Liste des jardins
Tri par catégorie
- Un mobilier noble et durable
- Un jardin 'Nature admise' (Partie 2)
- Un jardin 'Nature admise' (Partie 1)
- Un jardin sain sans pesticides (Partie 2)
- Un jardin sain sans pesticides (Partie 1)
- Comment avoir un beau jardin sans engrais chimiques (Part 2)
- Comment avoir un beau jardin sans engrais chimiques (Part 1)
Tri par saison
Environnement & biodiversité
Un mobilier noble et durable
Nous aimons profiter du soleil, inviter des amis pour un repas en plein air, encourager les enfants à jouer au jardin... Ces diverses activités requièrent du mobilier de jardin: tables, chaises, transats, balançoires, clôtures, ainsi que différents types d’éclairages. Bon nombre de grandes surfaces proposent toute une gamme de mobilier, parfois bien coûteux. Préférable au plastique, le bois est un produit noble conçu pour durer, mais nécessite un entretien régulier.
1) Plantez une haie en alternative à la clôture
Alternatives à la clôture en béton ou en bois, les branches d’une haie dense de feuillus dissimulent très bien le jardin, tout en laissant passer la lumière et en coupant le vent. Les feuillus sont plus indiqués que les conifères qui offrent moins de nourriture aux animaux et acidifient le sol.
2) Privilégiez le bois
Le bois et le plastique sont les deux matériaux les plus courants pour la fabrication de mobilier de jardin. Le bois présente plus d’avantages: il ne fait pas appel aux dérivés du pétrole pour sa fabrication et sa durée de vie est supérieure.
3) Choisissez des essences de bois locales et résistantes
Le châtaignier, le mélèze, le chêne sont des essences adaptées pour les terrasses et le mobilier de jardin. L’utilisation de matériaux de provenance locale permet d’éviter les transports polluants et importants consommateurs d’énergie, mais aussi de créer et préserver l’emploi local.
4) Préférez les meubles en bois labellisé « qualité environnementale » FSC
La certification FSC offre la garantie que la forêt dont il provient est gérée de manière durable. En pratique, le label visible sur le bois garantit le contrôle de la chaîne de transformation, de la forêt au produit fini, partout dans le monde. Cependant, mieux vaut se passer des bois exotiques qui nécessitent un transport coûteux et polluant. Beaucoup d’espèces exotiques sont très résistantes mais 99% des espèces sont coupées au détriment des forêts tropicales (voir aussi l’encadré ci-après).
5) Utilisez des matériaux recyclés ou de récupération
Chinez dans les brocantes, des magasins de seconde main ou surfez sur des sites Internet de troc ou de revente. Ces meubles de réutilisation sont souvent en très bon état et beaucoup moins chers que des neufs. Ils peuvent constituer un mobilier de jardin original et évitent une production inutile.
6) Traitez le bois avec des produits naturels
Si vous devez traiter la surface du bois contre les intempéries, les parasites, les rayons du soleil, la saleté ou pour éviter qu’il ne prenne une teinte «grisâtre», optez pour un traitement naturel. Vous pouvez l’imprégner d’huile naturelle dure (huile de lin), facile à appliquer. Cependant, pour résister à la salissure, il faut compléter le traitement à la cire (cires balsamiques dures ou liquides à base de cire d’abeille et de cire végétale) qui comblera les fissures du bois.
7) Utilisez un éclairage photovoltaïque
Vous pouvez utiliser un éclairage photovoltaïque pour éclairer votre jardin. Economique et écologique, la lampe de jardin solaire est équipée d’un capteur (ou panneau solaire) qui lui permet d’emmagasiner de l’énergie solaire tout au long de la journée. Cette énergie charge une batterie photovoltaïque, qui alimente la lampe pendant 8 à 15 h à une tension de 1,2 V.
Texte et conseils de Bruxelles Environnement
Un jardin 'Nature admise' (Partie 2)
Chaque jour, des espèces disparaissent de la surface de la Terre et d’autres sont fortement menacées. Dans une Région urbanisée comme Bruxelles, la biodiversité est soumise à de fortes pressions. Nos jardins, balcons, terrasses, façades, toitures sont des éléments du maillage vert dans la ville : ils peuvent servir d’abri et de relais à la faune et la flore, et donc participer à défendre la nature en ville. Voici la suite de l'article précédent (point 1 à 8).
9) Accueillez ce qui pousse naturellement
Les graines disséminées par le vent, les oiseaux ou les insectes germent spontanément dans nos jardins si on leur en laisse l’occasion. Difficile d’entrevoir ce que va devenir une jeune plante sauvage en début de développement. Avant de la considérer comme une mauvaise herbe et de l’arracher, observez sa croissance. Elle donnera probablement de jolies fleurs… De même, il est inutile de contrarier la nature en voulant à tout prix que certaines espèces s’implantent à un endroit donné du jardin.
10) Plantez des végétaux indigènes
Vous favoriserez ainsi le bon fonctionnement de l’écosystème local. Les plantes indigènes (qui poussent à l’état sauvage dans la région) sont en relation étroite avec le milieu animal qui les entoure. Les insectes s’en nourrissent et attirent à leur tourµles oiseaux ou les petits mammifères. Une grande diversité d’espèces végétales indigènes attire donc une grande diversité d’espèces animales, se nourrissant les uns des autres. Les plantes sauvages sont aussi plus résistantes face aux maladies et parasites et ne nécessitent pas d’engrais.
11) Choisissez des plantes à nectar et à baies
Les fleurs nectarifères (produisant du nectar) attirent les insectes pollinisateurs (qui transportent le pollen).
Pensez par exemple à la jonquille, à la vipérine, au pissenlit, à la reine-des-prés… Les plantes ou arbustes qui donnent des baies régalent les oiseaux (cassis, groseillier, sureau, sorbier, …). Pour avoir des fleurs en toutes saisons, cultivez des plantes à floraison précoce (bulbeuses, crucifères,…) et à floraison tardive (légumineuses,…).
12) Evitez les plantes exotiques
De nombreux Bruxellois aiment acheter et introduire des plantes étrangères, voire en rapporter de leurs voyages lointains. Un certain nombre de plantes exotiques sont invasives et présentent des risques: elles déstabilisent notre écosystème et sont d’autant plus envahissantes qu’elles ne trouvent pas de prédateurs ou de parasites naturels dans le milieu où elles ont été introduites. Elles peuvent donc parfois constituer une menace pour la biodiversité indigène.
13) Informez-vous sur la toxicité de certaines plantes
Il n’y a pas davantage de plantes toxiques parmi celles qui poussent naturellement que parmi celles que l’on achète chez un horticulteur et que l’on plante soi-même. Toutefois, renseignez-vous et ne plantez pas les comestibles à côté des toxiques. Vous-même et surtout vos enfants pourraient ne plus faire la différence…
14) Préférez les plantes vivaces
Tandis que les plantes annuelles doivent être remplacées chaque année, les vivaces se maintiennent et continuent à se développer dans le temps. Elles refleurissent chaque année sans qu’il soit nécessaire d’en replanter. Parmi les plus connues : le muguet, le géranium, la primevère, la véronique, etc.
15) Verdurisez votre façade
Installez des plantes grimpantes adaptées à notre climat. Il suffit de leur réserver une petite surface de terre à la base de votre façade en retirant une ou deux dalles du pavement (avec l’accord de la commune, et du propriétaire si vous êtes locataire). Pour les murs un peu dégradés, préférez des plantes grimpantes « inoffensives » - comme le chèvrefeuille ou la vigne vierge - à celles à crampons – comme le lierre - qui risquent d’abîmer davantage les joints de ciment.
16) Accueillez la nature aux balcons
Pensez aussi à planter en pots ou jardinières sur vos appuis de fenêtre, terrasses et balcons. Choisissez les variétés de plantes selon l’ensoleillement de votre façade. Même à l’ombre, nombre d’entre elles s’y plaisent. Choisissez des espèces résistantes et préférez les vivaces, qui repoussent chaque année, aux annuelles qu’il faut replanter. Outre l’aspect esthétique, vous connaîtrez les joies du jardinage sans jardin, créerez un espace agréable pour les oiseaux et papillons et assurerez un peu de fraîcheur en été.
Texte et conseils de Bruxelles Environnement
Un jardin 'Nature admise' (Partie 1)
Chaque jour, des espèces disparaissent de la surface de la Terre et d’autres sont fortement menacées. Dans une Région urbanisée comme Bruxelles, la biodiversité est soumise à de fortes pressions. Nos jardins, balcons, terrasses, façades, toitures sont des éléments du maillage vert dans la ville : ils peuvent servir d’abri et de relais à la faune et la flore, et donc participer à défendre la nature en ville.
Laisser une place à la nature spontanée. Laisser la nature agir, ce n’est pas se retrouver avec un jardin « forêt vierge ». Au contraire : c’est une occasion de redécouvrir des plantes méconnues et superbes ! Il est possible de faire harmonieusement cohabiter un coin nature et un espace plus aménagé.
1) Privilégiez la végétation par rapport à des revêtements durs
Aux abords de votre maison, préférez des haies, plates-bandes ou parterres fleuris favorisant la pénétration de l’eau dans le sol en cas de fortes pluies, aux chapes bétonnées et cours pavées.
2)/ Gardez des recoins pour la faune…
Si vous aimez profiter d’un espace vert plus contrôlé aux abords de la maison, laissez un milieu sauvage se développer dans une partie plus reculée ou moins accessible du jardin. Orties, ronces, fleurs sauvages y accueilleront de nombreuses espèces de papillons et d’autres insectes. Dans la mesure du possible, installez une haie d’espèces indigènes (aubépine, charme, ..). Un tas de feuilles mortes, un paillis, quelques bûches ou une souche abriteront le hérisson, le rouge-gorge, des champignons, mousses et insectes qui participent à la fabrication de l’humus.
3) …ou construisez des abris artificiels
Trous dans des murs, troncs creux d’un vieil arbre, encoignures de tout ordre feront le bonheur de chauves-souris et d’oiseaux adaptés à l’habitat humain (moineaux, mésanges, etc.). Mais les cavités naturelles sont parfois rares. Dans ce cas, rien ne vous empêche de construire des nichoirs et de les suspendre à au moins 2,50 m du sol (à distance des prédateurs). Dès lors que vos hôtes auront pris possession de ces refuges, il ne faudra plus les déranger…
4) Préservez et restaurez des habitats naturels pour les animaux
Bosquets, arbustes, haies offrent nectar, fruits, graines et abris à beaucoup d’animaux. Favorisez un mélange d’espèces indigènes aux couleurs changeantes en fonction des saisons… Un plaisir pour les yeux et pour les animaux. Privilégiez des espèces végétales de chez nous comme le noisetier, l’aubépine, le charme ou l’érable champêtre.
5) Transformez une partie de la pelouse en prairie fleurie
Si la surface de votre jardin le permet, et si celui-ci est bien ensoleillé, laissez-y s’exprimer une prairie «sauvage» où fleurs et plantes indigènes pousseront spontanément. Ce type d’espace demande moins d’entretien, et son esthétique s’intègre parfaitement au milieu citadin. Plus le terrain est pauvre, plus la prairie fleurie sera riche en espèces. Evitez d’acheter des mélanges de semences pour prairies tout prêts, ils sont rarement adaptés au terrain. Soyez surtout patient, la diversité s’installera d’année en année si vous conservez un rythme de fauche constant. Avec deux fauches par an (juin et septembre), les plantes de ce « pré fleuri » auront le temps de produire graines et fruits et d’attirer de nombreux papillons et autres insectes butineurs.
6) Aménagez un monticule de pierres
Dans un coin du jardin, un muret ou un monticule de pierres représente un biotope (milieu de vie des animaux et végétaux) miniature. Grâce à ses interstices, il donne abri à des animaux comme les crapauds, musaraignes, insectes. Des mousses,
fougères et autres petites plantes (sedum) y apparaîtront progressivement.
7) Nourrissez les oiseaux par grand froid
En nos régions tempérées, les oiseaux trouvent la plupart du temps une nourriture variée dans nos parcs et jardins. Mais lors d’hivers rigoureux, graines et fruits secs feront leur bonheur, dans une mangeoire avec un toit. Il faut en effet éviter que la nourriture ne s’humidifie et pourrisse. N’oubliez pas l’eau (été comme hiver), dans un récipient peu profond et changez-la régulièrement par temps de gel. Veillez à ce que le récipient soit hors de portée des chats.
8) Installez une mare naturelle
Si la place et l’ensoleillement de votre jardin le permettent, une mare naturelle, à l’écart des grands arbres, attirera libellules et autres insectes. Peut être aussi des batraciens si elle est bien ensoleillée, entourée de berges en pente douce garnies de plantes de marais et dépourvue de poissons, tortues ou canards. Une zone d’une profondeur d’au moins 1 mètre est également nécessaire. N’y introduisez aucun animal (ils viendront spontanément), mais bien un petit nombre de plantes indigènes aquatiques et de milieux humides. Régulez les populations d’algues si elles prolifèrent.
Texte et conseils de Bruxelles Environnement
Un jardin sain sans pesticides (Partie 2)
Voici la suite de notre premier article.
Nous vous avons parlé de comment faire pour avoir un beau jardin sans pesticdes. Diversifier vos plantations, planter des couvre-sol, de ne pas chasser automatiquement les mauvaises herbes, de retirer manuellement la végétation indésirable, de nettoyer le sol quand cela s’avère utile et de tailler si nécessaire.
Voici les points suivants (de 7 à 12), accompagnés de quelques bonnes recettes pour votre jardin.
7) N’éliminez pas systématiquement les insectes « dérangeants »
Une multitude d’insectes et d’araignées vous sont peut-être désagréables mais participent à la biodiversité, à la pollinisation et servent de nourriture aux oiseaux. De plus, la majorité des araignées ne piquent pas, de même que de nombreux insectes,comme les faux bourdons ou abeilles mâles, les syrphes, coléoptères, libellules, papillons.
8) Placez des pièges ou des barrières contre mouches et limaces
Contre les limaces, utilisez comme pièges des gouttières remplies d’eau, des bouteilles en plastique coupées en deux autour des semis. Vous pouvez aussi placer des planches ou des pelures d’agrumes disposées sur la terre : les limaces s’y installent par dessous et vous pouvez les ramasser régulièrement. Contre les mouches, utilisez des filets spéciaux (à mailles fines pour éviter que les oiseaux s’y trouvent coincés) qui sont une bonne parade, notamment pour protéger carottes et choux.
9) Favorisez la présence d’animaux insectivores
• Mésanges, fauvettes, pics, rouges-gorges et bien d’autres oiseaux sont des insectivores très efficaces. Ils seront attirés dans votre jardin s’ils y trouvent une variété d’arbres et d’arbustes ou, pour certains, des nichoirs.
• Grenouilles, crapauds, tritons,… vous débarrassent des vers, mouches et petites limaces dans les zones plus humides. Ils éliront domicile dans une mare naturelle et s’abriteront sous un vieux tas de bois ou de pierres.
• Dans certains quartiers verts et avec peu de trafic, il est possible d’accueillir des hérissons. Ils se nourrissent d’une quantité considérable de limaces et d’escargots. Aménagez-leur un abri sous un tas de branchages et de feuilles mortes.
• La chauve-souris chasse des insectes en été, parfois des araignées. Ménagez-lui un gîte. Une brochure sur ce sujet existe à Bruxelles Environnement : 02/775 75 75.
10) Comptez sur les insectes prédateurs de parasites
• Les coccinelles et leurs larves dévorent pucerons et cochenilles.
• Les syrphes sont d’actifs pollinisateurs et leurs larves sont de grosses dévoreuses de pucerons
et autres parasites. Pour les attirer dans votre jardin, il existe différents modèles d’abris, par exemple un bloc de bois percé de trous.
• Les forficules ou « perce-oreilles » avalent larves, œufs d’insectes, pucerons et petites araignées rouges.
11) Cultivez des plantes efficaces contre les indésirables
Certaines plantes, souvent à odeur forte, éloignent les «pestes» ou les attirent à elles et peuvent donc les détourner des autres plantes.
12) Utilisez des préparations «maison» à base de plantes
Si la prolifération de parasites ou d’insectes indésirables devient préoccupante, utilisez des préparations « maison » comme des macérations de végétaux (ortie, prêle, tanaisie, ...) qui ne sont pas nocives pour l’environnement.
Recettes:
Limaces : plongez 500 grammes de feuilles fraîches de rhubarbe dans 5 litres d’eau bouillante. Portez à ébullition et éteignez le feu. Laissez infuser au moins 24 heures et pulvérisez le liquide non dilué.
Pucerons : faites macérer 1 kg d’orties dans 10 litres d’eau de pluie pendant 3 jours. Diluez le purin obtenu dans 10 litres d’eau de pluie. Pulvérisez ou arrosez-en vos plantes attaquées par les pucerons.
Vermine et champignons (oïdium, mildiou, armillaire) : laissez macérer dans 10 litres d’eau de pluie 300 grammes de feuilles fraîches de tanaisie pendant 5 à 6 jours. Filtrez le purin obtenu et diluez-le dans 2 litres d’eau. Pulvérisez sur les plantes. Autre recette : laissez macérer pendant 24 heures 100 grammes de feuilles de prêle dans 3 litres d’eau. Faites bouillir la décoction pendant 20 minutes. Laissez refroidir et pulvérisez sur les plantes.
Texte et conseils de Bruxelles Environnement
Un jardin sain sans pesticides (Partie 1)
Pour protéger ses plantations et son potager, le jardinier pense trop vite à recourir aux pesticides (herbicides, fongicides, insecticides, raticides, etc.). Or, leur usage entraîne de lourdes conséquences pour l’environnement. Ils appauvrissent la diversité biologique et sont dangereux pour les usagers eux-mêmes. Et il existe de nombreux moyens naturels pour s’en passer.
Point 1 à 6:
1) Diversifiez vos plantations
Vous diminuerez les risques de maladies en cultivant un grand choix d’espèces et de variétés, notamment en laissant se développer différentes plantes sauvages : elles ne seront pas toutes attaquées par le même parasite. Vous faciliterez aussi l’arrivée de prédateurs naturels pouvant freiner sinon enrayer sa prolifération.
2) Plantez des couvre-sol
Pour éviter le développement d’herbes indésirables, utilisez des plantes couvre-sol. La petite pervenche, par exemple, donne un épais tapis vert et bleu. Certains géraniums constituent également une bonne couverture du sol.
3) Ne chassez pas systématiquement la « mauvaise » herbe
Ne chassez pas la moindre mauvaise herbe: c’est une lutte sans fin. Elles ont toutes une utilité, mais certaines ne correspondent pas aux goûts esthétiques du jardinier. Si vous voulez les contrôler du côté du potager ou d’un parterre bien ordonné, laissez-les s’épanouir dans d’autres zones du jardin. Certaines sont parfois comestibles. Au printemps, par exemple, les pissenlits sont délicieux en salade.
4) Retirez manuellement la végétation indésirable
Pour des petites surfaces de parterres fleuris, les trottoirs, les potagers, optez pour le désherbage manuel avec une binette.
5) Nettoyez le sol quand cela s’avère utile
Lorsque les plantes sont saines, il est conseillé de laisser au sol les débris végétaux qui enrichissent alors le sol naturellement. Mais lorsqu’on se trouve en présence de parasites, un ramassage régulier des débris végétaux contaminés au pied des arbres et arbustes malades peut limiter grandement certaines infections.
6) Taillez si nécessaire
Quand une plante est attaquée, essayez d’abord d’enlever les insectes manuellement : coupez les parties colonisées par les pucerons en automne de façon à réduire la quantité d’œufs qui hivernent sur les jeunes branches ; coupez les parties fortes atteintes de la plante envahie de moisissures et autres champignons. Ne les compostez pas pour éviter la contamination dans tout le jardin.
Texte et conseils de Bruxelles Environnement
Comment avoir un beau jardin sans engrais chimiques (Part 2)
Suite de l'article de Bruxelles Environnement pour avoir un beau jardin sans engrais chimiques. Il y a quelques règles simples à respecter !
Comment ? (Étapes de 6 à 10)
6/ Ameublissez le sol
Une terre bien préparée permet de mélanger le compost, d’éliminer les herbes indésirables et ensuite de planter. Cette préparation évite une grande part d’interventions chimiques inutiles et néfastes à l’environnement. Ameublir le sol consiste à le « travailler » sans le retourner en profondeur. Choisissez une grelinette (ou fourche à bêcher), grâce à laquelle la terre est aérée sans être retournée violemment, ce qui nuit à son activité biologique.
7/ N’achetez pas de terreau avec tourbe
Les lieux marécageux où on la prélève comme engrais sont fortement endommagés par cette exploitation. La tourbe se constitue très lentement par fermentation, à raison d’1 mm d’épaisseur par an : on ne peut donc pas la considérer comme une ressource renouvelable. Vérifiez sur l’emballage que le terreau que vous achetez ne contient pas de tourbe (certains bénéficient d’ailleurs du label écologique européen pour cette raison).
8/ Bannissez tout engrais chimique
Un certain nombre d’engrais chimiques contiennent des métaux lourds, comme du plomb, du mercure ou du cadmium. Transmis aux végétaux, ils peuvent contaminer l’ensemble de la chaîne alimentaire. De plus, les procédés industriels de production d’engrais chimiques consomment énormément d’énergie non renouvelable. Méfiez-vous particulièrement des produits « miracles » qui promettent une pousse spectaculaire : ils épuisent ou fragilisent les plantes et leur durée de vie en est réduite.
9/ Favorisez les engrais verts
Si le meilleur engrais naturel est le compost « maison », il est aussi intéressant de cultiver des plantes qui permettent ’améliorer la qualité et la fertilité du sol. On les appelle « engrais verts » car elles peuvent fixer l’azote de l’air, absorber les nitrates, produire l’humus et étouffer les herbes indésirables. Ainsi le trèfle, le pois, la moutarde, le colza ont ces propriétés.
10/ Apprivoisez les mousses
Les mousses peuvent être décoratives dans certaines parties de notre jardin. Elles sont aussi très utiles, par exemple pour la construction de nids de nombreux oiseaux de chez nous. Cependant, si vous souhaitez une pelouse sans mousse, n’utilisez pas de produits anti-mousse. Saupoudrez la surface avec du compost, scarifiez le sol et évitez de tondre trop ras.
Texte et conseils de Bruxelles Environnement
Comment avoir un beau jardin sans engrais chimiques (Part 1)
Si nous aimons tant nos jardins, balcons, terrasses et les espaces verts…c’est parce qu'ils nous permettent, même en ville, de retrouver le contact avec les éléments naturels: l’air, l’eau, les végétaux, les animaux. En réalité, nous avons besoin de nature comme d’oxygène.
Nous avons toujours envie de voir pousser vite et bien ce que nous plantons. Avec la certitude d’avoir un résultat à la hauteur de notre attente d’accélérer le mouvement en utilisant des engrais en vente dans le commerce. Or, l’apport d’engrais (particulièrement les engrais chimiques) peut nuire à l’environnement et à notre santé. De plus, leur usage est bien souvent inutile, à condition de respecter quelques règles simples. Et de prendre plaisir à observer comment la nature agit.
Comment ? (Etapes de 1 à 5)
1/ Observez la nature en action
En laissant pousser naturellement la végétation dans certains endroits de votre jardin et en observant ce qui s’y développe, vous découvrirez ce que votre sol produit sans aucune intervention extérieure. La palette des plantes qui se développent dans un jardin peut donner une bonne indication des conditions de sol sur place. A Bruxelles, les sols d’origine sont essentiellement sablo-limoneux et sablo-argileux, mais la plupart ont été remaniés, cultivés, exploités et il arrive qu’on observe tous ces mélanges dans un seul jardin.
2/ Choisissez les bonnes plantes
Vous appréciez les plantes sauvages mais vous souhaitez apporter votre touche personnelle à votre jardin ? Rien de plus normal : cela fait partie du plaisir du jardinage. En lisant des ouvrages spécialisés ou en consultant un pépiniériste, choisissez des espèces et des variétés adaptées aux conditions existantes de votre jardin. La digitale poussera volontiers dans une terre plutôt acide, tandis que vous planterez de la lavande, des aubépines dans un terrain calcaire, par exemple.
3/ Faites confiance aux plantes locales
Si une plante dépérit, c’est probablement qu’elle n’est pas à sa place dans votre sol : modifier la nature de celui-ci n’apportera pas une solution durable. Mieux vaut choisir une autre espèce qui s’y développera mieux. De manière générale, préférez des espèces locales à des plantes exotiques. Bien adaptées à notre climat et aux animaux d’ici, les plantes locales n’ont pas besoin d’engrais si elles bénéficient d’un sol normalement fertile et d’un bon ensoleillement. Elles résistent bien aux contraintes de leur milieu naturel et le jardinier n’a qu’à limiter leur développement si nécessaire.
4/ Nourrissez votre sol de matières organiques
La meilleure manière de fertiliser votre sol est d’y répandre du compost. Cet apport doit se limiter à la période de plantation des fruitiers (décembre, janvier et février) et au sol du potager. Vous pouvez placer le compost en couronne au pied de l’arbre ou le mélanger avec le terreau dans le trou de plantation. Vous pouvez facilement produire votre propre compost à partir de déchets de cuisine et de jardin
5/ Laissez agir l’enrichissement naturel
On l’oublie souvent : la nature est bien faite ! Herbes coupées, feuilles mortes, épines, paille, écorces, déjections d’animaux qui se décomposent favorisent le travail des micro-organismes et apportent un enrichissement naturel à votre sol. Or, nous enlevons souvent ces éléments de nos jardins... Ne faites donc pas la chasse systématique à tous ces fertilisants spontanés. De plus, ces déchets naturels protègent le sol contre l’érosion et le gel en hiver.
Texte et conseils de Bruxelles Environnement