille.
- pour éviter la transmission de maladies et autres parasites d'une plante à l'autre.
Matériel d'entretien: une brosse dure ou métallique, un chiffon, l'alcool à brûler, de l'huile (de lin), une pierre à aiguiser ou une lime, du papier abrasif, des lunettes de sécurité et des gants de préférence de cuir.
Que faire :
A) Pour les outils de coupe (sécateurs, cisailles, coupe-branches,…)
- pour désinfecter des bactéries et autres maladies nettoyez les lames avec
l'alcool à brûler.
- aiguiser les lames avec une pierre fine ou une lime en mettant un peu d'huile
sur les lames et en respectant l'angle du biseau.
- resserrez les vis de fixation (ou changer les) et mettez y une goutte d'huile.
- graissez les ressorts avec une graisse consistante.
B) Pour les outils à manche (râteaux, bêches, pelles,…)
- nettoyez les parties métalliques avec une brosse métallique pour débarrasser
l'outil de terres asséchées et si nécessaire de la rouille.
- réaffutez les bords avec une lime pour obtenir un bord bien aiguisée.
- nettoyez à l'eau et séchez avec un chiffon.
- préservez l'outil de la rouille en y appliquant un peu d'huile.
Remarques: Pour les manches en bois, il est judicieux de prendre des bois de frêne,
car ils sont plus solides et souples. Les bois de pins se cassent plus facilement.
Pour l'entretien des manches: plongez les pendant une nuit dans l'eau pour que le bois se gonfle. Ceci empêchera l'outil de bouger.
Une fois sec: faite un léger ponçage au papier de verre avec un peu de paraffine
ou enduisez le bois avec un chiffon imbibé d'huile de lin.
Evitez d'utiliser des outils avec des manches en plastique, car cela facilite les formations d'ampoules aux mains.
Rangement : Rangez vos outils dans un endroit bien sec et aéré (ne pas les exposer au soleil ni sous la pluie) sur des supports adéquat et hors de portés des enfants.
Bon travail.
Rédigé par
la rédaction
de Magie des Jardins
Jardinage pour le mois d'octobre et novembre
Voici un petit rappel de tout ce vous pouvez faire ces mois-ci dans votre jardin.
Tailler et élaguer vos arbres et arbustes:
- Pour bien former leur silhouette pendant l'hiver, taillez légèrement vos arbustes à floraison estival tel que les Fuchsia, Althaea, etc.…
- Elaguez également vos petits arbres pour les aérés et demandez si nécessaire à des professionnels de vous élaguer vos grand arbres.
C'est le moment de planter:
- Avant les gelés, c'est le moment de planter vos bruyères, pensées et autres primevères.
- Mais aussi vos bulbes à fleurs pour le prochain printemps tel que les tulipes, narcisses, perce-neiges, crocus, jacinthes, muscaris, etc.…
- Plantez vos rosiers en motte ou de préférence à racines nues.
- Ainsi que vos rhubarbes dont vous récolterez les tiges l'année prochaine
- Pour vos arbres et arbustes que vous voulez planter, commencer par faire vos trous de plantation 2 à 3 semaines en avance.
De préférence un jour ou il ne pleut pas et certainement avant les grandes gelés.
S'il ne pleut pas beaucoup lors de la plantation, n'oubliez pas de bien arroser vos plantations .
Pour entretenir votre beau jardin:
- Ramassez régulièrement les feuilles mortes et utilisez celles qui ne sont pas malades pour votre compostage.
- Labourez votre terre libre, sans briser les mottes et en y apportant si nécessaire un fertilisant et bêchez superficiellement le sol autour des arbustes dans vos massifs.
- Mettez à l'abri vos plantes fragiles tel que les géraniums, les dahlias,…
- Dans les jardinières, remplacez vos plantes fanées par des plantes d'automne.
- Si vous avez récolté et stocké vos fruits tels que les pommes et autres poires: vérifiez tous les jours leur état de conservation. Surtout éliminez ceux qui sont tachés.
- Scarifiez votre pelouse et remettez en état les bordures.
- Rabattez toutes vos plantes vivaces qui brunissent.
- Marquez par un tuteur l'emplacement de vos plantes dont le feuillage disparaît pendant l'hiver (ex: pivoines, anémones, …). Cela vous évitera de les éventrer début de l'année prochaine par un coup de bèche malheureux.
- Protégez avec de la paille vos plantes de jardin sensibles au gel tel que les fuchsias, clématites, etc….
- Apportez de l'engrais organique à vos Rhododendrons (fumier de cheval, sang desséché ou corne broyé). La décomposition lente de ses engrais leur apportera les éléments essentiels au bon développement.
Bon travail.
Le prochain sujet sera: Comment bien entretenir vos outils de jardin!