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Potager, Légumes & Fruits
Potager sous châssis
Au lieu d’attendre le bon vouloir de la météo, pourquoi ne pas anticiper? Dans la serre ou sous un châssis, vous pouvez dès le mois d’avril semer et repiquer les plantes aromatiques et potagères. Ces cultures sous abri permettent d’obtenir des récoltes précoces en gagnant du temps sur la végétation.
Au mois d’avril, les jours rallongent mais le risque de gel est encore présent. Le soleil chauffe suffisamment pour favoriser le départ de la végétation lorsque les plantes sont à l’abri. Semer sous châssis ou dans la serre permet de prendre de l’avance sur la culture des plantes qui poussent lentement, comme les tomate, céleri et poivron, et d’obtenir des récoltes précoces de laitue, scarole, persil ou cerfeuil. Chaque espèce a ses propres besoins mais pour réussir un semis, il faut toujours de l’humidité et une température assez élevée afin que les graines germent. Pour certains légumes tels que le pois ou le radis, une température de 3 ou 4°C suffit déjà. Quant aux plantes qui ne poussent bien que lorsque l’été est chaud, comme la tomate, le concombre, le melon ou le poivron, elles ont besoin d’une température de 10 à 20°C pour germer. Un bon départ conditionne la réussite d’une culture, faute de quoi la plante reste chétive.
Installez un châssis.
Le châssis est l’embryon de la serre et on l’utilise de la même façon. Adossez-le à un mur, en l’orientant plein sud. Mieux vaut incliner légèrement le châssis de façon à ce qu’il capte bien les rayons du soleil. Recouvrez le châssis d’un couvercle transparent en polycarbonate ou en verre. Remplissez le coffre d’un mélange de terre et de terreau à parts égales. Ouvrez le vitrage par beau temps pour aérer et endurcir progressivement les plantes.
Godets, pots ou terrines?
- La terrine reste un grand classique pour faire ses semis. On y sème à la volée sur un terreau léger. Lorsque les plantules ont deux vraies feuilles, elles doivent être transplantées dans des pots.
- Le semis en godet ou en pastilles de tourbe permet d’éviter la transplantation qui peut être traumatisante pour certains légumes tels que les tomates.
- Les plaques alvéolées sont l’intermédiaire entre la terrine et le godet individuel. Chaque cellule reçoit une graine. Cette minimotte évite d’abîmer les racines au moment de la mise en pot ou en pleine terre.
Sachez lire le sachet.
- Vérifiez la date de péremption sur le sachet de graines avant l’utilisation.
- Respectez les conseils de culture mentionnés dessus.
- Soyez également attentifs aux dates conseillées pour effectuer les semis. Une variété semée au mauvais moment risque de monter en graine au cours de l’été.
Agnès
Rédigé par
Agnès Speeckaert
Agnès Speeckaert est journaliste et photographe, spécialisée dans le jardinage et les reportages de jardins. Dans sa famille, le jardinage s'est transmis de mère en fille. C'est pour aider ses copines à arranger leur jardin qu'Agnès a suivi des études d'horticulture et de paysagisme à Gembloux. Elle est aujourd'hui devenue la spécialiste du jardinage dans de nombreux magazines !
Sauvons nos pommes !
Gueule de moutons, Reinette étoilée, Belle fleur… sont quelques noms d’anciennes variétés de pommes qui ont bien failli disparaître. Savez-vous qu’au 19ème siècle, la Belgique comptait plus de 1.100 variétés différentes de pommes et de poires. Mais si en 1950, on comptait encore plus de 20.000 ha de verger hautes-tiges de production, en 1978 on en comptait plus que 800 ha ! Les primes pour l’arrachage des haies et des fruitiers ne leur ont laissé aucune chance ! Mais aujourd’hui, conscient de notre patrimoine culturel et naturel, des communes, des associations et la Région wallonne se mobilisent pour les sauver. Et à juste titre, de nombreuses espèces animales y trouvent des refuges naturels. On citera l’emblématique chouette chevêche, la plus petite chouette de notre pays, qui aime faire son nid dans les cavités des branches mortes des fruitiers et des saules têtards.
Plus d’infos sur les fruitiers et les vergers sur www.natagora.be/verger
Un petit coup de pouce pour les arbres fruitiers…
Envie d’un jardin avec des arbres fruitiers ? Alors replantez des arbres fruitiers adaptés à votre terrain. Néflier, cognassier, groseilliers seront parfaits dans les petits jardins alors que les pommiers, poiriers, cerisiers et pruniers hautes-tiges trouveront leur place dans les plus grands. Dans tous les cas, préférez des variétés anciennes adaptées à votre région !
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin en replantant des fruitiers ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo: Franck Hidvegi
Bons dans l'assiette, meilleurs dans les bois !
Panier en osier, bottines et opinel en main… voilà le drôle déguisement des mycophages du dimanche ! Si les champignons sont d’excellents comestibles, ce sont avant tout des espèces vivantes sans qui la vie comme nous la connaissons serait… impossible ! Décomposition de la matière organique et maintien de la fertilité des sols sont des fonctions essentielles que plus de 100.000 espèces dans le monde nous rendent. Mais savez-vous qu’en forêt de nombreux champignons comme les amanites, les lépiotes et les bolets s’unissent aux racines des arbres pour les aider à vivre. En fait, le champignon que vous cueillez n’est que la pointe de l’iceberg. L’essentiel du champignon se développe dans le sol sous forme de filaments blanchâtres appelés mycéliums. Alors, avant de vous ruer dessus pour les avaler… prenez le temps de les regarder et de les apprécier pour ce qu’ils sont.
Plus d’infos sur les champignons sur
http://biodiversite.wallonie.be/especes/eew/eew93/champignons.html
Un petit coup de pouce pour les champignons…
Envie d’un jardin avec des champignons ? Alors laissez-leur du bois mort. Que ce soit des tas de bûches ou de branches, des troncs au sol ou des arbres morts sur pied, tout ce bois mort favorisera non seulement les champignons mais aussi tous les animaux dépendant du bois en décomposition (scarabées, oiseaux nichant dans des cavités comme le rouge-queue…).
… le Réseau Nature est là pour vous aider !
Envie de laisser une place à la nature dans votre jardin pour y favoriser les champignons ? Alors découvrez notre projet Réseau Nature (www.reseau-nature.be ) et rejoignez les dizaines de participants qui ont déjà franchi le pas !
Rédigé par
Natagora
Natagora a pour but de protéger la nature, plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Avec un grand objectif : enrayer la dégradation de la biodiversité et reconstituer un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines.
Web : www.natagora.be
Photo: Pascal Hauteclair
Amenager un petit coin 'potager' n'est pas difficile
Voici un moyen simple et efficace à entreprendre de préférence en fin de saison, à partir du mois d'octobre, pour mettre en culture d'une façon tout à fait écologique, une parcelle de terre en friche.
Déterminez d'abord les limites de votre future parcelle.
- Fauchez ou tondez la végétation qui s'y trouve en fonction de son importance.
- Laissez les coupes sur place, sans désherber ou mettre le sol à nu.
- Rassemblez suffisamment de grandes feuilles de carton ondulé sans impression, si possible. Vous pourrez vous les procurer, soit auprès des grands magasins de meubles ou d'électroménagers qui seront très contents de s'en débarrasser (recyclable, ce carton à base de bois sera intégralement restitué au sol). Soit en parlant autour de vous dans le quartier, avant les grands ramassages de “cartons-papiers” organisés dans la commune.
- Disposez-les uniformément sur l'ensemble de la parcelle, tout en veillant a ce qu'ils se chevauchent légérement sur les bords.
- Sans plus attendre, pour eviter que les vents violents d'arrière saison n'emportent les cartons, recouvrez-les généreusement d'un tapis de compost jeune (2-3 mois) ou même du produit de broyage de branches de haire ou d'arbustes. Si vous étes pris de court, cherchez du vieux fumier pailleux dans un manège près de chez vous.
- Si vous disposez de feuilles mortes humidifiez, épandez-les comme un matelas de protection sur votre couche de compost.
La longue période hivernale va être mise à profit par tout la vie microbienne contenue dans le sol, pour tranformer le tout petit à petit en bonne terre de culture.
Le carton recouvert de compost aura étouffé les mauvaises herbes avant de pourrir à son tour, et les mottes en décomposition seront prises en charge par l'actiondes vers de terre.
Au printemps, la nature aura fait son oeuvre. Vous disposerez d'un sol meuble, prét pour vos semis et repiquages. Evacuez l'excès de compost grossier qui pourrait rester en surface. Il servira d'activateur pour démarrer un nouveau tas de compost.
Si jamais votre terre devait rester trop compacte, travaillez-la au préalable avec une fourche-béche, ou mieux encore, a la grelinette, pour aérer en profondeur sans la retourner.
Terminez le travail en égalisant le tout au rateau.
Eric Severin
Asbl Lasne Nature
