Hiver

A chacun sa bêche !

A chacun sa bêche !

C'est bientôt le moment de travailler la terre. Bêcher, remuer, aérer … travailler le sol est indispensable avant les semis et les plantations.  Chaque jardinier a sa bêche. Cet outil indispensable pour les travaux au jardin doit être adapté au sol mais aussi au physique de l'utilisateur.

La terre, laissée en l'état, finit par se tasser naturellement. Toute bonne plantation commence par le travail de la terre pour l'ameublir. Cette opération de décompactage va faciliter le développement des racines vers les couches plus profondes, là ou se trouvent les réserves d'eau et les éléments fertilisants. C'est encore plus important dans le cas des semis, pour que la plantule se développe dans des conditions favorables. La méthode la plus ancienne est le bêchage, qui permet de retourner la couche superficielle sur elle-même. Vous aurez le choix entre l'utilisation d'une bêche, d'une fourche-bêche ou d'un louchet. 

La bêche est composée d'un fer monté au bout d'un manche. C'est simple mais le choix de sa forme est lié au type de sol. En terre facile à remuer, un fer en forme de rectangle est suffisant. En terre sableuse, un fer plus large et recourbé facilite le travail au sol. 

Le louchet est fabriqué dans un acier plus épais et la liaison entre le fer (qui est moins large et plus haut) et le manche est renforcé. En conséquence, il est moins facile à manier. Il est destiné aux terres argileuses lourdes à remuer et aussi pour que la terre ne colle pas trop au fer. 

La fourche-bêche est adaptée aux sols lourds. Elle présente des dents plates ou triangulaires, plus rigides si vous optez pour un acier de qualité. En terrain caillouteux, les dents carrées s'imposent.

Comme vous voyez un bon outil bien adapté à votre sol vous facilite le travail !

Mais l'emploi des outils à main ne se résume pas non plus qu'au bêchage ! La bêche et le louchet permettent de creuser des trous de plantation pour les arbres et arbustes, en mélangeant le terreau à la terre d'origine. Ils servent aussi à dresser les bords de pelouses et affiner les contours de massifs. Le louchet permet de déterrer des vivaces déjà bien développées pour les diviser et rajeunir les mottes. La solidité du fer assure une bonne traction sans plier sous la résistance de la plante. Quant à la fourche-bêche, elle se transforme facilement en aérateur de gazon et est très utile pour mélanger un tas de compost ou de fumier.

N.B.: Avant tout, avant l'achat d'une bêche ou d'un louchet, prêtez attention à la taille du fer. Plus il est grand, plus la motte est lourde et plus le dos est sollicité. Dans la pratique, mieux vaut retenir un petit fer dans un acier résistant. Pour le manche, le bois prédomine. Même si les manches en composite se développent également. Coté forme du bout du manche, vous avez le choix entre la pomme, classique et la béquille tournée ou fraisée. Prenez la forme qui vous donne la meilleure prise en main.

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Magie des Jardins

Orchidées: des beautés exotiques en hiver

Orchidées: des beautés exotiques en hiver

Ce sont certainement les plantes d'intérieur les plus appréciés en hiver. Depuis plusieurs années, les expositions consacrées à ses fleurs aux multiples visages attirent les foules. Désormais présentée à des prix abordables chez le moindre fleuriste comme dans la plus vaste des jardineries, l'orchidée est donc devenue commune. Pour autant, elle n'a rien perdue de son pouvoir de fascination. Sa beauté troublante, ses coloris précieux, ses formes étonnantes la rendent plus que jamais désirable comme plante d'intérieur.

La déforestation des zones tropicales et subtropicales met en péril les orchidées épiphytes (accrochées au tronc et aux branches des arbres). Ainsi le plus vaste groupe de plantes à fleurs au monde, avec plus de 20.000 espèces botaniques, est-il en passe de s'amenuiser de façon critique à l'état sauvage. Le commerce des orchidées, au contraire, est tout à fait florissant. Mais il se limite à une vingtaine de genres à peine, multipliés et hybrides à l'infini pour répondre à la demande d'une clientèle toujours plus avide de fleurs raffinées et de longue durée. Parmi les orchidées les plus courantes, les orchidées papillons (Phalaenopsis) sont sans conteste les plus faciles à cultiver en intérieur. Après la vague des hybrides chics à grandes fleurs blanche, on revient à des plantes plus compactes à fleurs très colorées et plus petites. La tendance est aux couleurs sombres et aux nuages de petites fleurs parfumées.

Pour la plupart, ces beautés ensorceleuses ne sont pas plus difficiles à faire vivre que d'autres plantes d'intérieur, pourvu que l'on connaisse leurs exigences spécifiques. Le grand avantage de l'orchidée est d'être luxueuse et de ne pas être trop capricieuse.

N.B.: La prochaine fois nous apprendrons quelles sont les règles d'or pour les acheter et les garder le plus longtemps possible chez vous.


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Magie des Jardins

Les conseils d'Agnès pour décembre

Les conseils d'Agnès pour décembre

L’hiver nous révèle à merveille la personnalité d’un jardin, l’équilibre entre les massifs, le décor de la terrasse et la géométrie des allées. C’est le temps des bilans et des nouveaux projets.

Météo
Les gelées et les premières neiges sont au rendez-vous de décembre. De la lumière diaphane émergent les formes taillées, les écorces colorées, les fruits et les feuillages vernissés. Il faut savoir apprécier la palette subtile de cette saison et profiter des matinées scintillantes poudrées de givre.

Sur le balcon
Craquez pour la silhouette dense et le feuillage persistant des petits conifères qui garnissent à merveille les pots sur la terrasse. Sans avoir fait du latin, vous les reconnaîtrez à leurs qualificatifs «nana, compacta, globosa, minima, pygmaea, repanda, prostata, pumilio». Utilisez un terreau adapté aux plantations en jardinière enrichi d’éléments nutritifs.

Planter les haies
Les haies de charme et de hêtre forment de bons écrans car leur feuillage brunit et sèche en automne puis reste attaché aux branches jusqu’à la fin de l’hiver. Effectuez vos plantations avant les gelées. Comptez 3 à 5 plants par mètre courant. Plantez en disposant les pieds en quinconce sur 2 rangs parallèles. Cela rendra la haie plus fournie et opaque. Effectuez deux tailles par an, assez sévères les premières années.

Décor de fête
Le houx, le sapin et le gui sont devenus les traditionnels complices des fêtes de fin d’année. C’est au jardin que vous trouverez l’essentiel du feuillage persistant qui constituera la trame de vos décors de Noël. Les petites feuilles du buis, de bruyère ou de lonicera, celles plus grandes du laurier-cerise ou du lierre, le feuillage décoratif du leucothoe, du mahonia ou du pieris, sans oublier tous les conifères.

Dans le verger
Quand on plante des arbres fruitiers, on oublie qu’ils vont grandir! Respectez les écartements entre les arbres. Pour les formes libres haute-tige et demi-tige, comptez 8 mètres, les basse tige, 6 mètres, les arbres en fuseaux et gobelets, 4 mètres, les arbres palissés en cordons, 2 mètres, et les palmettes U double, 1,20 mètres.

Sapins de Noël
Ils ont peu de chance de survivre après les fêtes car les racines sont souvent peu nombreuses et sectionnées trop près du tronc. Seuls les petits épicéas communs pourvus d’une bonne motte sont assez volontaires pour supporter le passage de la maison au jardin Après les fêtes, vous pourrez les replanter sans souci dans le fond de votre jardin ou dans un grand pot sur la terrasse.

Agnès

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Agnès Speeckaert

Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !

Les conseils d'Agnès pour février

Les conseils d'Agnès pour février

C’est le mois des bonnes résolutions. L’imagination reprend du pouvoir. Avant de sortir au jardin, on feuillette les catalogues de graines et les livres de jardinage qui nous donnent des tas d’idées…

Météo
L’hiver n’est pas terminé mais le jardinier commence à s’impatienter. Si le froid est encore vif, les jours rallongent et gagnent en luminosité. Les floraisons du noisetier, du perce-neige et des premiers crocus, des pensées et de la primevère qui porte bien son nom annoncent le réveil de la nature.

Le temps des gros travaux
Profitez de cette période où la nature sommeille encore pour aménager une allée, agrandir une cour ou installer une pergola. Dans le revêtements des sentiers et des terrasses, alterner dalles de pierres, béton et pavés peut amener de jolis effets. Dans tous vos aménagements, n’oubliez pas de profiler une légère inclinaison (dans la bonne direction) pour l’évacuation de l’eau.

Au potager
La saison hivernale est une période propice pour mettre au point un plan de culture au potager. Un mini calendrier peut servir de fil conducteur en tenant compte des périodes d’absence pendant les vacances. Etalez les périodes de semis afin de récolter les légumes à intervalle régulier ce qui évitera la saturation ou la montée en graines. Dressez la liste des légumes favoris de la famille, les variétés qui se dégustent fraîches et celles qui sont destinées à la congélation ou la mise en bocaux.

De la verdure au jardin
De nombreux arbustes ou plantes vivaces possèdent un feuillage persistant qui reste vert tout l’hiver. Parmi les vivaces, pensez aux heucheras, pulmonaires ou encore aux bergenias aux grandes feuilles cireuses. L’iberis sempervirens, les pervenches et le pachysandra sont parfaits pour couvrir le sol ou les talus. Comme buisson, le choix est encore plus vaste, avec les buis, pieris, skimmia, mahonia, azalée du Japon, oranger du Mexique. Et pour faire de grands écrans, rien de tel que les photinia, laurier cerise ou rhododendrons.

La saison des hellébores
Les pépiniéristes nous offrent au coeur de l’hiver de ravissantes potées fleuries d’hellébores cultivées en serre. Leurs fleurs cireuses offrent des coloris étonnants, allant du blanc très pur au pourpre presque noir, en passant par des dégradés subtils de vieux rose, vert acide ou jaune nacré, parfois striés ou mouchetés. Installez-les sur le balcon ou sur la terrasse, dans une jardinière ayant au minimum 20cm de diamètre et pourvue d’un excellent drainage de fond. Vous profiterez ainsi de leur floraison avant de les installer au début du printemps dans un parterre proche de la maison.

Agnès

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Agnès Speeckaert

Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !

Les conseils d'Agnès pour janvier

Les conseils d'Agnès pour janvier

Silence, le jardin se repose et joue les marmottes. Ne dérangez pas les plantes car elles ont besoin de ce sommeil hivernal.

Météo
Le froid de janvier participe à l’équilibre de la nature et donc à la réussite de votre jardin. La neige constitue un isolant naturel qui protège les végétaux fragiles des plus fortes chutes de température qui peuvent survenir ensuite. Le gel lui-même est un allié du jardinier car il améliore la structure des terres lourdes et enrichit le sol en éléments minéraux assimilables par les plantes.

Sur le balcon
Qui pourrait croire que l’hiver est rempli de couleurs? Même au balcon, il fait le beau. Grâce à leurs feuillages persistants, les fusains panachés, gaultherias, véroniques arbustives, pieris et de nombreux conifères nains nous offrent un décor attrayant durant tout l’hiver. Rajoutez une touche de couleur avec une touffe de bruyère et une belle hellébore. Installez-les dans une jardinière garnie de terreau.

Planter en hiver
Les plantations des arbres et des buissons en hiver ne causent que peu de traumatisme à la plante à condition d’éviter les périodes de gel. Pour améliorer la structure du sol et faciliter l’installation des racines, ajoutez dans le trou de plantation un sac de terreau horticole ou un peu de tourbe mélangée à du compost ou de l’engrais organique. Installez la plante, fermez le trou et aménagez autour du pied une petite cuvette pour faciliter l’arrosage.

Enrichir le sol
C’est en hiver qu’il faut «donner de l’amour à sa terre», comme disent les vieux jardiniers. Lessivée par les pluies et la neige, épuisée par les récoltes, les floraisons et les fructifications, la terre des massifs et du potager s’appauvrit au fil des saisons. Pour l’enrichir, offrez-lui des amendements, de la poudre de roches, du fumier de bovin ou un compost mûr en couverture de sol. Enfouis plusieurs semaines avant le printemps, ces amendements auront le temps de s’incorporer au sol pour l’enrichir et l’assouplir.

Cendres de bois
Récupérez les cendres des feux de cheminée pour les incorporer à votre compost ou les répandre directement au pied de vos arbustes. Excellent complément aux engrais traditionnels, les cendres sont riches en potasse et en acide phosphorique. Chez les végétaux, le potasse régule la circulation de la sève et renforce leur résistance aux maladies.

La saison des écorces
Quand les arbustes ont perdu leurs feuilles, c’est l’occasion de redécouvrir la beauté de leurs rameaux. Voici les plus décoratifs, à planter sans tarder dans votre jardin.
- Cornouiller: Cornus alba ‘Kesselringii’ (noir pourpre), C. alba ‘Sibirica’ (rouge corail), C. sanguinea ‘Winter Beauty’ (rouge orange), C. stolonifera ‘Flaviramea’ (jaune verdâtre), C. stolonifera ‘Kelseyi’ (brun pourpre).
- Erable: Acer capillipes (stries blanches), A. davidii ‘Rosalie’ (vert rayé de blanc), A. griseum (brun cannelle en copeaux).
- Bouleau: Betula albosinensis (orange), B. ermanii (blanc jaune), B. nigra (brun foncé), B. papyrifera (blanc).

Agnès.

Rédigé par

Agnès Speeckaert

Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !

Quand le printemps pointe son nez...

Quand le printemps pointe son nez...

Hellébore fétide et cornouiller mâle, voilà les premiers signes du retour du printemps ! La première est commune sur les pentes rocheuses en sous-bois et fleurit dés janvier. La seconde est un arbuste qui fait de petites grappes de fleurs jaunes début mars. Et puis après tout s’emballe. Encore quelques semaines et nos sous-bois resplendiront de mille et une fleurs. Anémone Sylvie, petite pervenche, ficaire fausse-renoncule, jacinthe des bois, ail des ours, primevères, pulmonaires… profiteront de l’absence de feuilles sur les arbres pour former des tapis fleuris en sous-bois afin de capturer un maximum de lumière. Et oui, c’est une course effrénée qui est en jeu car une fois les arbres couverts de feuilles, plus beaucoup de place pour les fleurs en forêt ! Et avec les premières fleurs, les animaux aussi se font remarquer ; les oiseux chantent à nouveau et les insectes les moins frileux (citron, grillon…) refont surface.

Plus d’infos pour reconnaître les fleurs sur
http://www.faune-flore.be/fleurs_belgique/index.htm

Un petit coup de pouce pour les plantes du printemps…

Envie d’un jardin fleuri au printemps ? Alors prévoyez un espace avec quelques arbres formant un îlot dans lequel vous planterez des fleurs printanières de sous-bois. Succès garantis avec l’anémone Sylvie et la ficaire fausse-renoncule qui se propageront toute seule!

… le Réseau Nature est là pour vous aider !

Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour que s’invite en quantité des fleurs du printemps chez vous ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !

Rédigé par

Natagora

Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.

Web : www.natagora.be
Photo : Pascal Hauteclair

Un sommeil tout en poil...

Un sommeil tout en poil...

Avec son masque de Zorro, c’est un drôle de rongeur que notre ami le lérot ! En hiver, il est peut-être plus près de vous que vous ne pensez… Grenier, garage, abri de jardin… constituent des hôtels trois étoiles qui peuvent abriter plusieurs individus. Mais pas de panique ! Ce n’est pas un nuisible, il vient juste trouver un endroit pour dormir ; car le lérot, tout comme l’ours, hiberne en hiver. Si l’espèce n’est pas rare en Wallonie (exception faite de l’Ardenne), les populations connaissent des fluctuations importantes d’une année sur l’autre. Ce petit mammifère sympathique est associé aux forêts de chênes. Lisières forestières, vergers, broussailles lui sont favorables particulièrement quand on y trouve des arbustes à baies comme l’aubépine, le sureau noir, le prunellier ou encore la ronce. Mais c’est avec plaisir qu’il complétera son casse-croûte d’insectes et araignées, limaces et escargots ou même de charognes !

Plus d’infos sur le lérot sur
http://biodiversite.wallonie.be/especes/ecologie/mammiferes/lerot.html

Un petit coup de pouce pour le lérot…

Envie d’un jardin accueillant pour le lérot ? Framboisiers, groseilliers, ronciers domestiques, fruitiers hautes-tiges mais aussi bosquets d’aubépines et de prunelliers sont autant d’éléments naturels dont notre ami masqué raffole !

… le Réseau Nature est là pour vous aider !

Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour que s’invite peut-être le lérot chez vous ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !

Rédigé par

Natagora

Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.

Web : www.natagora.be
Photo : Pascal Hauteclair

Suggestions pour un bouquet d'hiver

Suggestions pour un bouquet d'hiver

Je dois aussi faire un effort pour ne pas baisser les bras par ce temps maussade...  Courage ! Il n'y a aucune fleur pour l'instant au jardin. Quelques boutons essaye vainement de sortir de leurs gousses. Vous pouvez déjà essayer de forcer quelques belles branches de « forsythia ». Après les avoir cueillies, mettez les dans de l'eau tiède et près d'un endroit clair et chaud (n'oubliez  pas d'écraser la tige pour bien les abreuver). Avec un peu de patience ,vous allez avoir un bouquet surprise !
Il y a également un moyen de faire un bouquet (un peu moins gai) pendant ce mois bien froid. Il faut mettre quelques branches biens rouge de cornouiller et quelques branches de noisetiers déjà en chenilles (!). Si vous en avez gardés, ajouté des " monnaies du pape '' bien argentées. Ce n'est pas un bouquet très rigolo, mais il peut occuper un espace vide...
Je peu tout de même vous présenter un petit arrangement plus coloré...  J'ai pris un vase un peu banal ,et je l'ai entouré de papier carton ondulé ,de couleur rouge et noir, avec un point de colle là où il en fallait, et voilà un nouveau vase plus moderne !! J'y ai mis deux tulipes rouge, et quelques bâtons blanchis (à l'eau de javelle). Cet ensemble un peu abstrait et peu plaire a beaucoup !
Bon courage. Si vous le pouvez, mettez des fleurs très colorées un peu partout (le jaune illumine tout) et espérons un mois de février pas trop dur !  A bientôt   

Anne Delmarcelle

Rédigé par

Anne Delmarcelle

Je suis une mordue de bouquets, faits avec un maximum de fleurs du jardin. Grâce a une formation en bouquets japonais ''Ikebana'', que j'ai suivis pendant plusieurs années (même au Japon à l'Ikenobo School de Tokyo). J'ai des tas de petits « trucs » à vous faire connaitre pour conserver assez longtemps vos fleurs dans un bouquet.J'ai envie de les partager avec vous...

La fabrication du compost de brousailles

La fabrication du compost de brousailles

 

Comment fabriquer le compost de brousailles


1. Récoltez :
- Coupez les branches et les rameaux en sève, vivants, munis de leurs feuilles, sans tri ni dosage et cela. du printemps jusqu'à l'automne.
- Eléments venant de talus : prunelliers, fruitiers, épineux, ronce (gants).
- Tailles de haies : ligustrum, lilas, ifs, charmes.
- Herbacées en voie de ligni?cation : orties, fougères, chardons (avant floraison).
- Dans le cas de préparation manuelle du compost :
- le diametre des rameaux ne peut dépasser 8 mm, longueur à peu d'importance.
- Dans le cas de préparation mécanique :
- on peut utiliser n'importe quel diametre suivant le broyeur mis à sa disposition, à condition de reduire la matière a 8 mm d'épaisseur.

À déconseiller : les éléments résineux : peu de bois ou d'aiguilles de pin, sapin, mélèze; pas de bruyères ou lauriers (décomposition trop lente, matière trop acide).
À proscrire : les herbes tondues, les graminées (blé, orge, seigle, foin, paille).
Les légumineuses : trèfle, luzerne, sainfoin.

2. Tri
- Tout ce qui n'est pas “semi-ligneux” sera séparé, réservé à un tas de compost ordinaire.
- Tout ce qui est souple et vert, inférieur à 8 mm d'épaisseur ne doit pas être broyé.
C'est quand elles ont plus de 8 mm, qu'il faut découper les branches au sécateur (5 à 10 cm de long), le broyeur ne servant que pour les grosses quantités.

3. Trempage et lmprégnatlon
- La matière broyée ou non doit étre trempée dans les 12 heures au plus tard. Ne jamais dépasser 24 heures. pour éviter le dessèchement de la sève qui constitue la partie vivante du compost.
- l'imprégnation dure 24 heures, en maintenant toute la matière immergée par des poids (ne pas dépasser les 48 heures).
On retire à la fourche la matière imprégnée, et on la dispose en tas sur l'aire de précompostage.
Ne pas jeter le liquide. ll servira de ferment pour les trempages suivants.

4. Précompostage (fermentatlon anaérobie)
Avec la matière végétale imprégnée d'eau, on confectionne un tas bien tassé, qui va rester en place à même le sol, jusqu'à obtention d'un volume obligatoire de 4 m3 minimum.
ll peut étre préparé en plusieurs jours ou plusieurs semaines. On dispose en fait de toute la période printemps-été, du moment que l'on maintient son taux d'humidité.
Le précompostage de 21 jours commence toujours lorsque le tas est terminé.
La fermentation bactérienne se manifeste très vite par une chaleur interne du tas pouvant atteindre 70-80 °. On peut faire autant de tas qu'on a de fois 4 m3.

5. Compostage de 90 jours (fermentation aérobie)
- Passé les 21 jours de précompostage, on ouvre le tas en le cardant à l'aide d'une fourche recourbée, a?n de l'aérer au maximum.
- Les matières devenues très légères devront être remises en un second tas,  le tas de compostage dont les dimensions sont rigoureuses, soit 2.20m à la base et 1.60m à la plus grande hauteur, en forme de pyramide allongée, dont la longueur peut varier d'après la quantité de matière dont on dispose.
A l'inverse du précompostage, les végétaux en décomposition seront "très aérés".
Pour terminer, le tas de compostage doit être recouvert d'une couche de 2 cm de terre, puis de branchages grossiers, de paille ou de toile de jute. Cette couverture évite les pertes de chaleur par le vent et empêche la pluie de trop pénétrer à l'intérieur. Ne pas utiliser de toile plasti?ée, l'air doit circuler librement dans le tas. Ceci constitue la phase hivernale.

Utilisation du compost

- Ne peut être utilisé qu'en surface.
- Pour vos semis en ligne ou à la volée, procéder comme pour un semis classique dans le sol, puis recouvrir le sol de 7 cm d'humus vivant sans aucun arrosage.
- Pour les semis ou plantations faits ultérieurement à  l'épandage du compost : ouvrir un sillon ou un trou dans la nourriture originelle du sol, semer ou planter et recouvrir. (Même les graines de carottes passent au travers des 7 cm de compost!)


Que planter ?

Tout, légumes, plantes aromatiques, vignes, fruitiers, peu importe la grosseur de la graine.

Remarques générales


- 4 m3 couvriront 60 m2 la première année, à raison d'une couche de 7 cm de ce compost. minimum indispensable pour empêcher les mauvaises herbes de pousser et pour conserver une température constante de 21°.
Comme la terre ne “digère” que 3 cm de compost par an, le nouveau tas de 4 m3 de la deuxième année permettra d'agrandir votre surface de culture en conséquence, jusqu'à atteindre 100 m2 les années suivantes.
- Le compost de broussailles se suffit à lui-mème. ll est exclu d'employer des compléments de quelque nature que ce soit.
- Si l'ensemble du tas ne peut être utilisé de suite, on peut reformer un tas et entamer un nouveau compostage de 90 jours, ce qui donnera un compost de 180 jours à la texture très fine ayant l'aspect du terreau.
- La surface mise en culture doit être impérativement d'un seul tenant (ni chemins ni sentiers). Toute la surface doit être couverte, c'est une condition essentielle à la réussite.
- Ce compost convient pour des étendues modestes, à échelle humaine, non pour des plaines canadiennes. La rendement étant de 3 à 4 fois supérieur : 50a = 2 Ha, ce qu'il faut pour faire vivre un maraîcher.
- ll faut provoquer l'aide entre voisins.
- pour faciliter les travaux de manutention, les quantités manipulées seront plus importantes (le partage du compost peut se faire équitablement).
- afin d'éviter les gaspillages : apport de branchages qui auraient été brûlés ou évacués avec di?îculté.
- pour récolter le long de talus et terrains abandonnés en quantités suffisantes.
- pour investir dans un matériel de base si nécessaire.

Conclusion


Cette recette dz compostage de broussailles, vieille de plus de 800 ans, nous apporte des produits sains, savoureux, sans aucune maladie, sans aucun traitement, sans arrosage, sans bêchage, sans couvert et sans binage.
Nous sommes en présence de moyens extraordinaires. Sachons les mettre en valeur et nous en servir sagement. Ces méthodes ont été établies pour des raisons humanitaires et non pour des buts lucratifs.


Eric Severin

Lasne Nature asbl 2009

Rédigé par

Eric Severin

Le compost de brousailles: origine, principe, matériel et durée

Le compost de brousailles: origine, principe, matériel et durée

Avant d'entamer le sujet, précisons que le compost dit “de broussailles” porte aussi d'autres appellations :
- Compost dit "des Templiers à cause de ses origines.
- Compost "vivant" de broussailles, en opposition avec les composts produits au départ d'éléments morts : déchets de cuisine, de potager, de fumier, de feuilles...
- Méthode "Jean Pain " célèbre pour ses expériences sur la bio-méthanisation issue du compost et sur la mise au point de différents types de broyeurs mécaniques.


Origine
Laurent Dailliez. historien français ,spécialisé dans les recherches sur
les Templiers. découvre en 1967 un document de l'abbaye cistercienne
de Fitero, datant du Xlle siècle. démontrant les différentes méthodes
de culture utilisées par les moines vivant dans la région de Cacéres.
dans le sud-ouest de l'Espagne. jadis un des principaux centres de
l'Ordre des Templiers. ordre puissant. conseiller du Pape et de nom-
breux notables.
On lui fera également prendre connaissance d'une série de manuscrits
transcrits au Xllle siecle. découverts dans un presbytère. non loin de
Cecéres. Il s'agit de chartes.
Les Templiers n'étaient pas du genre à faire des traités. qu'ils soient de
philosophie ou d'agriculture. Ces moines furent avant tout des
chercheurs pratiques.
De tous temps. les moines donnèrent aux diverses sociétés le fruit de
leurs travaux, laissant à chacun le soin de s'en servir à bon escient.
C'est au travers de ces chartes. que Dailliez a pu établir les diverses
méthodes employées per les Templiers, pour mettre leurs terres en
valeur dans des régions souvent arides. d'où la manière de faire du compost.


Principe
C'est simple, tout est né de l'observation.
-Il faut rendre à la terre sa fécondité. c'est-à-dire lui apporter l'humus que des siècles  de production ont épuisé.
- Recréer le cycle naturel, ne pas détruire les insectes, tous ont leur utilité. lls travaillent pour nous. mais il faut que la chaine soit continue a?n de ne pas créer de déséquilibres.
- La foret primaire est un bel exemple, tout y est pareil depuis la création du monde. Ensemble harmonieux, indépendant. A-t-on vu arroser une foret?
Cependant tout pousse, les arbres deviennent centenaires si l'homme les laisse pousser.
- La foret n'a besoin de personne. Elle fabrique son humus par ses propres moyens. Les insectes y vivent tres bien et les prédateurs se chargent de l'équilibre.
Chacun y apporte sa contribution volontaire. C'est une forme de communauté idéale.
- Idem pour les plantes de nos jardins. Elles peuvent et doivent se débrouiller toutes seules. Livrées à elles-memes. elles capteront la moindre goutte de rosée.
En periode dilîicile. elles se replieront sur elles-memes.
Elles sont résistantes. pourvu que le sol qui les nourrit soit riche en humus vivant.


Materiel nécessaire
- 3 cuves minimum de 200 litres chacune (ciment, éternit, plastic) mais pas en métal a cause de l'oxydation) ou un grand trou recouvert d'une bâche (gare aux courbaturesl).
- une aire de triage importante pour recueillir les tas volumineux.
- une aire de compostage en terre battue (pas de beton) pour la confection des tas.
- de l'eau de pluie, si possible.
- un broyeur si on voit grand.
- un gabarit pour mesurer les dimensions des tas de compost.
- une solide fourche à 4 dents.


Durée de fabrication
L'opération complète comprend :
- 1 à 2 jours : récolte, tri, broyage.
- 1 jour de trempage.
- 21 jours de précompostage (fermentation anaérobie).
- 90 jours de compostage aérobie.
- Il faut donc préparer au minimum le tas 4 mois avant son utilisation.

 

Eric Severin

Lasne Nature asbl 2009

Rédigé par

Eric Severin

Un oiseau tout en couleur

Un oiseau tout en couleur

Ciel gris et paysages rabougris… heureusement que le chardonneret élégant est là pour égayer le jardin ! Proche du canari, avec lequel il est parfois croisé en captivité, ce petit passereau ne passe pas inaperçu au jardin avec ses couleurs estivales. Savez-vous que son nom scientifique de Carduelis lui vient des chardons (nom scientifique Carduus) dont il mange avec gourmandise les graines ? Ne voilà t’il pas une bonne raison pour garder quelques chardons dans le fond du jardin ? Se déplaçant souvent en bandes, il apprécie également les aulnes et les bouleaux dont il mange les petites graines en compagnie des tarins des aulnes, un autre petit passereau qui passe l’hiver sous nos latitudes. Aujourd’hui protégée, l’espèce en Europe se porte plutôt bien avec des effectifs estimés entre 25 et 50 millions d’individus.

Plus d’infos sur le chardonneret élégant sur
http://www.oiseaux.net/oiseaux/chardonneret.elegant.html

Un petit coup de pouce pour le chardonneret

Semez au jardin de grands plantes à graines comme les tournesols, les cosmos, les onagres, les cardères appelées aussi cabaret-des-oiseaux… et laissez les sur pied pendant l’hiver. Aux premières chutes de neige, les chardonnerets ne devraient pas être loin !

le Réseau Nature est là pour vous aider !

Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour que s’invite peut-être le chardonneret élégant chez vous ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !

Rédigé par

Natagora

Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.

Web : www.natagora.be

Photo : René Dumoulin

Quelques décorations de Noël

Quelques décorations de Noël

Comme nous approchons doucement de la période des fêtes, j’ai envie de vous donner quelques idées de décorations, très faciles, et très raisonnables...

Je vous propose de réaliser une couronne d’intérieur, pour décorer votre entrée ou votre cheminée; elle a un petit air vieillot (c’est la mode du vintage) mais est très aisée à réaliser..Il vous faut: une couronne en paille(ou autre si vous en avez), un pistolet à colle et une cartouche de recharge, des feuilles d’hortensias (elles sont bien colorées pour le moment) et des fleurs d’hortensias qui ont l’air toutes vieilles  et décolorées, mais si vous les retournez, vous verrez qu’elles ont encore de belles couleurs...Vous collez des feuilles un peu séchées sur toute la couronne, et vous répartissez vos fleurs (à l’envers et sans la petite tige) un peu partout, tout en laissant un petit endroit où on voit quelques belles feuilles...

Une autre idée qui peut vous plaire  et tout aussi simple à réaliser:une coupe garnie...
Il vous faut : une coupe (grande ou moyenne) pleine de petites branches moussues, quelques petites fleurs bon marché, mais bien fraîches (petites roses ou gerbéras). Egalement
deux branches moussues (avec du lichen) de la longueur de votre coupe pour les mettre
en parallèle. Remplissez votre coupe avec les petites branches moussues, dans tous les sens, et mettez les plus longues en travers de la coupe (presque l’une contre l’autre). Coincez entre elles les fleurs que vous avez choisies. Si ce sont des roses, sacrifiez-en une,
pour  parsemer des pétales un peu partout; ajoutez quelques petites boules de Noël de la même couleur que vos fleurs et un peu de neige artificielle...

Et le fin du fin...le millieu de table. Il vous faut : une écorce d’arbre (où une bûche plate)
Si vous avez la chance de trouver une écorce arrondie, c’est plus original mais, attention,
c’est moins stable...quelques fougères séchées, un peu de mousse (...sur un mur ?) et un morceau de mousse pour  fleuriste (oasis) quelques pommes de pin, des petites baies (!) et de petites roses rouges, que vous coupez court, sans oublier de les passer sur une flamme,
et vous verrez l’air qui en sort et fait trembler la flamme. Si vous voulez, ajoutez un peu de neige artificielle. Garnissez l’écorce avec un long morceau d’oasis, mettez dessus quelques fougères et un peu de mousse du jardin. Piquez les roses en laissant de la place pour les pommes de pin et une bougie, (n’oubliez pas de bien tremper l’oasis avant de vous en servir !) et si cela vous amuse,quelques petits bouts de sapin avec un peu de neige artificielle. Si vous allumez la bougie...c’est NOËL !!

 
Bonnes fêtes et tous mes meilleurs voeux !!       
Anne Delmarcelle

Mail: adelmarcelle@gmail.com

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Anne Delmarcelle

Je suis une mordue de bouquets, faits avec un maximum de fleurs du jardin. Grâce a une formation en bouquets japonais ''Ikebana'', que j'ai suivis pendant plusieurs années (même au Japon à l'Ikenobo School de Tokyo). J'ai des tas de petits « trucs » à vous faire connaitre pour conserver assez longtemps vos fleurs dans un bouquet.J'ai envie de les partager avec vous...

Conseils de nourissage pour les oiseaux

Conseils de nourissage pour les oiseaux

Faut-il nourrir les oiseaux ? Toute l’année ?


Le nourrissage naturel reste le plus....naturel.

Vos plantations doivent correspondre aux besoins de notre gent ailée. Pour ce faire, laissez une partie sauvage dans vos espaces avec arbres fruitiers, herbacés en graines, arbustes à baies, ne pas ramasser les feuilles des arbres dans certains coins celui-ci regorge d’insectes.... Toutefois dans nos milieux trop urbanisés, il est devenu nécessaire de nourrir en hiver.


Il existe maintenant dans le commerce toutes sortes de "pains" faits de graisse avec des graines ou des insectes incorporés, correspondant à chaque type de régime alimentaire. Chaque oiseau y trouvera son compte. Il faut pourtant poursuivre le nourrissage en toutes saisons. En effet, les oiseaux ayant pris l’habitude de venir manger chez vous, se retrouveront en difficulté lorsqu’il faudra nourrir leurs jeunes au printemps. Vous observerez par vous même que la consommation aura alors un pic lors du nourrissage des jeunes.


Une autre question suscite également des avis différents : la crainte que les parents nourrissent leurs petits avec des graines plutôt qu’avec des insectes indispensables à leur survie. Il ressort de certaines observations que les parents gèrent l’alimentation des jeunes en donnant « un peu de tout » afin qu’ils ne subissent aucune carence. C’est aussi pourquoi nous vous conseillons de leur fournir les fameux pains d’insectes.


Si votre environnement est suffisamment diversifié, le nourrissage de l’été/automne peut-être interrompu sauf si vous avez des Moineaux domestiques chez vous. Espèce commensale ayant perdu plus de septante pourcent de leur effectif en nos contrées...


Peut-être faut-il être restrictif sur les espèces à nourrir. Nous éviterons en général d’alimenter les espèces qui ne sont pas en difficulté comme les Pies, les Pigeons des villes, les Etourneaux sansonnets, les Corneilles... Qui plus est, ces oiseaux sont assez voraces et vous dévoreront plusieurs kilos d’aliments par mois.


Un système peu coûteux pour empêcher ces plus gros oiseaux d’approcher la mangeoire est d’entourer celle-ci d’un treillis dit "à poule ». La maille de celui-ci est calibrée pour laisser passer presque tous les passereaux.
Diminuer le diamètre des endroits de pose de l’oiseau. Les petits diamètres sont très inconfortables pour les grands doigts des plus grands volatiles.
Certains fabricants, on trouvé l’astuce de mettre un ressort très faiblement calibré sur les branches d’accueil de leur mangeoire tubulaire. Avec cette astuce, si c’est un oiseau plus gros qui vient se poser dessus, cette branche bascule, empêchant l’oiseau de rester en place.

 

Ne pas oublier de proposer de l’eau en-cas de canicule. Remplir régulièrement, en cas de hautes températures, car l’évaporation est alors très importante. En cas gel prolongé, aucun additif ne sera admis dans l’eau, le plus simple moyen étant de la remplacer par de l’eau figée par de l’eau tiède. Un système de treillis rigide à fines mailles sera étendu au ras de la surface pour éviter que l’oiseau n’y prenne un bain et ne meure suite à une trop forte déperdition calorifique. L’oiseau mangera de la neige pour se désaltérer. Il n’est donc pas nécessaire d’abreuver en cas de neige.

Pour certaines espèces, Merles et Grives, de vieilles pommes ou poires seront laissées à découvert à même le sol. Ils en raffolent.
Le nourrissage réserve parfois de belles observations...

L’ASBL qui donne des ailes à vos dons.

Bruno Marchal
Web: www.plumalia.eu

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Bruno Marchal
Président de www.plumalia.eu